Union Valdôtaine

Union Valdôtaine Fondée le 13 septembre 1945 pour « promouvoir et défendre les intérêts de la Vallée d'Aoste, grouper dans une famille toutes les forces du terroir. »

Notre Mouvement vit le jour le 13 septembre 1945, au lendemain de la promulgation des "Décrets du Lieutenant du Royaume". Ces documents, approuvés par le gouvernement présidé par Ferruccio Parri le 8 août de la même année et présentés à l'Hôtel de ville d'Aoste dix-huit jours après, introduisaient les premiers éléments d'une organisation autonome pour notre Vallée. Pour l'Union Valdôtaine le pouvo

ir d'autogouvernement attribué à la Région par ces deux actes était trop faible et sa ligne était claire: seulement une garantie internationale aurait pu sauvegarder efficacement les droits des valdôtains. Et c'est bien la défense du caractère ethnique et linguistique tout à fait particulier de notre communauté qui a toujours caractérisé notre Mouvement. L'Union Valdôtaine rassembla au début de son activité des autonomistes de toutes tendances politiques, qui se rattachaient à l'idéal du martyr de la résistance valdôtaine Emile Chanoux. Les membres de son Comité provisoire étaient en effet: Albert Deffeyes, Lino Binel, Paul-Alphonse Farinet, Ernest Page, Victor Rosset, Mgr Joconde Stévenin, Robert Berton, Amédée Berthod, Félix Ollietti, Séverin Caveri, Maria Ida Viglino, Flavien Arbaney et Aimé Berthet. Une année après, le 18 juillet 1946 pour la précision, l'Union se donna ses premiers organes de direction régulièrement élus. Le premier président du Mouvement fut Séverin Caveri, Albert Deffeyes fut son adjoint. Dans celle période des imposantes manifestations populaires furent organisées par l'Union Valdôtaine à Pont-Saint-Martin, à Morgex et à Aoste, afin de soutenir les revendications valdôtaines. Au cours des décennies qui ont scandé l’histoire de l’autonomie de la Vallée d’Aoste, l’Union Valdôtaine a joué un rôle déterminant dans l’évolution politique, sociale, économique et culturelle de la région. Grâce à l'action de ses parlementaires et des gouvernements régionaux à dominante autonomiste, la Vallée d'Aoste obtient enfin que l'Etat approuve, pendant ce dernier quart de siècle, les normes d'application du Statut spécial et notamment les lois de répartition fiscale, qui assurent la possibilité de développer une action efficace dans les différents domaines de la vie économique et sociale de la Vallée. La Valle d'Aoste a changé de visage. L'agriculture et l’industrie ne sont plus les activités dominantes; à la crise de la sidérurgie on a répondu par l'installation de petites entreprises très diversifiées, spécialisées dans les secteurs d'avant-garde. L'agriculture aussi, pour dépasser la crise des années 1960 et remédier au phénomène du dépeuplement de la montagne, s’est spécialisée, visant la qualité de la production. Le développement extraordinaire du secteur tertiaire, lié au tourisme et aux services, a créé un grand nombre de nouveaux emplois. Région historiquement ouverte aux échanges internationaux, la Vallée d'Aoste a aujourd'hui une population qui se rattache à trois cultures différentes: la française, l'allemande et l'italienne, qui coexistent dans un rare climat de respect réciproque. C'est une situation privilégiée, dont les Valdôtains et notamment les jeunes doivent savoir profiter avec intelligence et ouverture d'esprit. Le rôle de l’Union Valdôtaine est de garder le meilleur de ce que nos ancêtres nous ont légué, tout en relevant les nouveaux défis de la modernité : c’est ce qu’elle a fait jusqu’à présent et ce qu’elle s’engage à faire à l’avenir, pour continuer à mériter la confiance des Valdôtains.

  🗞 Aux racines du régionalisme catholique valdôtainEn Vallée d’Aoste, le régionalisme catholique ne fut pas seulement u...
05/09/2026


🗞 Aux racines du régionalisme catholique valdôtain

En Vallée d’Aoste, le régionalisme catholique ne fut pas seulement une doctrine politique : il naquit d’une conception de la société fondée sur la dignité de la personne, la valeur des communautés et le bien commun.
Trois des seize fondateurs de l’Union Valdôtaine, les chanoines Jean-Joconde Stévenin, Joseph Bréan et Charles Bovard, en incarnent une expression très significative.
Stévenin en fut l’un des précurseurs. Figure majeure du catholicisme social valdôtain, il associa l’action pastorale à un engagement concret, favorisant caisses rurales, coopératives et formes de solidarité renforçant les communautés locales. Son régionalisme concevait l’autonomie comme la reconnaissance de la capacité d’une communauté à gouverner ses intérêts. En mai 1945, son projet de Statut prévoyait de larges pouvoirs pour la Vallée d’Aoste, la parité des langues française et italienne ainsi que la propriété régionale des eaux publiques et des richesses du sous-sol.
Avec Joseph Bréan, cette pensée acquit une dimension plus doctrinale. Dans Civilisation alpestre, il voyait dans le christianisme une force capable d’unir sans effacer les identités. Il défendait une « organisation fédérative » fondée sur « le respect de la dignité humaine et des particularismes de chaque communauté ». L’autonomie devenait ainsi l’expression politique d’un principe chrétien : l’homme ne vit pas isolé, mais au sein de communautés qui doivent être respectées, responsabilisées et libres de déterminer leur avenir.
Charles Bovard, proche de Bréan et de Chanoux, s’inscrit dans cette même saison intellectuelle et civique. Son engagement dans la Résistance et dans la défense de l’identité valdôtaine témoigne d’un autonomisme où culture, foi, justice sociale et liberté collective pouvaient se rejoindre.
Le 13 septembre 1945, Stévenin, Bréan et Bovard apportèrent ainsi à la naissance de l’Union Valdôtaine une tradition précise : celle d’un régionalisme qui ne sépare pas l’autonomie de la personne, la liberté de la responsabilité, l’identité de l’ouverture. Une pensée qui demeure l’une des racines profondes du fédéralisme valdôtain.

Rendez-vous /ANNIVERSAIRE DE NOTRE MOUVEMENT📌 DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 2026Introd - église paroissiale, château et parcChaq...
04/09/2026

Rendez-vous /
ANNIVERSAIRE DE NOTRE MOUVEMENT
📌 DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 2026
Introd - église paroissiale, château et parc

Chaque année, l’anniversaire du Mouvement devient ainsi l’occasion de se retrouver dans le souvenir de celles et ceux qui nous ont précédés et qui, par leur engagement, ont contribué à construire notre histoire commune.�
Célébrer cet anniversaire, c’est donc honorer une mémoire, mais aussi renouveler une responsabilité envers l’avenir de la Vallée d’Aoste.

Église paroissiale /
11h30
Messe commémorative présidée par le curé, abbé Daniele Borbey, en mémoire des fondateurs de l’Union Valdôtaine, de Corrado Gex, dont nous commémorons cette année le 60ᵉ anniversaire de la disparition, ainsi que de tous les Unionistes qui nous ont précédés.

Château et parc /
à l’issue de la messe�
Visite libre du Château et de son parc, ainsi que de l’exposition consacrée à l’artisanat valdôtain dans la chapelle du Saint-Suaire.
Dans le parc, un moment convivial réunira les participants dans un esprit de rencontre, de partage et d’amitié, pour prolonger ensemble cette journée d’anniversaire et renouveler l’attachement à notre Mouvement.

📷 Torgnon : le plaisir de se retrouverDans une société où tout s’accélère, où les obligations et les préoccupations occu...
31/08/2026

📷 Torgnon : le plaisir de se retrouver
Dans une société où tout s’accélère, où les obligations et les préoccupations occupent souvent toute la place, ces moments nous ramènent à une dimension essentielle : celle du lien humain.
➡️ Découvrez la galerie complète dans l’article.

L’été touche doucement à sa fin. Les Valdôtains qui avaient choisi d’autres horizons pour quelques jours de repos regagnent la Vallée, tandis que se profile la rentrée scolaire du 10 septembre. Peu à peu, chacun retrouve ses habitudes et notre Vallée reprend son rythme quotidien.Avant de...

  🗞 La durabilité, un équilibre à retrouverLa durabilité est devenue un mot que l’on répète sans toujours vraiment le co...
29/08/2026


🗞 La durabilité, un équilibre à retrouver

La durabilité est devenue un mot que l’on répète sans toujours vraiment le comprendre. Souvent, elle est réduite à une simple question environnementale, réservée à la minorité sensible aux enjeux écologiques et à une vision politique donnée. Cette lecture appauvrit ce concept bien plus riche et vaste, utile pour penser l’avenir de notre Vallée. Il faut donc l’envisager dans toute sa complexité.
La durabilité repose en réalité sur trois piliers bien précis : l’environnement, l’économie et le social. C’est ce dernier pilier, trop souvent oublié, qui constitue le véritable pivot entre les deux autres. Sans lui, toute politique dite « durable » risque de devenir abstraite, déconnectée des personnes qui vivent, travaillent et font vivre nos territoires.
On le voit dans de nombreux débats publics, où l’on simplifie les choix et juge les décisions sans tenir compte des populations concernées, de leurs réalités quotidiennes et de leurs besoins réels. La polémique sur la réouverture des pistes de ski après la pandémie en est un bon exemple. Une lecture répandue y voyait surtout le désir de permettre aux personnes aisées de reprendre leurs loisirs. Presque personne n’évoquait les communautés locales de montagne dont la vie économique et sociale dépend directement de ce secteur : moniteurs, saisonniers, commerçants et familles entières de nos vallées, pour qui la montagne n’est pas un loisir mais un métier.
C’est là que la durabilité sociale devient essentielle : elle nous rappelle que toute transition, écologique ou économique, doit se construire avec les habitants, et non contre eux. Cette vision permet de relier davantage les choix collectifs aux réalités concrètes de nos pays.
Horace parlait d’aurea mediocritas, ce juste milieu qui n’est ni l’excès ni le renoncement. C’est précisément dans cet équilibre entre environnement, économie et société que réside la vraie durabilité : non pas une posture idéologique, mais une méthode pour bâtir un avenir solide.
C’est cette vision équilibrée qui doit guider les choix pour l’avenir de notre Vallée, aujourd’hui comme pour les générations à venir.

  🗞 L’urgence de regarder plus loinNos montagnes nous enseignent une leçon que notre époque semble avoir oubliée : les c...
22/08/2026


🗞 L’urgence de regarder plus loin

Nos montagnes nous enseignent une leçon que notre époque semble avoir oubliée : les choses qui durent demandent du temps. Une forêt ne pousse pas en une saison et une communauté se construit génération après génération.
Pourtant, notre société vit au rythme de l'immédiat. L'information circule en quelques secondes, les attentes se font toujours plus pressantes et la politique est appelée à répondre dans l'urgence. Ce rythme nous pousse parfois à privilégier la réponse immédiate au détriment d’une stratégie, capable d’inscrire les décisions dans la durée.
La politique doit être capable d'anticiper, d'expliquer ses choix et de les poursuivre avec cohérence. Gouverner, c'est accepter que l'on ne puisse pas tout faire, partout et en même temps. C'est établir des priorités et avoir le courage de les assumer.
Dans cette démarche, des compétences techniques sont indispensables. L'expertise ne remplace pas le choix politique, mais elle lui apporte cohérence, solidité et crédibilité. Les défis auxquels la Vallée d'Aoste est confrontée, qu'il s'agisse du changement climatique, du tourisme, du vieillissement de la population ou du développement économique, sont d'une telle complexité qu'ils exigent une vision éclairée et des réponses pragmatiques.
Chaque décision prise aujourd'hui aura des conséquences pour les années à venir. C'est pourquoi il est nécessaire de savoir s’arrêter, prendre du recul et repartir sur un bon plan d’actions. Écouter, dialoguer, confronter les points de vue, construire des solutions partagées permettent d’avancer de manière plus efficace.
La véritable modernité ne réside pas dans la course après les temps qui courent, mais dans la capacité à penser loin. Être autonomiste, c'est avoir confiance dans notre capacité à choisir notre propre chemin.
Dans un monde qui accélère, la véritable audace est peut-être celle de retrouver le sens du partage et de la prévoyance. Ce n’est ainsi que nous pouvons relever les défis qui nous attendent. Cette conviction est particulièrement forte dans une petite région comme la nôtre, où chaque décision laisse une empreinte visible sur notre territoire.

  🗞 Du lamentement à la propositionIl y a une forme de pessimisme qui m’est incompréhensible. Non pas celui de ceux qui ...
15/08/2026


🗞 Du lamentement à la proposition

Il y a une forme de pessimisme qui m’est incompréhensible. Non pas celui de ceux qui voient les problèmes – il serait naïf de les ignorer –, mais celui de ceux qui trouvent dans la plainte une sorte de refuge confortable.
Aujourd’hui, critiquer est facile. Un commentaire ou une discussion suffisent. Tout le monde sait ce qui ne fonctionne pas ; il est plus rare de rencontrer quelqu’un prêt à formuler une proposition, au risque d’être contredit ou de se tromper.
Les anciens Grecs connaissaient la lamentation. Le thrène n’était pas une exhibition permanente de la douleur, mais un moment collectif pour élaborer une perte, donner forme au chaos et retrouver un équilibre. Le rite terminé, on se remettait à vivre.
Aujourd’hui, le lamentement semble désormais persister. Il n’aide pas à comprendre, ne favorise aucune solution et n’ouvre aucune perspective nouvelle.
Il existe un « Comité du Non » dans chaque ville, quartier, immeuble et sur les réseaux sociaux. Les sujets changent, le scénario demeure identique : non à un ouvrage, une infrastructure, un changement, un service, à tout ce qui rompt l’habitude. Certaines objections sont fondées et méritent d’être entendues ; le problème naît lorsque le refus devient un réflexe culturel.
Celui qui dit toujours « non » ne met jamais ses idées à l’épreuve. Ceux qui gouvernent, administrent ou coordonnent savent que chaque décision comporte des coûts, des risques et des critiques.
La philosophie scolastique distinguait la pars destruens de la pars construens : la première démonte les thèses erronées ; la seconde construit une meilleure explication. Aujourd’hui, démolir paraît synonyme d’intelligence, alors que construire exige compétences, courage, patience et humilité.
Il ne s’agit pas d’inviter au silence ou au conformisme : une démocratie vit du débat et de la dissidence. Mais celle-ci ne produit de la valeur que lorsqu’elle tente de devenir proposition concrète.
La différence est là : entre ceux qui utilisent la critique pour construire quelque chose de meilleur et ceux qui en font un refuge, enfermés dans leurs certitudes et hostiles au dialogue.

  🗞 Basse Vallée : histoire et avenirLa Basse Vallée d’Aoste occupe une place particulière dans notre Région. Porte d’en...
08/08/2026


🗞 Basse Vallée : histoire et avenir

La Basse Vallée d’Aoste occupe une place particulière dans notre Région. Porte d’entrée de la Vallée, elle est depuis l’antiquité un territoire de passage, d’échanges et de rencontres. Cette vocation, héritée de la Via delle Gallie et des grandes voies alpines, a façonné son identité.
Au XXe siècle, sa position stratégique, l’énergie hydroélectrique et le chemin de fer favorisent un essor industriel. Verrès, avec le Cotonificio Brambilla, symbolise cette croissance dans le textile, la métallurgie, la mécanique et l’énergie.
Elle attire des travailleurs d’Italie et de l’étranger. Des familles s’établissent dans la Vallée avec leurs traditions, compétences et cultures. L’immigration devient ainsi un élément constitutif de la Basse Vallée, faisant de l’accueil et de l’intégration une force.
Aujourd’hui, l’industrie reste un pilier de l’économie locale, mais les mutations économiques et les transformations du tourisme invitent à repenser le développement. Il ne s’agit pas d’effacer le passé industriel, mais d’en faire un levier pour l’avenir.
La Basse Vallée possède un patrimoine exceptionnel : villages historiques, châteaux, vignobles de montagne, itinéraires de randonnée et de pèlerinage, traditions et savoir-faire. Ces éléments composent une même histoire et peuvent fonder une identité renouvelée.
Le défi est culturel et politique : dépasser les projets isolés pour bâtir une vision commune.
La Basse Vallée doit être pensée comme un espace cohérent, où collectivités, entreprises, associations et acteurs du tourisme travaillent sur un projet partagé.
La coopération n’efface pas les identités locales ; elle les valorise dans un récit collectif.
Maintenir l’histoire et renouveler l’identité ne signifie pas choisir entre passé et avenir. Histoire industrielle, migrations, patrimoine et paysages sont les facettes d’une même identité. La Basse Vallée n’a pas besoin d’inventer une nouvelle image, mais de prendre conscience de sa richesse et de la transformer en un projet de territoire. Faire de son histoire non pas un souvenir, mais le point de départ de son avenir.

Siège central fermé.Nous serons de retour lundi 24 août !
07/08/2026

Siège central fermé.
Nous serons de retour lundi 24 août !

 Fondi CIPESS: i risultati si costruiscono con il lavoro, non con la propagandaLe Mouvement ritiene che i valdostani mer...
06/08/2026


Fondi CIPESS: i risultati si costruiscono con il lavoro, non con la propaganda

Le Mouvement ritiene che i valdostani meritino chiarezza e correttezza. Approfittare della comprensibile difficoltà dei cittadini nel conoscere procedure amministrative tanto complesse per intestarsi il lavoro svolto da altri non rende un buon servizio alla verità né alle istituzioni.

L’Union Valdôtaine accoglie con soddisfazione le ulteriori risorse destinate alla Valle d’Aosta a seguito della seduta del CIPESS del 4 agosto. Si tratta di circa 2,5 milioni di euro, comprendenti l’incremento delle risorse del Fondo per lo sviluppo e la coesione 2021-2027 e oltre 67 mila eur...

 Une étape importante pour l’Autonomie valdôtaine : le Conseil des ministres a approuvé la norme d’application en matièr...
05/08/2026


Une étape importante pour l’Autonomie valdôtaine : le Conseil des ministres a approuvé la norme d’application en matière de concessions de dérivation d’eau. Un résultat concret qui renforce les compétences de la Vallée d’Aoste et ouvre de nouvelles perspectives pour notre territoire.

L’approbation, par le Conseil des ministres, de la norme d’application du Statut spécial en matière de concessions de dérivation d’eau représente un passage particulièrement important pour la Vallée d’Aoste.Cette décision permet de donner une traduction concrète aux compétences reco...

Adresse

29 Avenue Des Maquisards
Aosta
11100

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