05/02/2026
ETUDIER DEVIENT UN LUXE !
Hausse importante du minerval : dès la prochaine rentrée, plus de la moitié des étudiants francophones devront payer un minerval proche de 1200 €, contre 175 à 835 € actuellement.
Nouveau système basé sur les revenus : le montant ne dépendra plus du type d’établissement ou de la formation, mais du revenu du ménage, avec 4 niveaux :
0 € pour les étudiants boursiers
374 € (condition modeste)
835 € (taux intermédiaire)
1194 € (minerval plein)
Flou et lourdeur administrative dénoncés par la FEF : les étudiants devront avancer le montant plein (1194 €) et envoyer des documents pour obtenir une réduction, ce qui risque de surcharger les administrations et de créer de l’incertitude au moment des inscriptions.
Critique de l’argument des “épaules les plus larges” : selon la FEF, des familles aux revenus moyens (environ 2200 € nets par parent) devront payer le minerval maximal, ce qui touche des ménages non privilégiés.
Charge reportée sur les étudiants et les familles : la FEF estime que ce sont les étudiants (jobs étudiants) et les familles modestes qui feront l’effort budgétaire, pas l’enseignement supérieur lui-même.
Fort impact sur les hautes écoles : certaines appliquaient des minervaux très bas (175–220 €). Pour leurs étudiants, la hausse peut dépasser 1000 € d’un coup, ce qui est jugé brutal et injuste.
Rééquilibrage défendu par le gouvernement : la Ministre-Présidente Elisabeth Degryse met en avant une meilleure prise en compte de certaines situations (notamment familles monoparentales) et n’exclut pas d’ajuster les seuils.
Effet négatif sur l’accessibilité aux études : l’ARES a rendu un avis négatif sur la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. La FEF craint que des familles renoncent à inscrire leurs enfants à cause du coût et de l’incertitude.
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