L'union des Sans-Papiers pour la Régularisation

L'union des Sans-Papiers pour la Régularisation L'USPR est un mouvement dont la naissance correspond à l’occupation spontanée par une dizaine des Sans-Papiers Bruxellois de l’église à Béguinage le 30/1/2021.

L'occupation politique - ULB (Solbosch). L'occupation politique - VUB. et "SEE U".

19/05/2023
Dans une galaxie très très proche,Dans un pays de m***e qu’on appelle la Belgique,eu lieu l'événement du non-respect de ...
13/09/2022

Dans une galaxie très très proche,
Dans un pays de m***e qu’on appelle la Belgique,
eu lieu l'événement du non-respect de l’accord.

Suite à une lutte sans pareille, menée par un groupe de sans-papiers,
un cadre de référence garantissant un élargissement des critères put être négocié.

Seulement, Sammy Mahdi, qui était le secrétaire d’Etat à l’Asile et l’immigration,
avec l’aide du Directeur de l’Office des étrangers et de sa cheffe de cabinet,
sabotèrent l’accord.
Suite à quoi, une vidéo fut publiée, où l’on vit Roosemont présenter aux grévistes les éléments de l’accord, qu’il allait trahir.
Cette vidéo et d’autres communiquées, permirent d’amener le doute au sein du gouvernement, Contre Sammy Mahdi et son administration qui niaient toujours l’existences d’un quelconque accord.

Des auditions, ainsi débutèrent au parlement.
Où furent d’abord interrogés Sammy Mahdi, Freddy Roosemont et Dirck Vanden Bulck,
qui -à l’exception de Vanden Bulck- niairent l’existence de l’accord.

Puis furent entendus les garants, Mehdi Kassou, Marie-Pierre Debuisseret, Alexis Deswaef et Daniel Alliet, qui furent les négociateurs pour l’USPR.
Ceux-ci racontèrent dans quelles circonstances ils furent appelés par le premier ministre, pour définir un accord, avec Sammy Mahdi et quels en étaient les termes.

Les auditions des deux parties furent entendus, et les alliés de l’USPR, au sein du gouvernement, décidèrent alors de les trahir à leur tour, en oubliant de statuer sur l’existence ou non de l’accord, afin de sauver Sammy Mahdi, qui, en sabotant l’accord et en mentant au gouvernement, se posait en faux contre celui-ci et risquait de le faire s’écrouler face à la menace du Vlaams Belang et de la NVA.

Les guerriers de la régularisation, que l’on a appelé ex-grévistes,
furent trahis par l’Office des Étrangers, puis par la société civile d’Etat,
qui hurlaient qu’il fallait des critères clairs et permanents pour le 9bis. Tandis que l’USPR s’était battu pour un élargissement des critères du 9bis.
Soit pour ouvrir les voies de la migration.

Et enfin, furent trahis par Hervé Rigot, qui se saisit de cet appel des critères clairs pour définitivement enterrer la trahison de l’accord, et oublier la trahison de Sammy Mahdi et de son administration.

Le temps passa et les sans papiers se découragèrent.
Puis Sammy Mahdi fut nommé à la tête de son parti, et sa directrice de cabinet le remplaça au poste de secrétaire d’Etat à l’asile et l’immigration.
Elle promettait une politique encore plus dure que celle de Sammy Mahdi.
Tandis que Freddy Roosemont restait fidèle à la NVA,
Un nouveau mythe sorta concernant la régularisation,
un permis unique pour tous,
qui ne sera en fait donné à personne.
Le mensonge prenait dans les partis, à la chambre, jusque même chez certains sans-papiers !

Les voies de la migration semblaient promettre d’être annihilés,
lorsque l’USPR joua une nouvelle carte.

Des enregistrements avaient été effectués durant les négociations.
Ceux-ci concernaient également la nouvelle secrétaire, qui y avait pris part.

Dans l’attente que les sans-papiers se remobilisent,
Le gouvernement tremble en pensant
Que les sans-papiers ont décidé de ne pas laisser tomber.

        💥ATTENTION ESCROQUERIE SANS-PAPIERS !!!!! 💥Un communiqué de presse annonçant à partir de lundi un sit in et une ...
29/07/2022

💥ATTENTION ESCROQUERIE SANS-PAPIERS !!!!! 💥

Un communiqué de presse annonçant à partir de lundi un sit in et une grève de la faim devant l’Office des Étrangers a été publié par BX1 au nom du « collectif des sans-papiers de Belgique » aujourd’hui (https://bx1.be/categories/news/une-greve-de-la-faim-et-un-sit-in-devant-loffice-des-etrangers-tout-le-mois-daout/?theme=classic). Il s’agit d’une escroquerie ! C’est le même entrepreneur de misère qui en 2010 avait organisé une triste grève de la faim privée en louant un entresol en faisant payer les sans-papiers (cf. compte rendu en commentaire). L’action évidemment n’avait mené à rien, les sans-papiers avaient été manipulés et nous avions du trouver une solution d’urgence de relogement. FAITES TOURNER SVP !!!

Ce qui est le plus tragique dans ces histoires, c’est comment les entrepreneurs de misère abusent de la méfiance des sans-papiers à l’égard des associations de la société civile d’Etat qui les ont trahis et du désespoir. Le gars est comme un signe noir, en 2010 comme aujourd’hui, il vient en queue de comète, vampiriser les déceptions et l’amertume. Il faudrait quand même aller sur place lundi et vendredi prochain de 10h à 13h vérifier qu’il n’embrigade personne. Ce type d’entreprises prolifèrent particulièrement sur les coquilles vides de la société civile d’Etat comme le récent « collectif des sans-papiers de Belgique » fondé dans la suite de In my name. Ils seraient vmt important que les gens de In my name démentent le plus vite possible cette action !

Pour dénoncer la situation, la politique de migration et d’asile, le collectif des sans-papiers de Belgique vont faire une action forte du 1er au 31 août. Afin de dénoncer l’urgence de la situation sanitaire de certains demandeurs d’asile et l’inégalité de traitement des dossiers, le co...

25/07/2022

La secrétaire d'Etat à l'Asile, Nicole de Moor, ne soutient pas la proposition formulée lundi par le co-président...

        La nouvelle secrétaire d’Etat à l’asile et à la Migration, Nicole de Moor a-t-elle fait des promesses non tenues...
18/07/2022

La nouvelle secrétaire d’Etat à l’asile et à la Migration, Nicole de Moor a-t-elle fait des promesses non tenues aux grévistes de la faim en juin 2021 ? C'est en tout cas ce qu'il ressort d’un audio des discussions entre Nicole de Moor et l'USPR le 12 juillet 2021. Ces propos sont d’une importance capitale car ils sont de nature à prouver les engagements pris par le cabinet de Sammy Mahdi envers les représentants de l’USPR en mai-juin 2021.

Lors d’une précédente tentative de publication avec la RTBF, l’audio est arrivé jusqu’à l’attaché de presse de la nouvelle secrétaire d’Etart, très énervée de son existence. Nous comptons vmt sur vous pour le diffuser le plus possible cette semaine. Nous espérons sincèrement qu’un.e parlementaire PS, Ecolo, PTB ou Défi se saisira de ce document important et interpellera Nicole De Moor d’ici au congés parlementaires.

La nouvelle secrétaire d’Etat à l’asile et à la Migration, Nicole de Moor a-t-elle fait des promesses non tenues aux grévistes de la faim ?

13/06/2022

Depuis maintenant près d'une année, 60 occupant.es de l'USPR ont pris refuge au 8 Rue Fritz Toussaint à Ixelles dans l'objectif premier d'obtenir un titre de séjour avec accès illimité au marché du travail.

Pour rappel, la grève de la faim s'était achevée le 21 juillet, après des négociations entre des représentants des sans-papiers de l'USPR et le secrétaire d'État Sammy Mahdi. Le responsable politique s'était alors engagé à prendre en considération certaines lignes directrices pour l'examen des demandes de régularisation, notamment l'ancrage et l'intégration en Belgique, des promesses d'embauche reçues ou encore la présence régulière en Belgique de membres de la famille des demandeurs. Les premières décisions rendues par l’OE montrent clairement la production de négatifs collectifs (cf. Analyse qualitative du comité de soutien). Avec la diffusion de la vidéo du directeur général de l'OE, présentant aux occupants de la VUB le cadre des lignes directrices, il est clair que les accords de juillet n’ont pas été respecté, pire ils ont été torpillés par le directeur de l’OE (cf. note de Nezha puis décision négative). Comme l’avait écrit très clairement l’USPR, "non seulement le Secrétaire d'État a trahi sa parole, mais un haut-fonctionnaire de l'État, Freddy Roosemont, directeur de l'Office des Étrangers, a publiquement menti en assurant qu'il n'y avait jamais eu d'accord". Plus grave, la vidéo de Freddy Roosemont, le 17 juillet à la VUB, montrait que Roosemont a donné des garanties aux grévistes qu’il n’a pas respecté. Un fonctionnaire de l’administration ne peut pas mentir, sinon il y a une « rupture de la confiance légitime ». C’est ce qu'ont plaidé avocats devant le tribunal de première instance de Bruxelles. Les grévistes de l’USPR sont non seulement victimes de l’absence de politique de régularisation du gouvernement Vivaldi (qui continue ainsi la politique de Francken) mais ils sont également victime d’un haut-fonctionnaire de l’Etat qui a saboté les accords et d’un Secrétaire d’Etat qui n’est pas parvenu à faire respecter un accord qu’il avait lui-même conclu par l’administration dont il a la charge.

Aujourd'hui, seulement 55 décisions positives sur 442 demandes ont été rendues, c'est près de 423 décisions négatives sur 442 qui représentent le résultat de cette lutte totalement sabotée par le gouvernement Vivaldi. Par ailleurs, les 60 occupant.es risquent de subir une nouveau contrecoup majeur d'une politique migratoire générative d'un contexte inhabitable pour les sans-papiers. Des négociations avec la Région ont donné lieu à 2 propositions de relogement, que le groupe a dû refuser car ces propositions ne convenaient pas aux nécessités du groupe, qui comprend des femmes avec enfants et des personnes âgées avec de graves soucis de santé.

En lieu de quoi ; ces derniers ont été, en effet, sommés de quitter les lieux, sans aucune solution de relogement claire, endéans ce jeudi 16 juin.

Nous appelons donc la région par l'intermédiaire de son ministre-président ainsi que la commune d'Ixelles de se tenir en responsabilité vis-à-vis de ce groupe et de trouver une solution de relogement crédible et stable.

04/06/2022

Union des sans-papiers pour la Régularisation : premiers éléments d’analyse

Anderlecht, 4 juin 2022

La grève de la faim de l’USPR aura réouvert le possible en matière de régularisation, elle aura fait sauter la boite noir du contentieux migratoire qui court depuis 2009 et qui était verrouillée par l’accord Vivaldi. Elle aura réouvert le possible mais ne se sera pas traduite par une victoire concrète en termes de réponses positives de la part de l’Office des Étrangers vu que seule 1 personne sur 6 a été régularisée.

Il faudra analyser cette séquence politique inédite en profondeur. En effet, la grève de la faim menée par l’Union des Sans-Papiers pour la Régularisation constitue indéniablement une des luttes les plus importantes et les plus radicales de ces dernières décennies. Elle porte en elle des leçons fondamentales pour toutes les personnes engagées dans le mouvement pour la justice sociale. Comme le répète souvent Angela Davis, la lutte des sans-papiers pour la dignité et l’égalité politique est le mouvement pour les droits civiques du 21e siècle.

Les sans-papiers constituent le premier groupe à avoir manifesté durant le confinement pour dénoncer le racisme environnemental et la precarisation explosive de leur situation (perte de logements, difficultés grandissantes d’accès au travail, absence d’accès aux soins de santé, exclusion de la sécurité sociale, etc.). L’USPR a commencé en occupant l’église du Béguinage en janvier 2021. L’occupation s’est d’emblée déclarée « politique » ce qui signifiait qu’il ne s’agissait plus uniquement de forcer une solution de logement via une convention d’occupation temporaire mais bien d’entamer un bras de fer avec la Vivaldi pour créer un accès légal au travail pour sortir de la sur-exploitation dont sont victimes les travailleurs sans-papiers en Belgique. Le mouvement s’est ensuite élargi à l’ULB, à la VUB, au « See you » et puis plus t**d à l’université de Gand. Avec chaque institution il s’est agit d’un bras de fer localisé pour convertir ce qui était une hostilité première en une alliance. L’ULB a ainsi très tôt pris une position forte via son C.A. en exigeant pour les grévistes un permis A d’un an renouvelable en attente d’un débat parlementaire sur la politique de régularisation. L’USPR s’est ainsi agrégé de plus en plus de segments de soutiens à leur cause. Des bourgmestres d’Ixelles et Bruxelles-Ville, territoire sur lesquels avaient lieu les occupations, aux universités, syndicats, associations jusqu’à l’église catholique de Belgique qui a soutenu la note de résolution portée par l’USPR pour trouver une « solution sur mesure dans le cadre de la loi » selon les termes du ministre de la santé. Le soutien est aussi venu de l’international. De fin mai à mi-juillet l’USPR était le centre de la conflictualité en Belgique. Jusqu’à quasiment faire tomber le gouvernement, ce qui n’était jamais arrivé.

Les vices-Premier ministres ainsi que le Premier ministre ont mis une grosse pression sur le CD&V et le secrétaire d’Etat pour arriver à conclure un accord sur un cadre de référence élargi. Les garants ont bien raconté cette séquence lors de leur audition au parlement. Le comité de soutien a également rendu publique un certain nombre de documents qui restituent la négociation avec Sammy Mahdi et dispose encore d’audios qui en atteste la véracité.

Mais alors qu’est-ce qui a foiré ? Qu’est-ce qui explique le décalage entre l’accord sur les lignes directrices et le nombre de négatifs collectifs ? La réponse à cette question n’est pas simple mais constitue indéniablement une épreuve d’évaluation politique.

Il se fait qu’avec les congés parlementaires Sammy Mahdi et Freddy Roosemont ont fait le pari qu’il pourrait duper les sans-papiers qui ayant arrêté la grève de la faim ne pourraient que subir la trahison de l’accord sans pouvoir de riposte. Ce n’est pas ce qui s’est passé. Le mouvement agrégé autour de l’USPR aura pu reprendre Soufle à la rentrée et contraindre le gouvernement à entendre les garants dans l’enceinte du parlement. C’est à ce moment-là que l’épreuve de désamorçage a eu lieu. En effet les auditions en commission intérieur et les documents publiés alors ont clairement montré que Sammy Mahdi et Freddy Roosemont avaient menti. C’est à ce moment-là que Ecolo et le PS ont lâché l’USPR, probablement à cause de la fragilité de la Vivaldi et aussi sous la pression syndicale.

Notre objectif ici n’est pas de dénoncer la « trahison » du PS et de Ecolo, il s’agit bien plus probablement de contraintes politiciennes parlementaires sur lesquels nous n’avons pas vraiment de prises. Non notre point d’attention c’est le nouage entre cette temporalité parlementaire et l’agenda de la société civile d’Etat. En effet c’est à ce moment-là que la campagne « In my name » s’est mise en place en venant complètement refermer les exigences situées de l’USPR au profit d’une rhétorique abstraite sur des critères « clairs et permanents » depuis longtemps dépassée par l’USPR. La séquence longue de l’USPR permet de montrer comment cette société civile d’Etat subsidiée joue comme variable de « défense sociale » entre la politique parlementaire et la politique antagoniste portée par les luttes de terrain au profit de la première. Il s’agit pour elle, à chaque fois, de rétablir le consensus libéral majoritaire là où les luttes étaient venues réactiver une logique d’égalité. Et ce consensus est celui de la protection de quelques uns, les plus fragiles et de l’exclusion de la majorité jugée comme « barbare », inassimilable et qui devrait « rentrer dans son pays ». Sur ce point le CD&V et le PTB sont parfaitement d’accord. Il suffit de rapporter le texte proposé par « In my name » aux propositions politiques de Sammy Mahdi.

Ce qui devrait faire l’objet d’une véritable attention politique s’est la place exorbitante prise par le PTB et ses satellites au sein de cette société civile d’Etat. A l’instar de la Fédération des Étudiants Francophone que le PTB a complètement infiltré, les avocats proches du PTB ont été à l’avant-garde de la neutralisation des exigences politiques de l’USPR. Ce n’est pas la première fois que nous subissons ce type de pratiques classiques de cette secte stalinoïde qu’est le PTB. Ce parti et ses satellites n’agit pas ainsi pour renforcer le consensus parlementaire libéral mais pour ses propres intérêts électoraux, pour être la seule et unique force d’opposition. Le PTB n’agit pas non plus pour renforcer les exigences politiques de luttes de terrain comme nous avons vu que la récente grève nationale était parvenue à le faire mais bien pour défaire et capitaliser à son propre avantage politique.

Le PTB est une secte léniniste qui fonctionne sous le centralisme (démocratique) et il n’accepte ni droit de tendance ni pluralisme. Chaque collectif autonome, chaque segment du mouvement social en lutte est vécu par lui comme une menace existentielle et il faut alors tout faire pour en réduire la potentialité, jusqu’à diffamer et isoler les militants et à construire de fausses campagnes de substitution sur leur effacement. Je ne comprendrai jms la logique de militants non PTB qui restent greffés à ce parti. Toute l’expérience du PTB, y compris l’expérience du PTB-go montre que le PTB ne veut et ne peut construire une coalition de gauche.

Cette séquence nous permet donc de reposer, à nouveau frais, l’exigence d’une politique à distance de la société civile d’Etat et de ses groupes d’influence. En effet, il est devenu vital pour la gauche sociale de marquer une distance importante avec ces composantes pour retrouver une autonomie. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’alliance conjoncturelle à faire au cas par cas, comme le montre bien l’expérience du comité de soutien à l’USPR. Il n’y a que les kantiens pour penser que l’autonomie est une impératif moral. Bien au contraire l’autonomie est une nécessité de l’hétéronomie. Donc alliances mais ni absorption ni vassalisation. Ce n’est pas aux militants de sauver les partis de gauche fragilisés dans la Vivaldi ou en négociation avec la NVA. Chacun ses responsabilités, agenda différé.

A l’heure où Gramsci est à la mode, une version rabougrie, rapetissée de Gramsci, faite d’une dizaine de citations reprises à toutes les sauces, il importe de rappeler que la politique, la politique au sens d’interruption des régimes de domination, n’est pas qu’une affaire de position et d’espace. Elle est avant tout une affaire de temporalité ou pour être plus précis une question de séquentialité, c’est-à-dire de durée et de capacité d'endurance. Martin Vander Elst

25/03/2022

Vol d'une banderole de l'USPR sur le site de l'ULB :

Les 20 occupants de l'USPR qui se trouvent actuellement sur le site du Solbosch à l'ULB depuis maintenant près de 6 mois, ont été victime d'un vol de banderole, ce jeudi 24 mars à 3h du matin.

Après avoir mené une grève de la faim et de la soif ayant conduit à la négociation d'un cadre de référence avec le secrétaire d'État à l'Asile et à la migration, finalement saboté par l'ensemble du gouvernement Vivaldi, les sans-papiers de l'USPR se retrouvent démunis face à une situation d'instabilité importante.

Pour rappel, la grève s'était achevée le 21 juillet, après des négociations entre des représentants des sans-papiers de l'USPR et le secrétaire d'État Sammy Mahdi. Le responsable politique s'était alors engagé à prendre en considération certaines lignes directrices pour l'examen des demandes de régularisation, notamment l'ancrage et l'intégration en Belgique, des promesses d'embauche reçues ou encore la présence régulière en Belgique de membres de la famille des demandeurs. Les premières décisions rendues par l’OE montrent clairement la production de négatifs collectifs (cf. Analyse qualitative du comité de soutien). Avec la diffusion de la vidéo du directeur général de l'OE, présentant aux occupants de la VUB le cadre des lignes directrices, il est clair que les accords de juillet n’ont pas été respecté, pire ils ont été torpillés par le directeur de l’OE (cf. note de Neza puis décision négative). Comme l’avait écrit très clairement l’USPR, "non seulement le Secrétaire d'État a trahi sa parole, mais un haut-fonctionnaire de l'État, Freddy Roosemont, directeur de l'Office des Étrangers, a publiquement menti en assurant qu'il n'y avait jamais eu d'accord". Plus grave, la vidéo de Freddy Roosemont, le 17 juillet à la VUB, montrait que Roosemont a donné des garanties aux grévistes qu’il n’a pas respecté. Un fonctionnaire de l’administration ne peut pas mentir, si non il y a une « rupture de la confiance légitime ». C’est ce qu'ont plaidé avocats devant le tribunal de première instance de Bruxelles. Les grévistes de l’USPR sont non seulement victimes de l’absence de politique de régularisation du gouvernement Vivaldi (qui continue ainsi la politique de Francken) mais ils sont également victime d’un haut-fonctionnaire de l’Etat qui a saboté les accords et d’un Secrétaire d’Etat qui n’est pas parvenu à faire respecter un accord qu’il avait lui-même conclu par l’administration dont il a la charge.

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Ixelles
1050

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