Te Henua Enata - Les îles Marquises - Patrimoine mondial

Te Henua Enata - Les îles Marquises - Patrimoine mondial Bienvenue sur la page du bien mixte en série "Te Henua Enata - les îles Marquises", inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO

🌍 Le 26 juillet 2024, l’archipel des Îles Marquises – Te Henua Enata a été inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO sous le n°1707, en tant que bien mixte en série regroupant 7 ensembles naturels et culturels (îles habitées et non habitées, terres et mer).

✨ Ce bien exceptionnel couvre 345 749 hectares répartis sur les îles de Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka, Hiva Oa, Tahuata, Fatu Iva, mais aussi le

s îles inhabitées telles que Eiao, Hatu Tu et Fatu Uku, et comprend des sites terrestres, marins, archéologiques, paysagers et spirituels.

🌺 L’inscription repose sur 5 critères de valeur universelle exceptionnelle :
(iii) : apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue ;
(vi) : être directement ou matériellement associé à des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres ayant une signification universelle exceptionnelle ;
(vii) : représenter des phénomènes naturels ou des aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelles ;
(ix) : être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l’évolution des écosystèmes ;
(x) : contenir les habitats naturels les plus importants pour la conservation in situ de la biodiversité, notamment d’espèces menacées.

📚 Cette reconnaissance consacre les paysages spectaculaires, la biodiversité remarquable, mais aussi les savoirs, toponymies, légendes, rituels, sculptures et traces archéologiques issus d’une civilisation polynésienne ancienne, arrivée autour de l’an 1000.

🛠️ La mise en œuvre du plan de gestion du bien est assurée par un comité de gestion, appuyé par un comité technique (COTECH) composé de représentants du Pays, de l’État, de la CODIM (Communauté de Communes des Îles Marquises) et de techniciens et experts du patrimoine, de l’environnement, de la culture et du développement local.

🛠️ La mise en œuvre du plan de gestion du bien UNESCO "Te Henua Enata – Les Îles Marquises" est assurée par un comité de gestion insulaire, chargé de la coordination stratégique et du lien avec les populations. Il est appuyé par un comité technique (COTECH), qui réunit des représentants du Pays, de l’État, de la CODIM (Communauté de Communes des Îles Marquises) ainsi que des experts et techniciens en patrimoine, environnement, culture et développement local.

🎯 Ce plan de gestion 2024–2039 fixe les grandes priorités pour garantir la pérennité du bien inscrit, à travers des actions concrètes visant à :
- préserver et restaurer les sites naturels, culturels et spirituels marquisiens ;
- soutenir les initiatives locales dans les domaines de la culture, de l’environnement et de l’emploi ;
- transmettre les savoirs, les langues et les pratiques traditionnelles aux jeunes générations ;
- renforcer la gouvernance locale, en respectant les communautés, les spécificités de chaque île et les valeurs du Fenua Enata.

📣 Cette page est un outil d’information et de mobilisation. Elle vous permet de suivre l’actualité du bien UNESCO, de découvrir les projets en cours, et de vous impliquer dans la protection et la valorisation du patrimoine marquisien.

On en a parlé : une espèce exotique envahissante, c'est une espèce introduite qui prolifère au point de menacer notre bi...
22/05/2026

On en a parlé : une espèce exotique envahissante, c'est une espèce introduite qui prolifère au point de menacer notre biodiversité. Mais concrètement, à quoi ça ressemble ?

Voici quelques-unes des principales EEE végétales présentes aux Marquises :

Le miconia (Miconia calvescens - Pa’a Honu) Un arbre aux grandes feuilles violacées en dessous. Il forme des peuplements denses qui étouffent la végétation locale et empêchent les espèces indigènes de se développer.

Le falcata (Falcataria moluccana - Tumu marumaru, Farakata) Un grand arbre à croissance très rapide. Il modifie la composition des sols et remplace progressivement les forêts naturelles.

Le lantana (Lantana camara - Tarataramoa) Un arbuste à petites fleurs colorées, très résistant, qui envahit les zones ouvertes et les pâturages.

Le goyavier de Chine (Psidium cattleianum - Tiava pukiki) Un arbre fruitier connu de tous, mais qui colonise les sous-bois et prend la place de nos plantes endémiques.

Ces plantes se dispersent par le vent, les animaux, l'eau ou le transport de terre. Les reconnaître, c'est le premier pas pour limiter leur propagation.

15/05/2026

📣 𝐑𝐄́𝐔𝐍𝐈𝐎𝐍 𝐃’𝐈𝐍𝐅𝐎𝐑𝐌𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐏𝐔𝐁𝐋𝐈𝐐𝐔𝐄 – 𝐏𝐑𝐎𝐉𝐄𝐓 𝐑𝐄𝐌𝐌𝐎𝐀 𝟐

La commune de Nuku-Hiva vous invite à une réunion d’information ouverte à tous sur la protection de notre environnement marin 🌊

📅 𝐕𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞𝐝𝐢 𝟏𝟓 𝐦𝐚𝐢 𝟐𝟎𝟐𝟔
🕒 𝐀̀ 𝟏𝟓𝐡𝟑𝟎
📍 𝐒𝐚𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐚𝐢𝐫𝐢𝐞

👉 Venez découvrir le projet REMMOA 2, mieux comprendre notre biodiversité marine et échanger avec les intervenants.

🐟 Pêcheurs, associations, habitants… votre présence est importante !
Ensemble, contribuons à la préservation de notre océan.

✅ 𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞́𝐞 𝐥𝐢𝐛𝐫𝐞 – 𝐯𝐞𝐧𝐞𝐳 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞𝐮𝐱 !

Te Henua Enata - Les îles Marquises sont inscrites au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 26 juillet 2024. C'est un...
15/05/2026

Te Henua Enata - Les îles Marquises sont inscrites au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 26 juillet 2024. C'est une reconnaissance internationale de la valeur exceptionnelle de notre territoire, à la fois naturelle et culturelle.

Avant de poursuivre ensemble cette campagne, voici les repères essentiels :

- L'inscription reconnaît ce qui fait la richesse unique des Marquises : nos paysages, notre biodiversité, nos sites culturels et le lien vivant entre la nature et la culture marquisienne.

- Le plan de gestion organise la préservation de ce patrimoine à travers 7 actions prioritaires. Il ne crée pas de nouvelles interdictions : il structure ce qui est déjà en place et donne un cadre clair.

- La CODIM coordonne la mise en oeuvre avec les communes, les associations, les services du Pays et de l'État.

Dans les prochaines semaines, on va aller plus loin : apprendre à reconnaître, à distinguer, à vérifier par soi-même. Des fiches visuelles, des vrai/faux et des cartes simplifiées pour que chacun puisse s'y retrouver plus facilement.

Te Henua Enata, c'est notre terre. Comprendre, c'est déjà protéger.

La chèvre fait partie du paysage et de la vie aux Marquises. Elle est aussi dans nos assiettes : la chèvre au lait de co...
10/05/2026

La chèvre fait partie du paysage et de la vie aux Marquises. Elle est aussi dans nos assiettes : la chèvre au lait de coco est l'un des plats traditionnels marquisiens.

Mais paradoxalement, elle constitue une menace pour notre végétation. Parce que la chèvre mange tout. Les plantes envahissantes comme les plantes indigènes et endémiques, jusqu'à la racine des arbres. Et quand il n'y a plus rien pour retenir la terre, les pluies emportent tout dans les rivières et la mer. C'est l'érosion.

La situation n'est pas la même partout dans l'archipel. Sur certaines îles, la population de chèvres est maîtrisée et elles évoluent dans des zones ciblées : là, elles ne posent pas de problème majeur. Sur d'autres, leur nombre n'est pas contrôlé. Elles vont partout, faute de nourriture là où elles se trouvent, et les dégâts sur la végétation native sont importants.

Le plan de gestion ne demande pas de supprimer les chèvres. Il préconise la mise en enclos et la maîtrise de leur population, pour que l'élevage continue sans mettre en danger notre flore endémique et nos sols.

C'est une question d'équilibre : garder la chèvre dans notre culture et dans nos traditions, tout en protégeant ce qui fait la richesse naturelle de nos îles.

Nos rivières ne sont pas que de l'eau qui coule. Elles font vivre les vallées, nourrissent les familles et portent une p...
08/05/2026

Nos rivières ne sont pas que de l'eau qui coule. Elles font vivre les vallées, nourrissent les familles et portent une part de notre identité.

Protéger nos cours d'eau, c'est d'abord protéger une partie de notre garde-manger. Les chevrettes, les anguilles et les autres espèces d'eau douce font partie du régime alimentaire traditionnel des 'ènata. Parmi les 22 espèces de poissons et crustacés recensées dans nos rivières, 8 sont endémiques des Marquises. Elles n'existent nulle part ailleurs et sont menacées de disparition.

C'est aussi préserver nos pratiques de pêche ancestrales en eau douce, des savoir-faire transmis de génération en génération. Et certaines coutumes liées à l'eau de nos rivières, qui font partie de notre culture vivante.

C'est retrouver une partie de nos paysages qui a disparu avec la réduction de nos cours d'eau. Quand une rivière s'assèche ou se dégrade, c'est tout un environnement qui change autour d'elle.

Et c'est surtout préserver notre ressource en eau, essentielle à la survie de nos populations dans nos îles. Sans eau, pas de vie. C'est aussi simple que ça.

Protéger nos cours d'eau, c'est l'une des 7 actions prioritaires du plan de gestion.

Les oiseaux marins des Marquises font face à des menaces bien réelles, et la plupart sont liées à la présence de l'homme...
05/05/2026

Les oiseaux marins des Marquises font face à des menaces bien réelles, et la plupart sont liées à la présence de l'homme. Les connaître, c'est le premier pas pour agir.

→ Les espèces introduites nuisibles.
C'est la menace numéro un. Les rats consomment les œufs et les poussins, les chiens et les chats détruisent les colonies, les cochons sauvages retournent les terriers. Sur Hiva Oa, le hibou de Virginie est en partie à l'origine de la disparition des espèces d'oiseaux endémiques de l'île. Le bulbul, arrivé par bateau, entre en compétition avec nos oiseaux terrestres locaux. Certaines espèces très sensibles n'ont parfois plus de sites pour se reproduire.

→ La pollution lumineuse.
Les oiseaux nocturnes comme le pétrel de Tahiti (noha) ou les puffins sont particulièrement touchés. Les jeunes, lors de leur premier envol, sont attirés par les lumières artificielles, s'échouent au sol et ne peuvent plus redécoller. Ils sont alors heurtés par des voitures ou attaqués par des chiens et des chats.

→ La pêche accidentelle.
Les pétrels peuvent être capturés accidentellement sur les palangres utilisées pour la pêche hauturière. Ce problème est encore mal évalué en Polynésie mais peut être grave pour des espèces qui vivent longtemps et ne se reproduisent qu'à partir de 3 à 5 ans.

→ Le changement climatique.
Il modifie les écosystèmes, la température des eaux et la circulation des courants. Tout cela change les habitudes des poissons dont les oiseaux marins se nourrissent.

→ Le prélèvement des œufs.
La collecte dans les nids, sans considération de la quantité, de la période ou de l'espèce, reste une pression directe sur les populations.

→ Les activités humaines.
Exploitation de parcelles sans étude préalable, destruction de nids, dérangement des colonies.

Ce sont les actions de l'homme qui constituent la principale menace pour nos oiseaux. Mais c'est aussi par nos actions que ces espèces pourront survivre.

La protection des oiseaux marins est l'une des 7 actions prioritaires du plan de gestion.

Le plus gros impact des espèces exotiques envahissantes, c'est la disparition de nos espèces endémiques et indigènes. Ce...
02/05/2026

Le plus gros impact des espèces exotiques envahissantes, c'est la disparition de nos espèces endémiques et indigènes. Ces plantes et ces animaux qui n'existent qu'ici, qui ont évolué pendant des millions d'années dans nos vallées, nos forêts et nos eaux, et qu'on ne retrouve nulle part ailleurs sur la planète.

Ce sont eux qui font la richesse naturelle du territoire marquisien. C'est en grande partie ce qui fonde la Valeur Universelle Exceptionnelle du bien Te Henua Enata - Les Îles Marquises, reconnue pour l'humanité entière.

Quand une espèce endémique disparaît, ce n'est pas seulement une perte pour les Marquises. C'est une perte pour le monde entier. Une espèce que la science ne pourra plus étudier, que nos enfants ne pourront plus connaître, et que personne ne pourra retrouver ailleurs.

À l'échelle de la planète, chaque disparition d'espèce animale ou végétale est une catastrophe irréversible. Et les EEE en sont l'une des premières causes dans les milieux insulaires comme le nôtre.

Lutter contre les espèces envahissantes, ce n'est pas qu'une question d'environnement. C'est protéger ce qui fait de notre archipel un lieu unique au monde. C'est l'une des 7 actions prioritaires du plan de gestion.

La mer nourrit les Marquises depuis toujours. Mais certaines pratiques, si elles se généralisent, mettent en danger ce q...
28/04/2026

La mer nourrit les Marquises depuis toujours. Mais certaines pratiques, si elles se généralisent, mettent en danger ce que la nature nous donne.

La pêche intensive pour la vente, quand on pêche tous les jours ou trop souvent les espèces côtières sans laisser à la ressource le temps de se reposer et de se reproduire, finit par vider les fonds. L'appât du gain facile pousse parfois à prélever plus que ce que la mer peut renouveler.

La pêche industrielle, avec de grandes embarcations qui ciblent les espèces pélagiques comme le thon ou les poissons des profondeurs, est interdite dans le bien. Elle n'a pas sa place dans nos eaux.

Certaines techniques posent aussi problème : la pêche en bouteille et la pêche au casier ne sont pas sélectives et capturent sans distinction, y compris des juvéniles et des espèces non ciblées.

Ne pas respecter les tailles minimales, prélever des femelles qui portent des œufs, pêcher pendant les périodes de reproduction, exporter la ressource hors de l'archipel sans contrôle : tout cela fragilise un équilibre déjà sensible.

Et il y a un autre risque, moins visible : l'oubli des pratiques ancestrales. Nos anciens savaient quand pêcher, où pêcher, combien prendre. Ces savoirs transmis de génération en génération sont une forme de gestion durable avant l'heure. Les perdre, c'est perdre un repère essentiel.

La préservation des ressources marines est l'une des 7 actions prioritaires du plan de gestion. Elle repose sur un équilibre simple : prendre ce dont on a besoin, respecter ce que la mer nous impose, et transmettre ce que nos anciens nous ont appris.

Les paepae, les tohua, les me'ae, les tiki, les pétroglyphes… Ils racontent l'histoire des 'ènata, la façon dont nos anc...
25/04/2026

Les paepae, les tohua, les me'ae, les tiki, les pétroglyphes… Ils racontent l'histoire des 'ènata, la façon dont nos ancêtres ont organisé leur vie dans ces vallées, entre montagne et mer.

Ces structures en pierre sèche, uniques au monde, sont fragiles. Sans entretien, la végétation les recouvre, les racines déplacent les pierres, les pluies érodent les sols, les animaux divaguants piétinent les structures. Et les plantes envahissantes colonisent les sites au point de remplacer la couverture végétale d'origine.

Entretenir un site, c'est débroussailler régulièrement, replanter des espèces locales, éviter les feux à proximité des structures, ne pas déplacer les pierres, signaler les dégradations. C'est un travail continu, souvent porté par les familles, les associations et les communes.

Pourquoi c'est important ? Parce que protéger ces sites, c'est protéger l'héritage de ceux qui étaient là avant nous. C'est permettre de mieux connaître et continuer d'écrire l'histoire du peuple marquisien. C'est transmettre aux générations futures pour que nos enfants sachent d'où ils viennent. C'est protéger ce qui fait des 'ènata ce qu'ils sont.

La grande majorité des vestiges est encore protégée naturellement par la végétation depuis plus d'un siècle. Mais les sites ouverts au public, eux, demandent une attention régulière. Le plan de gestion prévoit la définition d'un protocole d'entretien et de restauration, en lien avec les propriétaires et les communes.

C'est l'une des 7 actions prioritaires.

On a vu dans une publication précédente pourquoi on parle de « réduire les risques d'incendies » et pas de « réduire les...
23/04/2026

On a vu dans une publication précédente pourquoi on parle de « réduire les risques d'incendies » et pas de « réduire les feux ». Aujourd'hui, regardons d'où partent ces feux concrètement.

Aux Marquises, les départs de feu sont souvent liés à des pratiques du quotidien :

→ L'écobuage dans les cocoteraies, pour nettoyer les parcelles

→ Le brûlage de broussailles pour ouvrir ou entretenir un chemin

→ Le rabattage du gibier par le feu, utilisé lors de la chasse

→ Un foyer de campement en brousse mal éteint

Ce sont des gestes courants, qui font partie des habitudes. Le problème, ce n'est pas forcément le feu en lui-même. C'est quand il part au mauvais moment, au mauvais endroit, et qu'il échappe au contrôle. En période de sécheresse, sur un relief escarpé, avec du vent, un feu peut devenir incontrôlable en quelques heures.

Et les conséquences sont lourdes : végétation native détruite, sols mis à nu qui s'érodent, nappes d'eau qui ne se rechargent plus, habitats d'espèces endémiques perdus, vestiges archéologiques exposés. Certaines plantes envahissantes comme le falcata ou le lantana profitent même des incendies pour coloniser encore plus vite les zones brûlées.

Le plan de gestion prévoit de travailler avec les communes sur des plans de sauvegarde incendie, d'améliorer les moyens d'alerte et de lutte, et de sensibiliser aux bonnes pratiques : surveiller ses feux, éviter de brûler en période sèche, prévenir dès qu'un feu menace de s'étendre.

Jour après jour, nous rentrons dans le détail afin de vous informer au mieux et que nous soyons tous sensibilisés à ces gestes.

C'est l'une des 7 actions prioritaires.

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