23/10/2026
Les propos de la bourgmestre témoignent d’un mépris total envers les élus et militants socialistes, mais aussi envers les Courcelloises et Courcellois qui nous soutiennent et nous accordent leur confiance.
Le PS de Courcelles soutient la demande de la Fédération : le retrait de ces propos et des excuses publiques. Les insultes ne remplacent pas les réponses.
Affaire Hasselin : les insultes ne remplacent pas les réponses
Communiqué de presse – Fédération socialiste de Charleroi-Thuin
La Fédération socialiste de Charleroi-Thuin condamne fermement les propos gravement injurieux tenus par la Députée-Bourgmestre de Courcelles, Caroline Taquin, à l'égard des socialistes, lors d'une interview accordée à Télésambre à l'issue du conseil communal.
Ces attaques, qui mettent indistinctement en cause l'honorabilité de milliers d'élus et de militants socialistes, sont d'autant plus regrettables que Madame Taquin a elle-même choisi de repartager cette interview sur ses réseaux sociaux, donnant ainsi une nouvelle publicité à ses déclarations.
Les élus socialistes de Courcelles n'ont pourtant fait qu'exercer leur rôle démocratique en interrogeant le collège communal sur les conséquences politiques de la condamnation en première instance de l'échevin Joël Hasselin pour des faits de rébellion et de violences envers des policiers.
Madame Taquin a par ailleurs elle-même déclaré avoir été présente lors des faits. En sa qualité de bourgmestre et de présidente de la zone de police des Trieux, elle devrait être particulièrement attentive à la gravité de cette situation. Sa présence rend d'autant plus nécessaire un débat transparent et responsable.
Le contraste est d'autant plus frappant que, le même soir, tandis que Caroline Taquin affirmait à Courcelles qu'elle refuserait toute éventuelle démission de Joël Hasselin, son propre président de parti, Georges-Louis Bouchez, déclarait à Mons qu'il n'y avait pas de place au MR pour ceux qui ne respectent pas la police. La ministre de la Justice, Annelies Verlinden, a elle aussi condamné avec la plus grande fermeté les violences envers les forces de l'ordre lors d'une séance plénière à la Chambre des représentants. Ces prises de position rappellent une exigence fondamentale : le respect de celles et ceux qui assurent notre sécurité.
L'indépendance de la justice doit naturellement être respectée. Elle ne dispense toutefois pas les mandataires publics de répondre aux exigences d'exemplarité et de responsabilité politique qui accompagnent leur fonction. La liberté d'expression est essentielle à notre démocratie. Elle ne saurait justifier des injures, ni des accusations générales gratuites à l'encontre de celles et ceux qui exercent légitimement leur mandat.
La Fédération socialiste de Charleroi-Thuin demande dès lors à Caroline Taquin de retirer publiquement ses propos et de présenter ses excuses aux élus et militants ainsi mis en cause, dans un délai de sept jours. À défaut, elle se réserve le droit d'examiner les procédures juridiques appropriées.
Les désaccords politiques se règlent par le débat et par les faits, pas par les invectives.