Ceevo Val d'Oise

  • Home
  • Ceevo Val d'Oise

Ceevo Val d'Oise L'Agence de Développement et d'Attractivité des territoires du Val d'Oise (Paris Île-de-France) -

Le CEEVO est l'Agence de Développement et d'Attractivité des territoires du Val-d'Oise, organisme associé du Conseil départemental du Val-d'Oise et du Conseil régional d'Île-de-France

  /   /   /   /   /   /   : Échanges du CEEVO avec Bertrand Biechy, Secrétaire général du Groupement de Prévention Agréé...
04/09/2026

/ / / / / / : Échanges du CEEVO avec Bertrand Biechy, Secrétaire général du Groupement de Prévention Agréé (GPA) Île-de-France, autour de la prévention des difficultés des entreprises et de son déploiement en Val-d'Oise

Le CEEVO, l'Agence de Développement et d'Attractivité des territoires du Val-d'Oise, a récemment échangé avec Bertrand Biechy, Secrétaire général du Groupement de Prévention Agréé (GPA) Île-de-France, afin de présenter les missions, l'organisation et les modes d'intervention de cette structure, ainsi que ses projets de développement au service des entreprises val-d'oisiennes.

🛡️ Le GPA Île-de-France : prévenir les difficultés avant qu'il ne soit trop t**d

Le GPA Île-de-France accompagne, gratuitement et confidentiellement, les dirigeants de TPE-PME (entreprises de moins de 50 salariés) en amont de leurs difficultés, lorsqu'il reste encore des leviers d'action. Trop souvent, lorsque les difficultés deviennent visibles, la dernière fenêtre d'action s'est déjà refermée : chaque semaine perdue réduit les chances de redressement. L'objectif du GPA est précisément d'intervenir tôt, pour redresser durablement les entreprises, préserver les emplois et sécuriser les créances.

⚖️ Un dispositif agréé par l'État, une gouvernance engagée

Structure de référence de la prévention, le GPA Île-de-France est un Groupement de Prévention Agréé au sens du Code de commerce (art. L. 611-1 / D. 611-1), bénéficiant d'un agrément préfectoral de la Région Île-de-France (03.11.2022). Association loi 1901, il réunit une gouvernance de dirigeants et d'experts engagés — présidée par Didier Moinereau — et s'appuie sur un réseau de 48 bénévoles experts. Il travaille en coopération étroite avec l'État (Préfecture de Région, DRIEETS), l'URSSAF Île-de-France, la Banque de France, les Chambres de Commerce et d'Industrie (CCI) et les Chambres de Métiers et de l'Artisanat (CMA).

📊 Des résultats concrets (indicateurs consolidés 2023-2025)

• 310 entreprises accompagnées
• 80 % d'entreprises pérennisées
• 8 mois de durée moyenne d'accompagnement
• 4 entreprises sur 5 poursuivent leur activité après l'accompagnement

🔑 Des principes d'action au service du dirigeant

L'accompagnement du GPA repose sur la confidentialité absolue, l'indépendance totale, une bienveillance sans jugement et une exigence de vérité — le dirigeant restant, à chaque étape, seul décisionnaire. Il s'agit d'un accompagnement 100 % gratuit, confidentiel et sans limitation de durée, mobilisant des compétences complémentaires en finance et gestion, juridique, stratégie et organisation opérationnelle, au bénéfice de tous les secteurs (BTP, commerce et services, restauration, transport…).

🧭 Un seul interlocuteur, une méthode simple pour agir vite

Le GPA Île-de-France constitue un point d'entrée unique qui analyse, oriente et coordonne l'ensemble des acteurs de la prévention (CIP, CCI, CMA, Banque de France, URSSAF, APESA, Second Souffle, 60 000 Rebonds…). Sa méthode s'articule en quatre temps : diagnostiquer, négocier (dettes sociales et fiscales, banques et partenaires), mobiliser (aides publiques et solutions de financement) et orienter (solutions amiables, procédures adaptées si nécessaire).

La prise en charge, structurée et sécurisée, s'organise de la saisie en ligne au déploiement d'un plan d'action suivi dans la durée.

📍 Un intérêt majeur pour les entreprises du Val-d'Oise

Dans un contexte économique exigeant, le GPA Île-de-France représente un appui précieux pour les TPE-PME val-d'oisiennes confrontées à des tensions de trésorerie, à des dettes sociales ou fiscales, ou au besoin d'un regard extérieur et objectif. Ce type de dispositif, gratuit et confidentiel, permet de sécuriser les décisions du dirigeant et d'éviter des ruptures qui pèsent lourdement sur l'emploi et le tissu économique local.

🤝 L'appui du CEEVO et un engagement territorial de longue date

Fidèle à sa mission d'attractivité et de développement, le CEEVO s'est proposé de relayer et de promouvoir les services du GPA Île-de-France auprès des entreprises et des réseaux économiques du Val-d'Oise, et de faciliter les mises en relation utiles à son déploiement sur le territoire.

Le CEEVO est de longue date impliqué dans les organisations territoriales qui accompagnent les dirigeants confrontés aux conséquences des difficultés des entreprises — telles que 60 000 Rebonds et APESA. Il demeure convaincu qu'il faut avant tout privilégier les solutions de prévention, le plus en amont possible : cellules de prévention des difficultés des entreprises des Tribunaux de Commerce, Groupements de Prévention Agréé… Détecter les signaux faibles et agir sans attendre, c'est offrir aux entreprises les meilleures chances de rebond.

Pour toute demande d'accompagnement du GPA Île-de-France :
[email protected]

➡️ www.gpa-idf.org

  /   /   /   :  "Cette entreprise française du Val-d’Oise détient 25 % d’un marché mondial dont dépendent tous les semi...
01/09/2026

/ / / : "Cette entreprise française du Val-d’Oise détient 25 % d’un marché mondial dont dépendent tous les semi-conducteurs de pointe : l’épitaxie par jets moléculaires" (Article Media24)

Bienvenue chez le champion français caché des semi-conducteurs : RIBER.

Le 9 juillet 2026, RIBER a annoncé une nouvelle commande de son client historique 3SP Technologies, filiale française du groupe chinois O-Net Communications.

L’équipement, une plateforme de passivation industrielle, sera livré en 2027 et servira à faire passer un cap à la production de diodes laser à haute puissance destinées aux interconnexions des centres de données d’intelligence artificielle.

Un contrat de plus dans un carnet de commandes qui tient bon, année après année. Le prétexte idéal chez Media24.fr de vous raconter l’une des plus belles histoires industrielles françaises du moment.

RIBER, la PME de 121 salariés qui détient 25 % d’un marché stratégique mondial

Que fabrique vraiment RIBER ?

Commençons par le plus simple. RIBER fabrique des machines. De grosses machines industrielles, qui pèsent plusieurs tonnes chacune, occupent la surface d’un petit appartement et qui coûtent entre 3 et 5 millions d’euros pièce. Ces machines sont vendues aux fabricants mondiaux de semi-conducteurs, qui s’en servent pour produire les puces électroniques que l’on retrouve ensuite dans les smartphones, les datacenters, les voitures ou les satellites.

Autrement dit, RIBER est un équipementier. Il joue dans la même catégorie que le géant néerlandais ASML, qui fabrique les machines de gravure sans lesquelles TSMC ne pourrait pas produire les processeurs de Nvidia. À la différence près qu’ASML pèse 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires, tandis que RIBER en pèse 40 millions.

La France prête à prendre sa revanche dans cette technologie nucléaire où elle fut pionnière avant d’abandonner brutalement son réacteur ASTRID

Comparaison déséquilibrée en apparence mais qui dit surtout une chose : dans le monde des équipementiers pour semi-conducteurs, il y a la place pour des géants gigantesques et pour des PME de niche extrêmement spécialisées. RIBER appartient à la deuxième catégorie.

Le cœur de métier de RIBER est l’épitaxie par jets moléculaires, ou MBE en anglais pour Molecular Beam Epitaxy. C’est un procédé de fabrication dont l’objectif est de déposer sur une plaque de matériau (typiquement un disque de quelques centimètres de silicium) des couches de semi-conducteurs si fines qu’elles font parfois un seul atome d’épaisseur. Pour parvenir à ce niveau de précision, la machine crée à l’intérieur d’une enceinte fermée un vide extrême, encore plus poussé que celui de l’espace interplanétaire. Ensuite, des cellules chauffées à haute température évaporent les atomes des éléments à déposer (généralement du gallium, de l’arsenic ou de l’indium). Ces atomes voyagent dans le vide en ligne droite et se posent un par un à la surface de la plaque, formant une couche cristalline parfaite. La suite du procédé consiste à empiler ces couches selon un plan très précis, comme on construirait un mur brique par brique en choisissant chaque fois la couleur et la composition de la brique.

L'épitaxie par jets moléculairesL’épitaxie par jets moléculaires – Schéma réalisé à l’aide de Gemini Notebook

Ce type de dépôt hyper-précis est indispensable pour fabriquer certains composants qui n’admettent aucune imperfection : les lasers utilisés dans les fibres optiques des télécoms, les capteurs infrarouges des drones militaires, les VCSEL des systèmes de reconnaissance faciale des smartphones, ou les puces expérimentales des futurs ordinateurs quantiques. Sans machines MBE, aucune de ces technologies ne serait industriellement réalisable.

Outre RIBER, il n’y a que deux autres fournisseurs dans le monde capables d’en produire à ce niveau de qualité : l’américain Veeco et le finlandais DCA. C’est un club fermé, mondialement stratégique, dont la France détient un des trois sièges.

Bezons, l’atelier français qui fait rouler les datacenter

Le site industriel de RIBER se trouve à Bezons, dans une zone d’activité du Val-d’Oise à 20 kilomètres du centre de Paris.

Y travaille l’essentiel des 121 salariés du groupe, les autres se répartissant entre les États-Unis et la Chine. L’entreprise a été fondée en 1964 par des chercheurs français spécialisés dans une technique appelée l’ultravide, qui consiste à maintenir des enceintes à des pressions un million de milliards de fois plus faibles que la pression atmosphérique. En 1977, RIBER bascule ses savoir-faire d’ultravide vers l’épitaxie par jets moléculaires. Presque cinquante ans plus t**d, l’entreprise est toujours là, toujours cotée à Paris, toujours dirigée depuis Bezons, et toujours numéro deux mondial sur son créneau.

Le catalogue de Bezons, machine par machine

Toutes les machines de RIBER sortent d’une salle blanche de classe 1000 installée au siège de Bezons. La gamme couvre l’intégralité du spectre, du petit réacteur de laboratoire universitaire à la ligne de production industrielle, avec des tailles de plaques qui vont de trois pouces à 300 millimètres.

Machine Format de plaques Usage

Les machines ne représentent qu’une partie du chiffre d’affaires. RIBER vend aussi les organes internes qui font fonctionner les réacteurs, à commencer par les cellules d’évaporation qui chauffent et projettent les atomes : cellules à effusion classiques, sources à vanne, injecteurs basse température, sources pour matériaux corrosifs, creusets en graphite pour l’indium et le gallium destinés aux nitrures. S’y ajoutent les manipulateurs de plaques, les systèmes de chauffage, les pièces de rechange et la maintenance du parc installé, un segment qui a bondi de 71 % au premier semestre 2026.

La machine EZ-CURVEde RIBER permet à l'opérateur de vérifier la qualité du dépôt pendant qu'il se produit, sans ouvrir l'enceinte.La machine EZ-CURVEde RIBER permet à l’opérateur de vérifier la qualité du dépôt pendant qu’il se produit, sans ouvrir l’enceinte.
L’entreprise complète l’ensemble par deux instruments de contrôle en cours de croissance, EZ-CURVE pour mesurer en temps réel la courbure de la plaque et EZ-REF pour sa réflectivité, ainsi que par son logiciel de pilotage Crystal XE. Ces outils permettent à l’opérateur de vérifier la qualité du dépôt pendant qu’il se produit, sans ouvrir l’enceinte. Enfin, RIBER vend en marque blanche des composants et des sous-ensembles à d’autres fabricants d’équipements, une activité discrète regroupée sous l’étiquette OEM.

Un club fermé de trois acteurs mondiaux

Trois acteurs seulement se partagent 60 % du marché mondial de l’épitaxie par jets moléculaires. L’américain Veeco Instruments mène la course avec environ 30 % de part de marché. Vient ensuite RIBER, avec environ 25 %. Le finlandais DCA Instruments complète le podium. Le reste (Scienta Omicron, Pascal, SVT Associates, Dr. Eberl MBE-Komponenten en Allemagne, EIKO Engineering au Japon, SemiTEq en Russie) se partage les miettes, souvent sur des niches très étroites.

Le marché lui-même reste minuscule au regard des sommes qui circulent dans les semi-conducteurs. Il pèse environ 297 millions de dollars en 2026 (252 millions d’euros), et les projections les plus récentes le voient doubler d’ici 2036 pour approcher 589 millions de dollars (500 millions d’euros). L’Europe y occupe une place à part, avec environ 35 % de la production mondiale, devant l’Amérique du Nord.

Cette étroitesse s’explique par le prix unitaire des machines et par la logique d’équipement. Une usine de semi-conducteurs achète une machine MBE tous les cinq à dix ans, la maintient, l’améliore, puis la remplace quand la génération suivante devient nécessaire. À l’échelle mondiale, cela représente une soixantaine de nouvelles machines livrées chaque année pour l’ensemble du marché. RIBER en livre en moyenne dix à quinze par an. Un rythme lent, mais très rentable, et surtout impossible à concurrencer pour un nouvel entrant : personne n’investira des centaines de millions d’euros pour se battre sur un gâteau de cette taille.

Les chiffres de 2025 confortés par ceux de 2026

RIBER a publié le 8 avril 2026 des résultats annuels 2025 qui montrent une entreprise en bonne santé opérationnelle. Chiffre d’affaires de 40,3 millions d’euros, stable par rapport à 2024. Résultat net en hausse de 27,1 % à 5,2 millions d’euros. Marge brute en progression de 4,7 %. Dette qui devrait être remboursée en 2026 selon Annie Geoffroy, PDG.

Le premier semestre 2026, publié le 22 juillet, confirme la tendance. Le chiffre d’affaires atteint 12,8 millions d’euros au 30 juin, en progression de 19 % sur un an. La croissance vient presque entièrement des services et accessoires, qui bondissent de 71 % à 5,1 millions d’euros, portés par les pièces de rechange destinées aux machines récemment installées et par plusieurs contrats de modernisation en Amérique du Nord. Les ventes de systèmes, elles, stagnent à 7,7 millions d’euros pour trois machines livrées, autant qu’un an plus tôt. Rien d’alarmant : l’activité de RIBER est structurellement saisonnière, l’essentiel des livraisons se concentrant sur le second semestre.

Le carnet de commandes recule légèrement à 26,8 millions d’euros au 30 juin, contre 27,7 millions un an plus tôt. Là encore, le détail compte plus que le total. Les services progressent de 98 % à 10,3 millions d’euros. Les systèmes chutent de 27 % à 16,5 millions, soit quatre machines dont une plateforme ROSIE. Ce chiffre n’intègre toutefois pas encore la commande de 3SP Technologies annoncée le 9 juillet.

ROSIE, le pari du silicium qui pourrait tout changer

La nouvelle plateforme développé par RIBER s’appelle ROSIE, pour RIBER Oxide on Silicon Epitaxy. Elle a été lancée en 2024 après plusieurs années de recherche et développement, avec un objectif clair : rendre l’épitaxie MBE compatible avec les lignes de production 300 millimètres, qui sont devenues le standard mondial pour les usines de semi-conducteurs.

La différence est majeure. Jusqu’ici, les machines MBE de RIBER fonctionnaient sur des plaques plus petites, généralement de 2 à 6 pouces, ce qui limitait leur usage à des semi-conducteurs composés fabriqués dans des usines spécialisées. Avec ROSIE, la même machine peut désormais traiter des plaques de 300 millimètres, la taille utilisée par TSMC, Intel, Samsung ou GlobalFoundries pour toute la production mondiale de puces logiques et mémoire. Autrement dit, RIBER passe d’un marché de niche à un marché de masse, tout en apportant à ce dernier une brique jusque-là indisponible : l’intégration directe de fonctions photoniques sur silicium.

Concrètement, ROSIE permet de déposer sur une plaque de silicium des couches cristallines de matériaux comme le titanate de baryum (BTO) ou le titanate de strontium (STO), qui possèdent des propriétés électro-optiques exceptionnelles. Résultat : les circuits électroniques et photoniques peuvent être intégrés sur une même puce, ouvrant la porte à des modulateurs optiques ultra-rapides à faibles pertes, indispensables pour les futures interconnexions de centres de données et pour l’informatique quantique.

Deux exemplaires de ROSIE ont déjà été commandés en 2025, le premier livré la même année. Le second a été expédié en juillet 2026 à un acteur majeur de l’informatique quantique aux États-Unis. Une machine de production en configuration cluster à double chambre doit sortir des ateliers de Bezons d’ici la fin de l’année, et les premiers échantillons de couches BTO/STO issus du partenariat avec le Novo Nordisk Foundation Quantum Computing Programme seront mis à disposition de la communauté scientifique au quatrième trimestre 2026.

Plusieurs laboratoires et industriels ont déjà réclamé ces échantillons. Si l’adoption industrielle suit, RIBER pourrait à terme démultiplier son chiffre d’affaires, potentiellement au-delà des 100 millions d’euros à l’horizon 2030 selon les analystes qui suivent le titre.

La force du client fidèle

La commande de 3SP Technologies annoncée le 9 juillet 2026 illustre parfaitement le modèle économique de RIBER. Le client français, filiale du groupe chinois O-Net Communications depuis 2014, est un partenaire historique depuis plus de vingt ans. 3SP fabrique à Nozay, dans l’Essonne, des diodes laser à haute puissance à 980 nm et des pompes Raman aux longueurs d’onde 14XX/15XX nm, composants critiques des interconnexions optiques qui relient les serveurs dans les datacenters d’intelligence artificielle.

La nouvelle plateforme de passivation industrielle qu’achète 3SP devrait lui permettre d’augmenter significativement sa capacité de production.

Trois inconnues pour les cinq prochaines années

Le pari RIBER n’est pas gagné d’avance.

La première question touche à la vitesse d’adoption industrielle de ROSIE. Passer d’un marché de recherche à un marché de production de masse demande plusieurs années de validation par les grands fondeurs mondiaux. Si TSMC, Samsung ou Intel décident d’intégrer ROSIE dans leurs lignes 300 millimètres, l’entreprise changera de dimension. Si l’adoption traîne, elle restera sur un rythme de croissance plus limité.

La deuxième inconnue est administrative, et elle vient de là où on ne l’attend pas. Au premier semestre 2026, les autorités françaises ont refusé plusieurs licences d’exportation à RIBER, bloquant plus de 8 millions d’euros de commandes qui n’ont pas pu être enregistrées. Le double de ce que l’entreprise avait perdu sur l’ensemble de l’année 2025. Ce ne sont donc ni les Américains ni les Chinois qui freinent le champion français, mais Paris, dans un contexte de durcissement des procédures d’octroi vers l’Asie. La conséquence est visible dans les comptes : la part de l’Asie dans le chiffre d’affaires est tombée à 48 % au premier semestre, contre 70 % un an plus tôt, tandis que la catégorie « autres pays », tirée par l’Australie, est passée de 2 % à 24 %. RIBER a diversifié ses débouchés dans l’urgence, et plutôt bien mais si huit millions d’euros de commandes perdues sur six mois, pour une entreprise qui en réalise quarante par an, ce n’est pas une paille.

La troisième inconnue concerne la concurrence directe. Veeco, avec ses 30 % de part de marché et une puissance financière bien supérieure (l’américain pèse environ 640 millions d’euros de chiffre d’affaires, près de vingt fois RIBER), pourrait décider d’attaquer frontalement le segment photonique sur silicium. Il a lancé en 2024 son GEN20-Q pour les applications quantiques et prépare des générations suivantes.

La bataille technologique promet d’être serrée sur les cinq années à venir.

Double bonne nouvelle pour le champion français GTT qui bat un record mondial dans l’énergie tout en se rendant indispensable sur le marché chinois

La rançon du succès boursier

Reste un dernier paramètre, qui n’a rien à voir avec la technique. Depuis le début de l’année, RIBER est devenu l’une des valeurs préférées des investisseurs particuliers français en quête d’exposition à l’intelligence artificielle. Le titre valait 6,30 euros au lendemain de la publication des résultats annuels, le 8 avril. Il a culminé à 18,50 euros dans les mois qui ont suivi, avant de retomber autour de 9,80 euros à la mi-août. Une entreprise qui réalise 40 millions d’euros de chiffre d’affaires se retrouve ainsi valorisée près de 205 millions, soit cinq fois ses ventes annuelles. Le nombre de ses actionnaires a quadruplé en un an, comme le souligne Annie Geoffroy.

Cet engouement a du bon, il donne à RIBER une visibilité et une capacité de financement dont l’entreprise n’avait pas l’habitude. Il a aussi son revers : cotée sur Euronext Growth avec des volumes d’échange réduits, la valeur amplifie chaque mouvement, à la hausse comme à la baisse. Une déception au 24 septembre, jour des résultats semestriels et des prévisions annuelles, se paierait cash.

Il reste que dans le paysage industriel français, RIBER fait figure d’exception. Une PME de 121 personnes, cotée en bourse depuis les années 1990, rentable, autofinancée, présente commercialement dans une trentaine de pays, avec une part de marché mondiale de 25 % sur une technologie stratégique pour l’IA, la 5G, la photonique et le quantique.

Le prochain rendez-vous est fixé au 24 septembre 2026, avec la publication des résultats semestriels et, surtout, des prévisions pour l’ensemble de l’exercice. D’ici là, la machine de production ROSIE à double chambre doit sortir des ateliers de Bezons et les premiers échantillons BTO/STO partir vers les laboratoires.

Reste à savoir si l’administration française laissera l’entreprise vendre ce qu’elle fabrique !

https://media24.fr/2026/08/30/riber-la-pme-de-120-salaries-qui-detient-25-dun-marche-strategique-mondial/

Le 9 juillet 2026, RIBER a annoncé une nouvelle commande de son client historique 3SP Technologies, filiale française du groupe chinois O-Net Communications.

  /   /   /   : "GOUSSAINVILLE : Urbanisme – Le quartier Pôle Gare poursuit sa vaste transformation" (Article Presse Age...
30/08/2026

/ / / :
"GOUSSAINVILLE : Urbanisme – Le quartier Pôle Gare poursuit sa vaste transformation" (Article Presse Agence)

À Goussainville (Val-d’Oise), le projet de restructuration du Pôle Gare avance avec de nouveaux aménagements de voirie et la construction d’un parking relais.

Engagée durant le mandat 2020-2026 par le maire Abdelaziz Hamida, la politique de réhabilitation urbaine de Goussainville continue de transformer le visage de la ville. Parmi les trois secteurs prioritaires, aux côtés du centre-ville et du Vieux-Pays, le quartier du Pôle Gare fait l’objet d’un chantier d’envergure dont les effets deviennent de plus en plus concrets pour les habitants. Ce projet, mené en partenariat avec la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France, vise à embellir durablement le cadre de vie et à moderniser les infrastructures locales.

Un chantier aux multiples facettes

Les travaux de restructuration ont débuté en 2025 avec la construction d’un premier programme de 120 logements, dont la livraison est prévue pour 2028. Cette première phase immobilière marque le coup d’envoi d’une transformation plus globale qui se poursuit aujourd’hui avec l’aménagement du parvis de la gare, un espace stratégique destiné à devenir plus accueillant et fonctionnel pour les milliers d’usagers quotidiens des transports en commun.

La circulation réorganisée au cœur du projet

L’amélioration des flux de circulation constitue un axe majeur du projet. Dans ce cadre, l’avenue Jacques Anquetil est actuellement et partiellement fermée à la circulation jusqu’en octobre 2026 pour permettre son prolongement jusqu’à l’avenue Albert Sarraut. Cette nouvelle jonction fluidifiera les déplacements dans ce secteur densément fréquenté.

Parallèlement, une nouvelle voie est en cours de création. Dès le mois de septembre, elle reliera l’avenue Albert Sarraut à l’avenue Marcel Cerdan et s’imposera comme le principal axe de circulation du quartier, redessinant ainsi la carte des déplacements locaux.

Un parking relais pour désengorger le stationnement

Autre étape clé, les travaux de construction d’un parking relais de 317 places débuteront également en septembre. Ce nouvel équipement sera édifié sur l’actuelle friche située rue Clément et Lucien Mathéron, transformant un espace délaissé en une infrastructure essentielle pour les navetteurs. En offrant une solution de stationnement organisée à proximité de la gare, ce parking vise à réduire la pression sur les places en voirie et à faciliter l’intermodalité.

Pour suivre en détail l’avancement des différentes phases du projet, les informations sont disponibles sur le site de la ville de Goussainville

(www.ville -goussainville.fr/ficheaction/133/14727-pole-gare-un-quartier-en-mouvement.htm).

https://presseagence.fr/goussainville-urbanisme-le-quartier-pole-gare-poursuit-sa-vaste-transformation/

Découvrez les avancées du projet de restructuration du Pôle Gare à Goussainville : voirie, nouveaux logements et futur parking relais.

  /   /  /   : "Parc d'attractions Dragon Ball : comment le projet pourrait transformer l’économie du Val-d’Oise" (Artic...
26/08/2026

/ / / : "Parc d'attractions Dragon Ball : comment le projet pourrait transformer l’économie du Val-d’Oise" (Article France 3 IDF)

Six milliards d’euros, 22 000 emplois, le projet de trois parcs à thème, dont le premier dédié au manga pourrait transformer le département du Val-d'Oise en une destination touristique majeure. Avec de nombreuses conséquences économiques et territoriales.

"Le projet dans le Val-d'Oise tel qu'il est présenté là avec six milliards d'investissement est vraiment ce qui c'est le plus important en ce qui concerne le marché des parcs thématiques de loisirs en France. C'est certain !", assure Jean-François Benon, directeur du comité d’expansion économique du Val-d’Oise. Voire plus important que le projet Disneyland à l'époque de sa création, estime l'économiste qui évoque un projet de même envergue que le "parc Universal à Bedford qui est prévu à l'ouverture en 2031".

On ne connaît pas encore le calendrier précis du chantier de ces trois parcs annoncés sur le site de l'ancien parc Mirapolis, fermé il y a 35 ans mais, la Région Île-de-France estime que "la fréquentation cumulée pourrait atteindre sept millions de visiteurs en vitesse de croisière". Une clientèle internationale qui ferait du département une destination touristique à part entière.

"Il faut reconnaître que ce modèle de parc est redoutablement efficace. On voit le succès de Disney qui est devenu la première destination en France", souligne Jean-François Benon.

Des dizaines de milliers d'emplois projetés

Le chantier du site sera porté par Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF) dédiée au divertissement, au sport et à la culture. Le projet prévoit également la construction d'hôtels, de restaurants et des logements, constituant ainsi un écosystème touristique complet. Au total, 22 000 emplois sont annoncés.

"Aujourd'hui, l'agglomération c'est à peu près 215 000 habitants, 100 000 actifs à la louche, Donc, ça veut dire que l'arrivée d’un parc de ce type, ça représente d'un seul coup presque un quart de la population active du territoire", souligne Jean-François Benon.

"On a un très gros pôle universitaire à Cergy-Pontoise avec plus de 38 000 étudiants. Ça va nécessiter un énorme travail dans les années qui viennent d'adaptation de l'offre de formation aux besoins techniques parce qu'il y a beaucoup de technologie dans ces parcs, des services et de l'hôtellerie, de la restauration de la gestion", observe le directeur du comité d’expansion économique du Val-d’Oise.

Sur ICI Paris Île-de-France, le président de l'Umih Île-de-France, le premier syndicat patronal du secteur CHRD (cafés - hôtels - restaurants - discothèques), Frank Delvau, a qualifié le projet d'"excellente nouvelle pour le tourisme francilien", espérant des dizaines de milliers d'emplois directs.

"Il va falloir développer le métier du tourisme, c'est une culture qu'on doit avoir vis-à-vis des métiers de service", explique Frank Delvau. "Malheureusement, côté restauration traditionnelle, il y a beaucoup de fermetures et de faillites, on a du mal à recruter dans ces métiers, donc il va falloir vraiment développer [cet aspect-là]", ajoute-t-il.

Directement concerné par les retombées économiques du projet, la Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, présidée par Jean-Paul Jeandon. L'édile se félicite des bienfaits que devraient apporter à son territoire ces trois parcs d'attractions. Emplois, nouvelles offres de transports, créations d'entreprises. "Parallèlement, il y a bien sûr tous les services publics. C’est-à-dire l'hôpital Novo qui ne pourra pas rester dans sa dimension actuelle compte tenu du nombre de visiteurs. Vous avez après, toutes les forces de police qui seront renforcées. Et puis le dernier point, c'est l'accompagnement, je dirais, des constructions de logements avec des services publics, que ce soit des écoles, des crèches, des terrains sportifs", énonce Jean-Paul Jeandon qui plaide pour que le projet soit débattu avec les élus locaux.

Un défi pour les transports

Pour la région Île-de-France, "l'arrivée du parc" permettrait de développer sur le site qui avait accueilli Mirapolis,"un nouveau pôle de loisirs et d’activités, créateur d’emplois et d’attractivité pour le Val-d’Oise et l’agglomération de Cergy-Pontoise".

"Tout le monde parle de l'investissement privé, c'est très bien. Mais quel va être l'investissement public ?", s'interroge désormais Jean-François Benon au sujet de l'accès, de l'offre de transports qui mènera aux futurs parcs et qu'il faudra optimiser. Le site est pour l'instant à 40 minutes de route de l'aéroport Charles-de-Gaulle, à 18mn en bus et à pied de la gare du RER A de Cergy-le-Haut.

Pour Marie-Christine Cavecchi, Présidente du Département du Val-d’Oise ces trois parcs à thème "doivent également être l’occasion d’accélérer le développement de nos mobilités (RER, bus, tramway, Grand Paris Express) et de nos infrastructures routières, au bénéfice de tous les Valdoisiens. Le département sera pleinement engagé pour accompagner cette ambition".

"Tout ça permet finalement en matière de mobilité d'améliorer et de devancer quelque part des projets que nous avions depuis un certain temps (...) c'est la possibilité d'avoir le T13, le tramway qui permettra de se relier jusqu'à Saint-Cyr. C'est la possibilité d'avoir une liaison directe avec Roissy", renchérit le président de la Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise.

Quoi qu'il en soit, Jean-François Brenon parie de son côté que l'arrivée de ces parcs aura un "impact considérable sur les infrastructures", comme ça a pu être le cas en Seine-et-Marne.
"Quand Disney est arrivé en 92, le département de Seine et Marne a changé de catégorie. Il a été terriblement impacté positivement de dynamisme et économique en matière d'infrastructures, ils ont récupéré une gare TGV, des équipements qui n'auraient jamais eu s'il n’y avait pas eu ça", constate-t-il.

Un territoire déjà imprégné par le manga

On ne connaît pas encore les thèmes des trois parcs mais le premier d'entre eux sera dédié à l'univers du manga. Un thème culturel déjà largement véhiculé et adopté dans le Val-d'Oise.

"Le Val-d'Oise est parmi les deux ou trois premiers en France sinon le premier en nombre d'entreprises japonaises présentes. On va fêter 40 ans de relations étroites avec le Japon dans le domaine culturel, y compris avec les écoles d'arts, autour des mangas", explique Jean-François Benon.

Six milliards d’euros, 22 000 emplois, le projet de trois parcs à thème, dont le premier dédié au manga pourrait transformer le département du Val-d'Oise en une destination touristique majeure. Avec de nombreuses conséquences...

Address

2 Avenue Du Parc/CS 20201/CERGY

95032

Opening Hours

Monday 09:00 - 17:30
Tuesday 09:00 - 17:30
Wednesday 09:00 - 17:30
Thursday 09:00 - 17:30
Friday 09:00 - 17:30

Alerts

Be the first to know and let us send you an email when Ceevo Val d'Oise posts news and promotions. Your email address will not be used for any other purpose, and you can unsubscribe at any time.

Shortcuts

  • Want your organization to be the top-listed Government Service?

Share