08/05/2026
PREMIER MAI : MOBILISATION DES TRAVAILLEURS DU MONDE ENTIER
Vendredi 1er mai, des mobilisations de travailleurs dans plus d’une centaine de pays ont marqué cette journée historique de lutte pour le droit des travailleurs de vivre dignement et contre l’exploitation capitaliste.
En cette occasion de journée internationale de luttes, des manifestations se sont déroulées partout dans le monde, de l’Asie à l’Amérique, en passant par l’Afrique et l’Europe. Presque partout où il y a des travailleurs qui vendent leur force de travail contre un salaire, ce premier mai a été célébré dans la tradition de luttes qu’il symbolise depuis 1886, l’année où la classe ouvrière américaine a lancé les luttes pour les huit heures.
C’est en l’honneur de cette journée tragique au cours de laquelle plusieurs ouvriers américains ont été tués lors des affrontements avec la police que les dirigeants de la Deuxième Internationale l’avaient choisie en 1889 comme journée de mobilisation internationale.
Cette année, comme c’est le cas depuis une demi-douzaine d’années, le premier mai est célébré dans un contexte dominé par les guerres et le militarisme, un contexte marqué par la dégradation des conditions de vie des masses exploitées et le durcissement des régimes bourgeois.
En France, les cortèges des diverses organisations syndicales ont dénoncé, dans plusieurs villes, le projet de loi du gouvernement visant à faire du premier mai un jour ouvrable.
En Grèce et en Italie, les travailleurs se sont mobilisés contre la politique anti-ouvrière des dirigeants d’extrême droite. En Turquie, la répression gouvernementale contre les manifestations a été telle qu’environ 576 personnes ont été arrêtées.
En Corée du Sud, aux Philippines et au Bangladesh, les foules de travailleurs, drapeaux rouges à la main, ont défendu leurs droits.
Et en Haïti, malgré la dictature des gangs, les travailleurs se sont rassemblés devant le parc industriel SONAPI pour écouter les messages du porte-parole de l’OTR et de la centrale syndicale SOTA. Puis s’est déroulée une manifestation au cours de laquelle ils ont mis en avant leurs deux principales revendications, défendues depuis le 13 avril 2026.
Dans un contexte de montée du nationalisme, de la xénophobie et du racisme visant à diviser les travailleurs, les mobilisations du premier mai prouvent que la classe ouvrière est internationale et transcende toutes les frontières.■