14/06/2026
Ce matin, à la grande brocante d'Uccle Centre, je suis tombé sur un petit livre de Georges Lebouc intitulé "Histoire insolite des rues de Bruxelles".
Ce qui m'a amusé, c'est que l'auteur classe les rues bruxelloises par grands thèmes. Et Forest apparaît dans la catégorie des rues vinicoles, liées à l'histoire de la vigne et du vin.
C'est un rappel que notre commune possède un passé viticole aujourd'hui largement oublié. La toponymie en garde pourtant la mémoire : rue du Vignoble, drève des Vendanges...
Le livre reproduit également une très belle gravure montrant ce à quoi ressemblait le paysage forestois au XVIe siècle. On y comprend immédiatement pourquoi la vigne s'est développée ici : les coteaux de Forest descendaient alors vers la vallée de la Senne avec un dénivelé important et une exposition favorable au soleil. Lorsque l'abbaye de Forest s'est implantée sur ces terres, elle y a trouvé des conditions idéales pour la culture de la vigne.
Une petite découverte de brocante qui rappelle que notre commune n'est pas seulement une terre de brasseurs, mais qu'elle fut aussi, pendant plusieurs siècles, une terre de vignerons.
Au fond, l'histoire du vin et celle de la bière racontent aussi deux époques de Forest. Le vin renvoie à un paysage de coteaux, de champs et de domaines agricoles, à une commune encore largement rurale. La bière, elle, évoque davantage l'essor industriel bruxellois, les brasseries, les manufactures et l'urbanisation progressive de la vallée.
À travers quelques noms de rues, c'est donc toute la transformation de Forest qui apparaît : le passage d'un ancien monde rural à une commune pleinement intégrée à l'histoire industrielle de Bruxelles.
Comme quoi, les vieux livres réservent parfois de belles surprises !