26/01/2026
POSITION FERME DU COJEPDESS FACE À LA CRISE AU SOMMET DE L’ÉTAT
Port-au-Prince, le 26 Janvier 2026.Haïti —
Le Collectif des Organisations de Jeunes Engagés pour la Paix, la Démocratie, la Stabilité et la Souveraineté (COJEPDESS) élève une voix claire, ferme et responsable face au déchirement public qui oppose des membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) au Premier ministre, Monsieur Alix Didier Fils-Aimé.
À un moment où la Nation est à genoux — étouffée par l’insécurité, la misère et l’effondrement des institutions — ces luttes internes sont inacceptables. Elles constituent une trahison morale de la mission de transition et un mépris dangereux envers un peuple déjà durement éprouvé.
Le COJEPDESS exige la fin immédiate des querelles publiques, des calculs politiciens et des affrontements d’ego. L’heure est trop grave pour les jeux de pouvoir. L’État ne peut pas être l’otage de divisions irresponsables.
Nous lançons un appel ferme au calme, mais surtout à la responsabilité historique. Les membres du CPT et le Premier ministre ont le devoir de se ressaisir, de rétablir un cadre de dialogue sérieux et de travailler sans délai à un consensus national solide, seul capable de garantir la continuité de l’État et d’éviter un nouvel effondrement institutionnel.
La jeunesse haïtienne est catégorique : le 7 février 2026 doit être respecté. Cette échéance n’est ni négociable ni manipulable. Toute tentative de blocage, de confusion ou de prolongation déguisée de la transition serait perçue comme une provocation politique aux conséquences imprévisibles.
Le COJEPDESS rappelle que la transition n’est pas une récompense, mais une mission de sauvetage national. Ceux qui ne sont pas capables de s’élever au niveau de cette responsabilité doivent avoir le courage de se retirer.
La jeunesse haïtienne refuse d’être spectatrice du naufrage.
Elle choisit la paix, mais elle exige la cohérence.
Elle respecte les institutions, mais elle réclame des dirigeants à la hauteur de l’Histoire.
Pour le COJEPDESS,
La jeunesse parle. La Nation doit être servie.