19/07/2020
CHAPITRE 4: MAME KUMBA
Kou ma done ladj, mangui (ou sont ceux qui me demandaient, je suis là)
Kou ma donne sétt mangui (ou sont ceux qui voulaient me voir, je suis là)
Mana Kumba, rap bou civilisé ame base ame classe, dom ndeyou Koko ndir, di weur Ahma Samb soubeu ba ngone, nane fondé dém teudi. (Je n’ai pas vraiment de traduction en français qui veut traduire ?)
N’écoutez pas Koko, je ne suis pas aussi diabolique qu’elle le prétend. Juste un peu rek. Il fut un temps où je faisais d’elle tout ce que je veux. Dès que Ndeup a décidé de quitter Dakar ça m’a mis hors de moi, et je me suis jurée qu’elle allait le regretter. A la veille de leur départ déjà Koko avait piqué une crise par mes soins, mais sa mère avait deviné que c’était moi. Et avec l’aide de son sorcier blanc-là Franck, ils nous ont emmené chez les descendants d’Hitler, pff ! il y faisait froid et gris et les gens était grands, pales et moches.
Pendant de longues années j’ai considéré Koko que comme un corps, une enveloppe et moi l’âme. Mais je me suis rendu compte bien après que l’enfant-là ne manquait pas de caractère, avec tout ce qu’elle avait vécu dans son enfance, elle n’avait juste pas envie de croire à un équilibre de vie et d’être encore déçue. Quand je me suis vraiment manifestée à elle, elle s’est sentie perdue, elle ne savait plus qui elle était, et comme sa mère ne lui avait jamais vraiment parlé de ses origines lébou, elle s’est fiée à moi naturellement. Je lui procurais ce sentiment d’être une déesse et que tout était à sa portée. Pour distinguer le bien et le mal il faut d’abord en avoir conscience, et moi à cette époque lima nékh rek la khamone (je ne faisais que ce qui me plait).
Je voulais Koko pour moi seule, du coup j’ai fait en sorte que tous les gens qui étaient autour d’elle ne comptent pas vraiment pour elle, même sa mère et son beau-père. Mais l’arrivée des frères a tout bouleversé. Dès qu’elle a rencontré Iba, la première fois, j’ai senti l’alchimie qui avait entre ses deux-là. Pendant des mois je l’ai tenue éloigner de lui, et comme ce dernier avait ses propres démons, il avait peur de trop s’approcher des autres ça faisait mon affaire. Mais le jour ou Koko a décidé de s’approcher de lui, je n’ai rien pu faire et ça m’a fait peur.
Je me disais qu’elle était amoureuse de lui ! Mais, j’ai dû comprendre par la suite, que ce qui l’attirait vers Iba était plus fort que tout ce que j’avais imaginé, plus fort que l’amitié, plus fort que le désir et toutes les forces réunies qui pouvaient lier deux ados. C’était la puissance en personne, l’autorité, la protection, l’amour aussi.
Iba était le fil solide et incassable qui la liait à Ahmada Bassirou Samb.
Dieu cet homme ! il me désarmait a tout point de vue.
Koko N’dir est tombée f***ement amoureuse de lui dès qu’il l’a snobée la première fois à la cantine. Elle faisait genre qu’elle s’en foutait mais j’ai senti le frétillement de son petit cœur, dès que Ahma a posé les yeux sur elle. Son regard n’avait croisé le sien qu’un bref instant, mais le choc incisif de son magnétisme s’est fait sentir encore et encore sur la moindre partie du corps de ma protégée. Ces yeux l’avaient attirée à lui comme la flamme attire le papillon de nuit. Elle a tenu un moment, mais plus le temps passait plus elle se sentait de moins en moins capable de lui résister.
Ahma avait ce regard sur elle qui la rendait unique. Précieuse. Puissante. Et ça c’était plus que je ne pouvais lui offrir.
Même si j’étais jalouse de sa relation quasi fusionnelle avec Iba, je devais accepter son nouvel ami car sans lui Ahma serait inaccessible pour nous. Et Ahma était celui que je voulais pour ma Koko.
Pendant 5 ans, il a joué le rôle du grand frère hyper protecteur pour ces deux têtes de nœuds qui accumulaient les bêtises sous ma houlette bien sûr. Je n’avais pas de limite, et je poussais Koko à faire des choses dingues car à chaque fois Ahmada volait à son secours.
Tout ce temps, il s’est persuadé que son rôle était juste de protéger ses « petits ». Koko devenait de plus en plus magnifique, Mais Ahma ne se laissait pas attendrir, au contraire. Il se méfiait depuis qu’il savait que j’existais. Vous savez toutes ces histoires qu’on raconte sur les rabbs, et bien c’est parfois vrai mais des comme moi il y’en a pas, je suis unique dans mon genre. Je le voulais pour Koko alors j’ai choisi de me calmer un peu. Et petit à petit, ce cher Ahma a succombé.
Quand Ndeup s’est mariée avec Franck, ce dernier a voulu lui faire découvrir la Grèce durant leur lune de miel. De ce fait, Koko a été envoyé chez les Aidara, pour le plus grand bonheur de son meilleur ami. Deux semaines de folies en perspective. Les grands parents d’Iba, l’adoraient et ils ont tout fait pour qu’elle se sente à l’aise.
Je n’en pouvais plus d’attendre pour que Ahma fasse le premier pas. J’étais frustrée et en colère car les choses t**daient à se réaliser comme je le voulais, alors je m’en suis prise à Koko et elle a piqué encore une crise. Iba s’en souviendra toujours car elle lui a mis une gifle qui l’a marqué à jamais en bas de l’oreille. Papi Aidara a commencé à lui souffler le coran dans l’oreille ma gueuneu rakadiou. Je pense que moi-même au bout d’un moment je ne me contrôlais plus. Ahma qui était sorti avec ses potes fut appelé en urgence, par son frère. Et il arriva en trombe quelques minutes plus t**d, heureusement qu’il n’était pas très loin. Papi l’avait laissée dans la chambre d’Iba et elle y a foutu un vrai bo**el.
Dès qu’Ahma arriva, son grand père le briefa sur la situation et il m***a la retrouver dans la chambre. Il entra doucement en refermant derrière lui à clé, elle lui a aussitôt sauté dessus pour le griffer, mais plus fort et surtout plus habile, il a retourné l’attaque contre elle, et elle se retrouva coincé entre ses bras puissants. Comme à chaque qu’elle piquait une crise, elle avait une force quasi surhumaine mais là elle était en face d’Ahmada Bassirou Samb, on aurait dit que rien ne l’ébranlait. Il la tenait d’une façon, qu’on aurait pu penser qu’ils étaient collés l’un à l’autre, Koko étant la continuité de son homme. C’était son homme ! j’avais vu déjà vu beaucoup plus loin qu’eux.
Elle se calmait dans ses bras, lentement mais surement. Ahma la tenait toujours fermement contre lui tout en la couchant sur le lit défait. Son corps d’homme de 21 ans avec les hormones en plein ébullition ressentait chacune de ses courbes qui se lovait contre lui. Entre les disputes et les désaccords constants qui les opposaient souvent car luttant contre leur attirance irrésistible, ce moment les rapprochait comme jamais avant et, bien qu’il aurait dû s’arracher au plus vite à ce bonheur déplacé, Ahma ne pouvait s’y résoudre.
Comme après chaque crise, Koko avait froid et avoir ce corps puissant à sa portée était juste ce qu’il lui fallait. Elle se blottit davantage au creux de son épaule chaude, accueillante et exhalant un délicieux parfum de virilité, un mélange de savon de Marseille, de sueur, et ce petit quelque chose d’unique qui n’appartenait qu’à lui. Quand, elle sentit le souffle d’Ahma devenir saccadé, son cœur battre la chamade contre son sein, elle n’y tint plus : elle entrouvrit les lèvres et lécha avidement le creux de son cou, comme elle l’avait rêvé, cédant au désir qui la tiraillait depuis leur première rencontre.
Le corps du jeune homme s’embrasa et vibra sous le sien. Malgré avoir été prisonnier d’un atroce cercle vicieux de désir et de déni, pendant si longtemps, sa volonté de lui résister avait soudain disparu, il ne ressentait plus qu’un besoin primal de la posséder, que Koko soit tout à lui. Il la regardait comme s’il ne l’avait jamais vue, se gorgeant de sa beauté avant de se pencher pour la gouter enfin. Il lui transmettait la pureté de son désir, tandis que ma protégée se laissait aller à cette nouvelle caresse avec une sérénité flippante pour moi.
C’était flippant oui car de l’instant ou les lèvres d’Ahmada ont touché les siennes, l’amour, qui remplit son cœur, m’en fit sortir. Il n’y avait pas assez de place pour nous deux dans le corps de Koko, dans un moment pareil. Pour la première fois je me suis sentis seule, demunie, moi qui croyais être l’âme de Koko, en fait c’est moi qui n’étais rien sans elle.
Je devenais comme un simple spectateur de l’éclosion de leur amour charnel.
Leurs lèvres scellées semblaient ne plus vouloir se détacher. Ce fut un ba**er doux, plus doux que tout ce qu’ils avaient déjà expérimentés l’un comme l’autre. Il faut dire qu’ils étaient tous les deux novices à l’art de l’amour. Ahmada était beaucoup plus à l’aise, aussi se permit-il d’approfondir le sujet, prenant plus qu’il ne devrait être autorisé pour un premier ba**er.
Il était un homme dans la fleur de l’âge, au top de sa forme physique grâce à la boxe qu’il pratiquait régulièrement. Mais la présence de Koko, le nectar de ses lèvres, le contact de son sein dans sa paume, faisaient battre son cœur d’une telle manière qu’il crut un instant ne pas survivre à cette nuit. Comment pourrait-il se lasser de l’explorer, de son goût si agréable ! Il poursuivit ses assauts, parcourant avidement chaque recoin de ses lèvres offertes et pulpeuses, enivré par ses petits hoquets de plaisir quand sa langue la pénétrait et que ses dents la mordillaient. Puis maladroitement, Koko commença à lui rendre la pareille, l’embrassant avec un désir, une passion que l’amour rendait exceptionnel, prolongeant ainsi le sensuel ballet de leurs langues. Ainsi, ils échangèrent leur folie mutuelle, s’offrant l’un à l’autre en un rythme aussi soutenu que parfait. Ils découvraient le plaisir pour la première fois et c’était diablement beau. Sous la fine étoffe de sa robe, les seins de Koko pointèrent contre lui. Elle murmura son nom tandis qu’il lui enlevait son habit et descendait vers la naissance de sa poitrine. Ahma savait qu’il devait s’arrêter avant d’aller plus loin, mais il n’avait plus aucune volonté à résister. À travers le tissu du soutien-gorge, il titilla l’un de ses tétons de sa langue. Et même lorsqu’il libéra la chair durcie de son écrin, englobant son sein prodigieux dans sa poigne avide, il n’en eut toujours pas assez. Il la plaqua sur le lit, se mit sur elle, et saisit sa poitrine à pleines mains et la porta à ses lèvres, goûtant un sein après l’autre. Il devenait comme fou devant tant de beauté et de douceur ! Puis, cédant aux toutes dernières pulsions qui luttaient contre sa volonté, il glissa ses doigts sous les revers de sa petite culotte et en libéra la silhouette de rêve de celle qui hantait ses nuits.
Koko, malgré sa vie tumultueuse, n’avait absolument aucune expérience amoureuse, et le plaisir sexuel était tout nouveau pour elle, mais elle savait que ce qu’elle ressentait à cet instant, ne pouvait se produire que dans les bras d’Ahmada. La façon dont il la touchait lui donnait tellement de bonheur, qu’elle oubliait tout autour d’elle. Ce dernier était encore habillé et le contraste rugueux de ses vêtements avec sa propre peau nue ne faisait qu’alimenter l’incendie qui s’emparait inexorablement de son corps.
Soudain, il se souleva en arrêtant ses caresses, la laissant frustrée jusqu’à ce qu’elle vît son regard avide la détailler. Jamais un homme ne l’avait regardée de la sorte, comme une denrée rare qu’on aurait cherchée toute une vie durant… La puissance de son regard la fit frémir et elle voulut se recouvrir avec sa robe. Mais il la gronda : Je n’ai pas encore fini de te regarder ! Même dans l’intimité, Ahma incarnait l’autorité même. Cela aurait dû l’énerver ou lui donner envie de se rebeller mais à sa grande surprise, son désir s’accrut de plus belle.
A cause de ces incertitudes, de son enfance particulière, de ses frustrations, elle n’aurait jamais pensé vivre une telle plénitude grâce à un homme. Toutes ses peurs et ses angoisses ne pouvaient que ployer le genou face à la passion dévorante d’Ahmada. Oh, oui ! Être détaillée ainsi par lui était un véritable plaisir mais c’était encore loin d’être suffisant. Elle le voulait tout entier, sentir ses mains sur elle, ses lèvres la parcourir et plus encore. Il posa encore ses mains sur ses seins avec une révérence telle qu’elle en eut le souffle coupé.
• Je n’arrive pas à y croire, murmura-t-il. Tu es là, bien réelle… et magnifique !
Le cœur de Koko battait la chamade sous ses mains expertes. Elle avait toujours eu conscience de ses charmes et elle était naturellement coquine. Mais comment faire quand on a un homme pareil devant soi ? Elle le contemplait aussi comme elle contemplerait un fondant au chocolat. Ahma avait employé le mot juste : magnifique. Ils étaient tous les deux magnifiques. Elle grande, pulpeuse, lui très, très grand et bâti comme une armoire et tous deux aussi fougueux que les vagues de Nazaré. Les mains d’Ahma progressèrent de sa poitrine jusqu’à son ventre plat et ses hanches qu’il emprisonna afin de l’attirer encore plus à lui et de réclamer ses lèvres. Koko se laissa aller, succombant aux divines caresses qu’il lui octroyait, de ses fesses jusqu’à ses seins. Chaque caresse et chaque attention était comme un geste naturel, aussi naturel que le lent cheminement de ses doigts sur son ventre. Elle le désirait tant qu’elle en tremblait ! Et lorsque ses doigts s’immiscèrent lentement entre ses cuisses, en perte totale de repères, elle crut s’évanouir.
• Tu es si chaude, murmura-t-il tout contre sa nuque. Si humide ! Oh, je n’arrive pas à y croire !
Puis il immisça un doigt en elle, puis deux, et le monde se mit à tourner si vite qu’elle oublia de respirer. C’était si bon ! Cette chaleur qui émanait de lui, la douce pénétration de ses doigts en elle et les caresses appliquées de son pouce contre son petit bouton… tout était si bon ! Le bruit de la pluie qui s’était soudainement abattue dehors semblait faire écho en elle. Elle s’accrocha désespérément à son cou et chuchota à son oreille :
• On va aller jusqu’au bout ?
• Tu ne veux pas ? demanda Ahma
• J’ai un peu peur
• C’est tout aussi nouveau pour moi
• Tu veux dire que…
• Oui c’est avec toi, que je découvre tout ça
• Mon Dieu, bébé ! mais toutes ces filles qui tournent autour de toi
• Il n’y a qu’une qui m’intéresse, et elle est actuellement dans mes bras
• …
• Tu me rends fou, Koko !
• Lol coco comme chérie coco ?
• Non « Ko » comme les deux premières lettres de ton prénom (c’est lui qui lui a donné ce surnom)
• Koko Ndir, hum ça sonne bien… ! je t’aime Ahma et je veux bien franchir cette m***agne avec toi
• Je sais, et ne t’inquiète pas tes sentiments et tes désirs sont en sécurité avec moi
• Maintenant laisse-moi te voir aussi.
Elle ouvrit sa chemise découvrant son corps de fou ! ooh Dieu devait être très, très, très content quand il a créé ce spécimen humain-là. Attirée par ses tétons durs et sexy, koko y passait ses doigts comme hypnotisée.
Il s’arracha à ses caresses innocentes qui le mettait dans tous ses états et d’un seul geste, il se défit de son pantalon et de son boxer.
Koko lâcha à cet instant un hoquet de surprise, mais elle n’eut pas le temps de se remettre de cette énormité, qu’il s’empara de ses chevilles et écarta ses jambes, dévorant sa fleur des yeux avec une intensité renouvelée, avec béatitude, comme un enfant devant son cadeau de Noel tant espéré. Il devenait fou, ne pouvant plus réfléchir tout son être aspirait à s’unir à elle. Pourtant il était conscient qu’il devait faire doucement pour ne pas lui faire mal, mais avait-il assez d’expérience pour pouvoir faire la part des choses ? Non ! donc il y alla d’instinct.
Doucement, méthodiquement, et comme c’était dur, comme c’était bon, chaud, doux, onctueux…
Et puis un barrage, fin mais ferme, qui ne parvint pas arrêter sa lente progression, éclata et la sensation qu’elle était pleinement sienne se précisa. Koko était crispée autour de lui souffrant surement, mais lui ne savait plus comment s’arrêter.
Il ne savait plus rien, ne voyait plus rien, n’entendait plus rien, tout n’était que sensation de plénitude. Du coup eh bien, dès qu’il la remplit jusqu’à la garde, il explosa
• Ko… ko gronda-t-il sourdement en tremblant
Pendant plusieurs secondes on entendit que leur souffle saccadé, Koko était surprise, Ahma comblé mais dépité.
• Je suis désolé, chuchota-t-il
• Donc c’est vraiment déjà fini ?
• …
• Ce n’était pas censé se passer comme ça, ou bien les films, ce sont des menteurs ?
• Ferme la Koko stp ! tu parles parce que tu ne ressens pas ce que je suis en train de ressentir à ce moment précis, tu ne sais pas ce que c’est que d’être en toi
• …
Toujours ancré en elle, de sa main gauche, il lui maintenait les hanches tandis que de l’autre, il lui massait les cheveux. Koko s’attendait à ne pas ressentir du plaisir pour sa première fois mais là, mome c’était voyage avorté.
Quand Ahma reprit son mamelon en bouche, elle sortit de ses pensées. Quand il fut sûr d’avoir à nouveau toute son attention, il lui demanda
• Est-ce que tu me sens toujours ?
• Ahmada Bassirou je te sens partout, je te rappelle que tu es encore sur moi et en moi
• Et là ?
Nékeu khalé nékh (vive la jeunesse) ! ayant retrouvé ses esprits, il s'est cambré en mimant un rapide va et vient, pour tâter le terrain. Koko en resta sans voix : il était toujours dur et à nouveau prêt, prêt pour elle.
C’était l’effet qu’elle avait sur lui.
Il lui fit l’amour toute la nuit, et la petite qui se plaignait du voyage avorté du début, finit par regretter d’avoir réveillé la bête en lui.
Ndeyssanne, ceci n’était que le début de leur f***e histoire !
Une histoire qui aurait pu être fantastique si je n’étais pas qui je suis. J’avais beau vouloir Koko pour Ahma, je la voulais d’abord pour moi-même. Et je faisais du grand n’importe, l’emportant dans mes délires. Si Ahma est retourné à Dakar, c’est ma faute. Le pauvre n’avait plus de vie, il était comme un sapeur-pompier au taquet pour éteindre les flammes que laissaient Koko Ndir sur son passage. Il est parti sans dire aurevoir.
Koko m’en a voulu, mais tellement. Mais au lieu de baisser les bras, elle a pris une décision qui a radicalement changé nos vies.
Avec l’aide de Papi Aidara, elle s’est défaite de mon autorité.
Un rituel qui m’a beaucoup affaibli, mais qui l’a rendu elle indépendante et sure d’elle, révélant un potentiel qu’inconsciemment j’étouffais. Je comprenais pourquoi, sama mame Leuk Daour (mon grand-père) avait choisi son corps pour moi.
Papi Aidara avait mis le Coran dans son cœur, et cette petite f***e savait puiser en sa puissance. Aujourd’hui j’étais comme une sœur pour elle et comme elle avait su me pardonner mes bêtises et d’avoir failli gâcher sa vie, j’ai juré que je ferai tout ce qui était en mon pouvoir pour lui faire retrouver son amour.
A part ça, il fallait aussi qu’on se sert les coudes, toute notre famille lébou nous attendait de pieds ferme. Ils étaient tous au courant qu’on était à Dakar !