30/08/2026
BORDER WAR 2026 — RETEX / DAY 1
Il y a les plans.
Et puis il y a Border War.
Pour cette édition, on avait choisi l’option train couchette. Sur le papier, l’idée était plutôt bonne : voyager de nuit, arriver frais en République tchèque et éviter les longues heures de route.
Dans les faits ? 8 heures de re**rd.
Apparemment, presque une tradition sur cette ligne…
Le bon côté : voyage "tranquille" avec le matos, aucun souci particulier avec nos répliques et aucun contrôle douanier.
Le mauvais : plus d’une demi-journée perdue sur le planning. Adieu l’installation tranquille du camp et le temps prévu pour profiter de la zone hors-jeu, des shops et de l’ambiance Border War.
On arrive donc avec une certitude : on a déjà assez attendu. Maintenant, on veut jouer.
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DAY 1 — LE CHAMP DE PATATES LE PLUS STRATÉGIQUE D’EUROPE
Début des opérations avec nos frères de la Hydra expérimental airsoft , ainsi que la BLACK SHIELD, rattachée à notre unité pour l’occasion.
Premier ordre de mission : surveiller et tenir une position. Une ressource essentielle.
Un point hautement stratégique. Un objectif probablement vital pour l’avenir de notre faction.
Un champ de patates.
Alors on tient le champ de patates.
30 minutes, 1 heure, 1h30.
Pas un ennemi.
Pas une information du HQ. Pas davantage de nouvelles de notre Platoon Leader.
À un moment, on se rappelle qu’on a traversé une partie de l’Europe pour jouer à l’airsoft et pas pour surveiller la récolte.
Direction l’avant-poste /point de respawn pour essayer de comprendre ce qu’il se passe et, surtout, obtenir une nouvelle mission.
Là, le Platoon Leader d’Echo nous accueille avec une information légèrement inquiétante :
notre Platoon aurait été entièrement éradiqué.
Nous serions les seuls survivants.
Ambiance.
Neanmoins... quelques dizaines de minutes plus t**d, notre Platoon arrive tranquillement au même endroit…
Sans avoir été détruit. Sans même avoir réellement été loyrdemment engagé.
Bon.
On comprend rapidement que la circulation de l’information va faire partie intégrante de l’expérience Border War.
On mange quelque chose.
Et on prend une décision :
puisque les ordres ne viennent pas, nous irons chercher nous-mêmes notre guerre.
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RECON
RHS, Hydra et Black Shield repartent donc en autonomie.
Objectif : reconnaissance, recherche d’informations, identification des mouvements ennemis et engagement si nécessaire.
Direction le camp des trafiquants (PNJ) ou on espere avoir plus d'interactions, que ce soit roleplay ou militaires.
Enfin, les premiers contacts.
Et là, quelque chose se met immédiatement en place. Une alchimie dans la squad Bravo 9.
Les automatismes fonctionnent.
Progressions propres.
Couvertures mutuelles.
Communication.
Répartition des secteurs.
Les quelques contacts rencontrés sont traités rapidement et efficacement.
Après des heures à attendre, nous commencons enfin à faire ce pour quoi nous sommes venus.
Nous poursuivons vers la Gold Mine toute proche.
Quelques tirs claquent.
Un tireur isolé nous engage.
On cherche.
On identifie.
…
Friendlyfire... un sniper seul qui engage uniquement sur repérage thermique.
Évidemment.
On reprend notre progression vers le village.
Et cette fois, la journée va complètement changer de visage.
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11 VS A FU***NG PLATOON
Aux abords du village, nous tombons sur plusieurs contacts PMC, ils fuient a notre approche.
Contact. Ils se sont repliés pour appeler du renfort.
Immédiatement, le rapport de force est évident, c’est un fu***ng platoon entier qui arrive en face.
Ils arrivent depuis le haut de la crête et disposent d’une excellente ligne de vue sur notre position.
Nous sommes 11.
En face ?
Facilement une quarantaine.
Notre premier point d’appui sera une butte qui nous permet de ralentir leur progression.
Et ça fonctionne. Très bien même.
Les tirs s'enchaînent et les PMC tombent.
Encore. Et encore.
Mais il y a un problème.
Eux ont des médics. Nous, non.
Chaque perte chez nous est définitive.
Chez eux, beaucoup reviennent dans le combat.
Alors on adapte.
La Black Shield tient la butte pendant qu’une partie de notre groupe décroche pour tenter de contourner les PMC et de les prendre à revers.
Pendant un moment, malgré le rapport de force, on les bloque.
On leur fait mal. Très mal.
Mais quarante joueurs restent quarante joueurs.
Petit à petit, le nombre commence à parler.
La pression augmente. Les angles se ferment. La butte finit par tomber.
La Black Shield est éliminée. Un opérateur Hydra tombe. Notre capitaine RHS également.
Il ne reste bientôt plus que cinq hommes.
Alors commence le repli.
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LONE SURVIVOR VIBES
Cinq. Pas de médic.
Un Platoon entier qui nous pousse.
Et derrière nous, plus grand-chose.
On décroche de cratère en cratère, utilisant chaque dépression du terrain pour casser les lignes de vue et ralentir leur progression.
Une retraite qui commence sérieusement à ressembler à une scène du film Du Sang et des Larmes.
Notre sniper trouve ses lignes. Et il commence son travail.
Un carnage.
Pendant que quatre d’entre nous tiennent les positions, attirent les tirs et fixent les PMC, il enchaîne les éliminations.
L’ennemi avance.
On recule.
Ils avancent encore.
On frappe.
On décroche.
On recommence.
Chaque mètre devient une nouvelle position à défendre.
Mais le résultat est inévitable.
Petit à petit, ils viennent à bout de notre unité.
Le silence retombe.
Fin de partie pour nous.
Mais c’est là que vient probablement le meilleur compliment de la journée.
Les PMC arrivent sur nos dernières positions…
Et cherchent.
Ils inspectent les cratères.
Regardent derrière nous.
Sur les côtés.
Plus loin dans la végétation.
Ils cherchent manifestement le reste de notre unité.
Parce qu'au vu de la résistance rencontrée et du nombre de pertes infligées, ils sont persuadés d’avoir affronté beaucoup plus de monde.
Il leur faudra presque dix minutes pour comprendre.
Il n’y avait personne derrière.
Pas de deuxième groupe.
Pas de renfort.
Pas une section cachée.
Juste cinq guerriers qui refusaient de lâcher le terrain.
Et rien que pour ce moment-là…
Border War venait de tenir ses promesses.
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Retour en Safe Zone.
Une heure avant de pouvoir repartir sur lz champ de bataille.
On commence déjà à préparer mentalement la suite.
Mais cette fois, ce ne sera ni le HQ ni les PMC qui décideront.
Ce sera la météo.
Une grosse tempête arrive sur la zone.
Le jeu de nuit est annulé.
Pluie. Vent. Terrain qui commence sérieusement à prendre cher. Un deluge qui comme ce a se dechainer.
Après le voyage interminable et cette première journée, la décision est prise : retour au gîte qui se situe a 30min, sécher le matériel, manger correctement et récupérer... la nuit sur terrain est de toute façon finie.
Parce que Border War ne faisait que commencer.
Day 1 : 11 hommes, un Platoon en face et une sacrée histoire à raconter.
Ab uno disce omnes.