20/08/2025
*Une nomination à deux chaires bloquée, un bachelier tué : le prix du mépris d’État*
La mort tragique de Zamy Wanderson, jeune bachelier de 19 ans et espoir du basketball haïtien, résonne comme un symbole cruel de l’irresponsabilité d’un État absent. Atteint mortellement par b***e lors d’un sit-in de professeurs stagiaires à Delmas 83, Zamy a été fauché en pleine jeunesse, au moment même où il rêvait d’un avenir fait de passion, de sport et d’engagement positif sur les réseaux sociaux. Que vaut une vie dans un pays où un simple geste de protestation pour la dignité des enseignants peut se solder par la mort d’un jeune garçon ?
L’implication directe d’un agent de sécurité du ministère de l’Éducation Nationale dans ce drame est une insulte à la nation. Comment une institution censée protéger l’avenir des jeunes en arrive-t-elle à provoquer la mort de l’un des siens ? Depuis plus de deux ans, les enseignants stagiaires dénoncent leur abandon, privés de nomination, de salaire, de carte de débit et de reconnaissance. Face à leurs cris, l’État a opposé l’indifférence, préférant réprimer plutôt qu’écouter. L’assassinat de Zamy devient ainsi non seulement une bavure, mais la conséquence directe d’une politique d’oubli et de mépris envers le savoir et l’avenir.
Le contraste est révoltant : quand il s’agit de financer des fêtes patronales ou de faire défiler des bandes à pied pour un officiel inutile, l’État trouve des centaines de millions de gourdes. Mais lorsqu’il s’agit d’assurer la dignité de ses enseignants ou de protéger la jeunesse, il n’y a ni budget, ni urgence. La mort de Zamy illustre ce désordre : un jeune qui aurait pu devenir étudiant, professeur, basketteur ou influenceur positif est sacrifié sur l’autel d’un système éducatif bancal et d’un État irresponsable. Quelle leçon les jeunes Haïtiens peuvent-ils tirer d’un tel pays, si ce n’est que leurs vies valent moins qu’un programme de festivités ? Mesdames et messieurs les autorités, ce jeune homme, le symbol