18/07/2026
Je vais vous raconter une histoire. Une histoire très simple, très communale, et pourtant tellement révélatrice d’une manière de gérer.
Voici l’histoire de l’écran de la Coupe du monde de Saint‑Josse qui est toujours installés sur la place Saint-Josse mais qui ne diffusera pas la demi‑finale (ce soir) ni la finale (demain).
Tout commence avec l’inspecteur des finances, qui refuse que la commune paie la location d’un écran. Vu la situation de quasi-faillite de la commune , une telle dépense était inpensable. Mais certains, au sein de la LB, se sont crus plus malins. Ils ont eu une idée « lumineuse » : solliciter des commerçants pour sponsoriser l’écran. Un écran gratuit, quelle trouvaille. On aurait presque applaudi.
Sauf que diffuser un match de foot sur l’espace public, ce n’est pas juste poser un écran. C’est mobiliser du matériel, des barrières, de l’électricité, des dispositifs de sécurité. C’est mobiliser des agents, de la prévention, de la propreté, de la coordination qui devront récupérer ces heures prestées plus t**d. C’est assumer une logistique complète, lourde, coûteuse, et que la commune a eu beaucoup de mal à porter pour les premières diffusions.
La majorité pourtant expérimentée a donc découvert une vérité très simple : on peut sponsoriser un écran, mais pas la logistique qui va avec. Un écran gratuit n’existe pas — c’est toujours la commune et le contribuable qui paie, autrement certes.
Morale de l’histoire : à Saint‑Josse, les idées géniales foncent tête baissée dans le réel… et le réel, lui, présente toujours directement l’addition au contribuable.