20/08/2026
Dangou Missirah avant et après : Admirez par vous-mêmes.
Il y a des quartiers qui portent depuis trop longtemps le poids de l’oubli. Missirah en faisait partie.
À chaque hivernage, l’eau envahissait les rues et finissait par s’y installer. Les familles devaient patauger pour rentrer chez elles. Les enfants prenaient des risques sur le chemin de l’école. Et une fois les pluies passées, le problème demeurait : eaux stagnantes, mauvaises odeurs et un quotidien devenu difficile pour les habitants.
Quand j’ai pris la tête de la commune en 2022, j’ai choisi d’aller à Missirah, d’écouter les habitants et de voir moi-même leur réalité. Ce que j’y ai découvert m’a profondément marqué. On ne peut pas accepter que des familles vivent ainsi.
J’ai donc décidé d’agir. La construction d’un canal d’évacuation a été engagée pour apporter une réponse concrète à un problème qui durait depuis des années.
Mais il faut être lucide : ce canal ne règle pas tout. Il apporte un soulagement à Missirah, mais il ne constitue qu’une première étape. Une commune ne peut pas, avec ses seuls moyens, réaliser toutes les infrastructures d’assainissement nécessaires. Pour aller jusqu’au bout, l’État doit prendre sa part.
Le prolongement du canal jusqu’à Sant Yalla est désormais indispensable. Il permettrait de répondre enfin aux difficultés rencontrées à Sant Yalla, Tacko, Cité Enseignant, Résidence Sofa et dans les quartiers environnants. Le canal de Darou Rahmane est lui aussi devenu une urgence.
Nous devons donc parler d’une seule voix. Populations et nous, élus, devons porter ensemble ce plaidoyer auprès de l’État. À Rufisque Nord, chaque quartier a droit à des conditions de vie dignes.
Je continuerai à me battre pour mes populations, avec la même détermination depuis le premier jour