23/09/2026
Lutte contre la résistance aux antipaludiques: Le secteur privé pharmaceutique mobilisé pour la mise en œuvre de l’approche MFT
Face au défi grandissant de la résistance aux traitements antipaludiques, le Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP/Palu), avec l’appui du laboratoire SHIN POONG PHARM, a réuni les grossistes répartiteurs et l’Ordre des pharmaciens lors d’un atelier d’information consacré à la Thérapie de Première Ligne Multiple (MFT), le mardi 22 septembre 2026 dans sa salle de réunion.
L’objectif est de permettre aux acteurs du secteur privé de s’approprier cette nouvelle stratégie thérapeutique et d’en assurer une mise en œuvre harmonisée, conformément aux orientations nationales de lutte contre le paludisme.
Si le Burkina Faso enregistre une baisse significative des cas et des décès liés au paludisme, les autorités sanitaires veulent consolider ces acquis en préservant l’efficacité des médicaments. La stratégie MFT repose sur l’utilisation organisée de plusieurs traitements de première ligne, afin de limiter le risque de résistance aux antipaludiques.
Au Burkina Faso, cette approche s’appuie sur trois combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT) : l’artéméther-luméfantrine (AL), l’artésunate-pyronaridine (AP) et la dihydroartémisinine-pipéraquine (DP). Leur utilisation sera encadrée par le plan national de transition thérapeutique.
À l’ouverture de l’atelier, le représentant du Secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme, Dr Ousséni Ouédraogo, a insisté sur le rôle déterminant des grossistes répartiteurs, des officines privées et des pharmaciens dans la réussite de cette transition.
« À travers l’approche MFT, le Burkina Faso entend mieux organiser l’utilisation de ses différentes options thérapeutiques afin de préserver leur efficacité et de renforcer durablement la réponse nationale contre le paludisme », a déclaré Dr Ousséni Ouédraogo.
En associant les acteurs du secteur privé à cette réforme, le SP/Palu entend garantir la disponibilité des traitements, leur bonne dispensation et une application uniforme des directives nationales.
L’engagement des grossistes répartiteurs, des pharmaciens, des officines privées et de la CAMEG est présenté comme un levier essentiel pour accompagner la transition thérapeutique et soutenir l’ambition du Burkina Faso : éliminer le paludisme à l’horizon 2030.