30/05/2026
🟢 Titres-services du CPAS d’Ellezelles : poser des questions n’est pas du populisme. C’est notre rôle.
Lors du dernier Conseil communal, Isabelle Coppée a posé une question d’actualité concernant l’avenir du service titres-services du CPAS d’Ellezelles.
Cette question faisait suite aux inquiétudes relayées par les travailleuses concernées, par plusieurs familles de l’entité et par de nombreux bénéficiaires de ce service de proximité.
Depuis, la presse locale s’est également emparée du sujet.
Nous partageons ci-dessous les liens vers les articles de la Dernière Heure / lavenir.net et de notélé, ainsi que le texte complet de la question d’actualité d’Isabelle Coppée en premier commentaire.
Pendant le Conseil, il nous a été reproché de faire du “populisme”.
Nous le contestons clairement.
Selon le CRISP, le populisme est un style politique qui repose notamment sur le rejet des élites, la mise en scène d’un peuple présenté comme homogène et l’idée que sa volonté serait la seule source de légitimité démocratique.
Ce n’est pas notre démarche.
Notre démarche est claire : poser des questions précises, demander des chiffres, comprendre quelles alternatives ont été étudiées, s’assurer que les travailleuses reçoivent des garanties claires, et veiller à ce que les bénéficiaires du service ne soient pas laissés dans l’incertitude.
Ce n’est pas du populisme.
C’est du contrôle démocratique.
C’est le rôle normal d’une minorité dans une commune.
On a également tenté de nous expliquer que ce sujet ne pouvait pas être discuté au Conseil communal, car il relèverait uniquement des organes du CPAS.
Nous ne partageons pas cette lecture.
Quand une décision concerne l’avenir de 14 familles de l’entité, touche un service public local, impacte de nombreux utilisateurs et peut entraîner un transfert vers une société privée, il est normal que le Conseil communal puisse en débattre politiquement.
Bien sûr, les organes du CPAS ont leurs compétences propres.
Mais la commune soutient le CPAS, le CPAS agit au service de la population, et les conseillers communaux ont le devoir d’interpeller lorsque des habitants, des travailleuses et des bénéficiaires sont directement concernés.
Il faut que la majorité comprenne une chose essentielle : poser des questions, ce n’est pas bloquer.
Demander de la transparence, ce n’est pas attaquer.
Exiger des garanties sociales, ce n’est pas caricaturer.
C’est la démocratie locale.
Nous pouvons comprendre que la majorité n’apprécie pas toujours d’être interrogée publiquement. Nous pouvons comprendre qu’il soit plus confortable de prendre certaines décisions discrètement, sans devoir les expliquer, sans devoir exposer les chiffres, les alternatives et les conséquences humaines.
Mais ce n’est pas ainsi que nous concevons la démocratie.
Dans ce dossier, nous demandons des réponses aussi claires que notre démarche:
➡️ Quel est le déficit réel du service ?
➡️ Quelles solutions internes ont été étudiées avant d’envisager la fin du service ?
➡️ Quelles garanties concrètes pour les travailleuses ?
➡️ Quelles conséquences pour les bénéficiaires ?
➡️ Pourquoi une société privée pourrait-elle faire mieux que le CPAS, et à quelles conditions ?
➡️ Le dialogue social est-t-il été pleinement organisé ?
➡️ Les travailleuses ont-elles reçu une information complète, écrite et compréhensible sur leurs droits ?
Derrière ce dossier, il y a des personnes.
Des travailleuses.
Des familles.
Des bénéficiaires.
Un service de proximité.
Un choix politique.
Et ces personnes méritent mieux que le silence, les demi-réponses ou les procès d’intention.
Nous continuerons donc à faire notre travail : questionner, demander de la transparence, défendre les services de proximité et veiller au respect des travailleuses comme des bénéficiaires.
C’est cela, notre rôle.
Et c’est cela, la démocratie.
https://www.notele.be/si103-media165440-ellezelles-les-titres-services-du-cpas-vont-disparaitre.html
https://www.dhnet.be/regions/tournai-ath-mouscron/pays-vert/2026/05/29/stupeur-au-cpas-dellezelles-cest-la-fin-des-titres-services-MZL7EKYNAZAAPF7AL22MNBVY2Q/