25/03/2022
Réduction du tonnage incinéré : nouvelles pollutions en perspectives !
Mais où est donc passé le candidat aux municipales, perché sur son vélo, haranguant une poignée d’anti-incinérateurs chauffés à blanc... ? Souvenez-vous !
Depuis, assis dans le fauteuil de 1er magistrat, il a parlementé avec les "intercos" pour être Président du SMEPE (syndicat gérant le traitement des déchets). Dans ses dernières communications, il s’autocongratule d’avoir convaincu les élus de réduire de 25% le tonnage incinéré. A première vue, l’action est louable. Peut-être trop belle pour être vrai mais surtout trop bien emballée dans son nouvel écrin "L’escoubille", le journal du SMEPE.
Lors de la réunion du SMEPE, 18/02/22, nous avons eu la surprise de voir surgir des interrogations alarmantes dans la bouche d’élus. Mais tel un mousquetaire de la rhétorique, le maire, président du SMEPE, a répliqué : « On ne va tout de même pas donner les solutions aux futurs délégataires ». Voilà comment, en quelques mots, il a réussi à transférer la responsabilité de l’atteinte de cet objectif et conséquences, au prochain exploitant de l’usine.
Cela deviendra rapidement notre problème car, quelles sont les pistes envisagées ?
- Généraliser le tri à la source des biodéchets (inscrit dans la loi pour le 31/12/23) ;
- Réduire la capacité horaire d’incinération pour maintenir les performances environnementales de l’usine : une résultante du tri des biodéchets qui, en éliminant l’eau contenu dans les fermentescibles, augmente le pouvoir calorifique.
- Fermer temporairement (4 à 6 mois/an) un des deux fours. Un signal très positif pour satisfaire une base électorale anti-incinérateur, mais qui n’est pas sans conséquence.
Avec un seul four, le gisement de déchets sera supérieur à la capacité de traitement. D’où l’inquiétude de certains élus : Que faire de l’excès d’ordures pendant cette période ?
Le président du SMEPE n’a pas souhaité répondre. L’une des solutions potentiellement envisagées, est un stockage à l’extérieur. Des milliers de tonnes d’ordures emballées dans de grosses balles (du film plastique, idéal pour l’environnement !!), entreposées sur site, proche de la ZAC des 3 Ponts et de la future ZAC des créateurs.
Imaginez les conséquences :
- Pollution visuelle : difficile de trouver de belles lignes et perspectives à un tas de déchets de plus de 10m de haut sur plusieurs m², même très bien emballé.
- Pollutions environnementales :
• Balles éventrées par les élévateurs, action des UV, animaux (oiseaux : goélands, mouettes, pies… ou nuisibles de types rongeurs, sangliers…)
• Odeurs pestilentielles
• Pollution des sols par le jus macéré suintant des balles
• Risque incendie
Alors, par idéologie, ou pour remercier sa base électorale, peut-on accepter de polluer sa ville ? Si tel était le cas, le maire et sa majorité, complice et solidaire, devront alors assumer leurs responsabilités.
De notre côté, le message est clair : « NON au stockage d’ordures à l’entrée de ville ».
Les élus de l’opposition.