Parti communiste de Belgique-Communistische Partij van België

Parti communiste de Belgique-Communistische Partij van België Parti politique fondé en 1921, membre de la IIIème Internationale.

Le temps passe vite, demain ce sera le 4 juillet, fête nationale des États-Unis.Demain, il y aura déjà une semaine que l...
04/07/2026

Le temps passe vite, demain ce sera le 4 juillet, fête nationale des États-Unis.
Demain, il y aura déjà une semaine que l'ambassade US à Bruxelles - capitale de la Belgique, capitale européenne, siège de l'OTAN- a organisé dans un parc de la ville une fête pour célébrer leur 250 ans, la plus grande hors des États-Unis selon leurs dires.
Des citoyens et des associations avaient réagi, pour des raisons parfois différentes, pacifisme, rejet des guerres, refus de l'impérialisme, rejet des positions climatosceptiques de l'administration des USA, protection de la nature, refus de voir un parc privatisé et d'en exclure les habitants en pleine canicule etc.
Mais la fête a eu lieu et les questions restent.
Comment la ville de Bruxelles a-t-elle pu permettre cela ?
Les ambassades sont déjà des lieux privés où organiser les fêtes qu'ils veulent.
Lorsque nous voulons organiser des manifestations devant une ambassade, il y a des restrictions, comme être à 50m au moins.
Devant l'ambassade des États-Unis, les restrictions sont pires encore, une partie de la voirie est même inaccessible en permanence. Autour de l'ambassade d'Israël, c'est pire.
On peut se demander comment la ville a pu permettre cela ?
Mais finalement comment se fait-il que si peu de gens s'y soient opposés ?
Nos politiques sont si obéissants par rapport aux États-Unis que nous sommes devenus pour eux une colonie de plus. Nous acceptons leur politique, leur politique guerrière qu'ils dictent à travers l'OTAN, cette politique de militarisation qui accroît encore l'austérité mise en place depuis des années. Même notre politique intérieure s'imprègne petit à petit de la leur. Celle vis-à-vis des migrants, des manifestants. Bien sûr la Belgique n'est pas seule, nous sommes dans l'Union Européenne... Hymne à la joie.
Nous devrions sans doute, dans nos actions, chaque fois, non seulement exprimer clairement nos revendications ou nos refus mais aussi revendiquer les lieux où nous agissons.
La rue est à nous, les parcs sont à nous.
Aujourd'hui, 3 juillet, c'est l’anniversaire de Julian Assange, 55 ans.
Pendant les 5 années de lutte pour sa libération, ce jour était un jour de lutte. Nous avons fêté son anniversaire au Cinquantenaire, au Botanique, au pied de l'atomium.
En 2024, son anniversaire coïncidait avec le premier mercredi du mois et nous avons aussi rappelé l'existence du camp de Guantánamo, au Cinquantenaire où nous fêtions le premier anniversaire d'Assange après sa libération. Nous continuons tous les 1er mercredis du mois a rappelé que Guantánamo -symbole de la guerre étasunienne contre le terrorisme- doit être fermé.
Dans toutes ces situations, les États-Unis, notre (nos) gouvernements(s), nos dirigeants ... entendent l'écho de leurs déclarations dans une presse bien trop suiviste. De cela aussi nous devons tenir compte et trouver nos voies pour informer et soutenir les médias indépendants.

Ceci est un copier-collé de l'Humanité.Les catastrophes climatiques se succèdent et chacune d’entre elles est l’occasion...
29/06/2026

Ceci est un copier-collé de l'Humanité.

Les catastrophes climatiques se succèdent et chacune d’entre elles est l’occasion de redécouvrir la vulnérabilité de sociétés où l’austérité, l’argent roi et l’impératif de rentabilité brisent toutes les solidarités et bloquent des transitions pourtant vitales.

Les bilans diront l’ampleur de l’hécatombe laissée par la canicule qui s’achève. En attendant la prochaine, la stupeur que feignent les décideurs est indécente. Les conséquences meurtrières de ces chaleurs extrêmes sont le résultat parfaitement prévisible du rejet dans l’atmosphère de 40 milliards de tonnes de CO2 chaque année.

Le chaos climatique était annoncé. Et la désinvolture avec laquelle les gouvernements ont jusqu’ici traité les alarmes des scientifiques est tout simplement criminelle. Alors que les fonds manquent, nous dit-on, pour financer des politiques d’atténuation et d’adaptation, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes professionnelles françaises a bondi de 80 à 1 128 milliards d’euros entre 1996 et 2025.

Non, nous ne sommes pas égaux devant le cataclysme. Les capitalistes vivent dans un autre monde : ils se fichent éperdument de ceux qui suffoquent parfois jusqu’à la mort dans des logements à plus de 35 degrés, des hôpitaux débordés, réduits à obstruer leurs fenêtres de couvertures de survie, des champs et des forêts brûlés, des oiseaux tombés d’épuisement en plein vol.

Le fragile équilibre qui a rendu possible la vie sur Terre a mis des milliards d’années à éclore. Le capitalisme le détruit en quelques siècles pour satisfaire la voracité d’une petite caste de possédants. « Parmi les causes qui dans l’histoire de l’humanité ont déjà fait disparaître tant de civilisations, il faudrait compter en première ligne la brutale violence avec laquelle la plupart des nations traitaient la terre », écrivait en 1866, déjà, le géographe Élisée Reclus.

À l’heure de la civilisation globale, sans révolution climatique, c’est l’humanité tout entière qui est menacée de sombrer. L’urgence est donc au renversement de choix politiques qui condamnent tant de vies pour entretenir les privilèges de quelques-uns. L’alternative est nette : la sortie de ce système barbare ou l’extinction.

Rosa Moussaoui
Rédactrice en chef de l'Humanité

Lucide Ben Jelloun
24/05/2026

Lucide Ben Jelloun

Francesca Albanese, longtemps méconnue a écrit une double page dans le Monde Diplomatique de mars 2026. Ici on en appren...
04/04/2026

Francesca Albanese, longtemps méconnue a écrit une double page dans le Monde Diplomatique de mars 2026. Ici on en apprend sur sa présentation dans l'Université d'Anvers, par un journaliste du Standaart.

D'autre part, on ne saurait que trop recommander le film "Chronique d'Haifa", du Palestinien Scandar Copti (2024)

ISRAEL, UN ETAT D'APARTHEID
Le recteur anversois Herwig Leirs a tenté de se prémunir contre les critiques inévitables : « Cela n’est certainement dirigé contre personne : ni contre la communauté juive, ni contre les organisations juives ou autres, ni même contre Israël », a déclaré M. Leirs.
« Je suis étonnée que l’honneur qui m’est accordé doive s’accompagner d’une justification vis-à-vis de la communauté juive. Celle-ci ne devrait évidemment pas se sentir menacée par quelqu’un qui parle des droits humains », a remarqué la Rapporteure spéciale. « Et je ne pense pas non plus que l’on puisse dire que cela n’est “pas dirigé contre Israël”. Israël est un État d’apartheid. »
DROLE IMPLACABLE ET DANS CRAINTE DE BRUSQUER
La Rapporteure spéciale de l’Onu Francesca Albanese ne lève jamais le pied. Les trois universités qui lui ont décerné un doctorat honoris causa en ont elles aussi fait l’expérience. « Je suis étonnée que cet honneur qui m’est accordé doive s’accompagner d’une justification vis-à-vis de la communauté juive. »
« J’espère que vous ne regrettez pas encore », a lancé en riant Francesca Albanese dans son discours de remerciement, après que les recteurs de l’UAntwerpen, de la VUB et de l’UGent lui ont remis jeudi un doctorat honoris causa. La Rapporteure spéciale des Nations unies pour les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés n’avait manifestement aucune envie de se prêter aux félicitations et à l’enthousiasme de circonstance propres à ce type de cérémonie. Non seulement Israël en a pris pour son grade, mais aussi l’Europe, la Belgique et les universités qui l’avaient invitée ont été vivement critiquées par Mme Albanese.
À la fois drôle, implacable et sans crainte de brusquer : tels sont les traits qui caractérisent la juriste italienne et experte en droits humains. Son style sans concession et captivant lui a valu une succession d’ovations debout dans la Koningin Elizabethzaal d’Anvers, mais aussi de nombreux ennemis. L’annonce de ce doctorat honoris causa – le premier décerné conjointement par les trois universités – a rapidement suscité de vives critiques.
ULTIMATUM D4ORGANISATIONS JUIVES, SANS EFFET 8
La Rapporteure spéciale rédige depuis 2022 des rapports sur les violations des droits humains en Palestine et se montre particulièrement critique à l’égard d’Israël, de ses alliés et des entreprises impliquées dans l’occupation israélienne. La rectrice gantoise Petra De Sutter a salué ses « analyses bien documentées et juridiquement étayées ». L’Italienne affirme s’attaquer avant tout au système qui opprime les Palestiniens, au lieu de s’arrêter aux symptômes.
Ses détracteurs lui reprochent en revanche d’être antisémite, de justifier le terrorisme et de nier le droit à l’existence d’Israël. « N’accordez pas de doctorat honoris causa à une antisémite comme Francesca Albanese », avait titré une opinion publiée dans ce journal. Deux organisations juives ont lancé à l’UAntwerpen un ultimatum, resté sans effet, pour retirer cette distinction.
Jeudi, Mme Albanese a réfuté ces critiques. Tous ses prédécesseurs à ce poste ont eux aussi été accusés d’antisémitisme. Elle affirme vouloir que le droit international protège les Juifs contre la discrimination et la haine. « Je n’accorde aucune importance à la religion officielle de l’État d’Israël », a-t-elle déclaré. « Je me concentre sur les obligations d’Israël en matière de droit international. »
LE DROIT A LA RESISTANCE
Elle reconnaît le droit des Palestiniens à résister, en raison de leur droit à l’autodétermination. « Je ne justifie pas le terrorisme », a précisé Francesca Albanese. « Attaquer des civils et prendre des otages constitue un crime, qu’il s’agisse d’Israéliens ou de Palestiniens. » En droit international, il n’existe pas de « droit à l’existence » pour un État, a-t-elle ajouté : « Mais dès lors qu’un État existe, il est protégé en tant que membre de la communauté internationale. »
Le recteur anversois Herwig Leirs a tenté de se prémunir contre les critiques inévitables : « Cela n’est certainement dirigé contre personne : ni contre la communauté juive, ni contre les organisations juives ou autres, ni même contre Israël », a déclaré M. Leirs.
Ses propos lui ont valu des huées dans la salle, ainsi qu’une réplique de sa docteure honoris causa. « Je suis étonnée que l’honneur qui m’est accordé doive s’accompagner d’une justification vis-à-vis de la communauté juive. Celle-ci ne devrait évidemment pas se sentir menacée par quelqu’un qui parle des droits humains », a remarqué la Rapporteure spéciale. « Et je ne pense pas non plus que l’on puisse dire que cela n’est “pas dirigé contre Israël”. Israël est un État d’apartheid. »
Mme Albanese ne se retient à aucun moment. Les étudiants qui, pendant la cérémonie, déploient des banderoles et scandent des slogans pour exiger que leur université rompe tout lien avec des institutions et entreprises israéliennes reçoivent ses encouragements. « Les partenariats liés à l’Israël d’apartheid doivent être rompus », affirme-t-elle, ce qui déclenche l’enthousiasme des étudiants.
LE MONDE / UN TRUMAN SHOW
« Notre université décerne ce doctorat honoris causa, mais continue de collaborer avec des universités israéliennes », a déclaré après la cérémonie l’étudiant anversois Mehdi Belmadani (24 ans). Plus t**d, Mme Albanese a promis de vérifier dans six mois si les universités avaient progressé sur ce point, ce qui a de nouveau suscité de vifs applaudissements.
La Rapporteure spéciale est devenue une figure de premier plan dans les milieux propalestiniens, même si elle n’apprécie pas cette étiquette. « Je suis pour les droits humains et pour la justice », explique-t-elle lors d’un bref entretien après sa longue journée à Anvers. « Se dire propalestinien peut être perçu comme “anti-israélien”. Or je considère aussi les Israéliens comme des victimes du système d’apartheid. »
À l’issue de la cérémonie officielle, après avoir posé pour des dizaines de selfies et signé de nombreux autographes, Francesca Albanese se retire dans une petite pièce sombre du Stadscampus anversois. Adossée contre un radiateur, elle peaufine sa préparation pour la masterclass qu’elle donnera plus t**d dans l’après-midi devant environ 500 personnes.
Lors de ce cours magistral, il est frappant que Mme Albanese se montre extrêmement concentrée lorsqu’elle parle de la Palestine, mais adopte un ton plus libre lorsqu’elle aborde des thèmes plus généraux. Elle évoque les Epstein files et compare le monde à The Truman Show. « Vous pensez avoir du pouvoir en votant », a-t-elle déclaré. « Les intérêts privés et les multinationales contrôlent la politique. »
Francesca Albanese juge excessif d’affirmer que ces thèmes relèvent du terrain des théories complotistes. Elle soupçonne aussitôt une intention derrière notre question, avant de préciser : « Je dois rendre mes rapports techniques accessibles. Sinon, la salle s’endort. C’est pourquoi je fais souvent référence à la culture populaire. »

J’aimerais rappeler une chose essentielle.Bien sûr, je me joins au concert d’articles des camarades pour condamner Trump...
30/03/2026

J’aimerais rappeler une chose essentielle.
Bien sûr, je me joins au concert d’articles des camarades pour condamner Trump, son administration et ce que les États-Unis sont en train de déployer....Mais je veux mettre en avant un point important...
Ce qui est en train de se passer avec Trump choque profondément nos sociétés occidentales blanches.
On parle de rupture, de folie, de dérive autoritaire, de fin de la civilisation. Mais il faut le dire clairement: ce choc est avant tout un choc de position, pas un choc de réalité.
Pour une grande partie du monde, ce que Trump incarne n’a rien de nouveau.
L’Amérique latine vit depuis des décennies sous la menace permanente de coups d’État, de sanctions, d’asphyxie économique, d’ingérences directes ou indirectes. Le Chili, le Guatemala, le Brésil, le Honduras, le Venezuela… la liste est longue. Des gouvernements élus renversés, des peuples punis collectivement, avec la bénédiction ou l’organisation directe de Washington et de ses alliés.
En Afrique, la colonisation n’a jamais été une “parenthèse”. C’est une violence structurante qui se prolonge par l’extraction des ressources, les frontières imposées, les guerres par procuration, les dictatures soutenues tant qu’elles servent les intérêts du Nord. Pour beaucoup de peuples africains, la brutalité impériale n’a jamais porté de masque.
En Asie aussi, entre guerres, occupations, sanctions, bombardements, famines organisées, expérimentations militaires et économiques, la violence occidentale est une donnée permanente, pas une exception.
Alors quand Trump parle d’annexer, de punir, de voler, de sanctionner, de bombarder, quand il traite le droit international comme un obstacle gênant, le Sud global ne voit pas un monstre inédit.... Il voit l’Empire qui parle enfin sans langage diplomatique.
Ce qui change aujourd’hui, c’est que cette violence devient visible au centre, qu’elle s’adresse aussi à des populations blanches occidentales, à leurs institutions, à leur confort moral.
Il faut aussi rappeler une chose essentielle: depuis plus de deux ans, un G est en cours à Gaza, sous les yeux du monde, avec le soutien explicite ou tacite de grandes puissances occidentales. Des États membres de l’OTAN, des gouvernements qui se disent démocratiques, dont le Canada et la France, ont continué à soutenir politiquement, militairement ou diplomatiquement cette destruction massive d’un peuple enfermé, bombardé, affamé.
Pour un Gazaoui, pour un Palestinien, pour un Yéménite, pour un Congolais, pour un Haïtien, Trump n’est pas une rupture morale.
Les menaces contre le Venezuela, les projets d’annexion du Groenland, le ICE qui tue, les discours impériaux décomplexés ne sont pas plus choquants que ce que ces peuples subissent depuis des décennies.
Trump n’est pas l’origine du problème.
Il est le symptôme, brutal, grotesque, accentué, d’un système impérial qui a toujours fonctionné ainsi, mais qui ne prend plus la peine de se justifier.
Ce que nous vivons dans les sociétés blanches occidentales, ce n’est pas l’arrivée de la barbarie.
C’est la fin de l’illusion d’immunité.
Et si cela nous choque aujourd’hui, c’est peut-être parce que, pour une fois, la violence du monde ne reste pas cantonnée à la périphérie. Elle commence à frapper le centre....

Rosa, toujours actuelle.
15/03/2026

Rosa, toujours actuelle.

En haut, une classe de primaire; pas de surcharge, les enfants avec un uniforme propre. C'est dans un pays sous embargo ...
15/02/2026

En haut, une classe de primaire; pas de surcharge, les enfants avec un uniforme propre. C'est dans un pays sous embargo depuis 60 ans, harcelé par les USA, sans richesses minières ni pétrole. C'est Cuba, et les élèves ont les meilleurs résultats de toute l'Amérique Latine. Dessous, c'est le Guatemala. A droite, le Congo (RDC).

Droit-de-l’hommisme ! Un néologisme qu’on trouve fréquemment sous la plume de Jean Bricmont. Le personnage intrigue : c’...
30/01/2026

Droit-de-l’hommisme ! Un néologisme qu’on trouve fréquemment sous la plume de Jean Bricmont. Le personnage intrigue : c’est un scientifique de haut vol, mais on l’entend peu dans son domaine d’expertise, la physique quantique, qu’il enseigne à l’UCL. On le croit antisémite ; il n’est qu’antisioniste et est persuadé que tous les juifs en Israël sont sionistes, ou presque. Que signifie être sioniste de gauche ? Pour lui, ce n’est rien de plus qu’un oxymore.

Banni des télés, radios et journaux aux ordres, je l’ai trouvé récemment sur le journal en ligne Le Grand Soir, qui publie ou laisse s’exprimer largement des intellectuels de la gauche radicale. Bricmont, armé de la grille d’analyse marxiste critique volontiers et parfois même pourfend pêle-mêle anarchistes, troskystes, le PCF , LFI et bien sûr les Ecolos dont on se demande pourquoi on les situe à gauche quand on voit leurs prises de positions géopolitiques. Il égratigne au passage le Monde Diplomatique.

Bricmont est parfois horripilant : à force de tirer à boulets rouges sur la gauche sans s’encombrer de périphrases, il se rend antipathique et suspect de gauchisme, au sens léniniste du terme. Erreur : il s’en prend aux gauchistes aussi. Ouf !

Mais oublions un instant les ricanements et le vocabulaire rugueux du personnage. Les analyses qu’il fait de la géopolitique actuelle sont intéressantes à plusieurs égards.

Kouchner a popularisé la notion de « devoir d’ingérence ». Une vision néocoloniale arrogante car seules les puissances occidentales sont en mesure de s’ingérer physiquement dans un conflit lointain. Seule l’ONU, instance supranationale dont les résolutions sont d’application obligatoire, s’agissant de l’envoi de Casques Bleus (Haïti p.ex) ou de décréter un embargo international (Afrique du Sud jusqu’en 1994) peut intervenir dans la résolution d’un conflit. Le respect du Droit International est une boussole qui permet de vivre en paix et non dans une jungle. Mais le monde ressemble fort à une jungle.

Les Occidentaux se permettent de s’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays autant de fois qu’ils l’estiment nécessaire. Des dizaines d’aggressions armées de la part des USA en Amérique Latine et ailleurs, et d’autres commises par la France - en Afrique surtout - ont donné des résultats catastrophiques. Tout cela a été largement dénoncé par la gauche. Cependant les choses se compliquent : que se passe-il quand des luttes victorieuses amènent des gouvernement progressistes au pouvoir ? Toujours le même schéma, avec quelques variantes : un embargo est décrété par les puissances impérialistes, dans l’espoir non pas d’une reddition immédiate qu’elles n’escomptent pas vraiment; le résultat attendu, elles l’obtiendront, croient-elles, par l’usure : le peuple souffre de plus en plus, tellement qu’il finit par se soulever contre son gouvernement. Les gens appellent de leurs vœux ceux qui promettent de mettre un terme à tant de privations, à la guerre civile et la destruction du pays. La Révolution nicaraguayenne a été vaincue dans les urnes après 10 ans de guerre par procuration. Quand le fruit est mûr, la place est alors libre pour imposer un gouvernement adoubé par l’Occident. Mais d’autres peuples assiégés résistent envers et contre tout : les Cubains depuis 60 ans, le Venezuela depuis 30 ans.

Il y a un régime clérical détestable à la tête de l’Iran ; plus détestable encore est celui de l’Afghanistan. L’Iran est sous embargo des USA depuis 1980; il signe en 2015 un accord avec l’AIEA et s’engage à ne plus enrichir d’Uranium. Trois ans après les USA de Trump déchirent l’accord, démontrant par là qu’ils ne désirent pas la paix, que du contraire. L’embargo est durci et le peuple se mobilise une fois, deux fois, et maintenant trois fois contre le gouvernement. Comment réagit la gauche ? Elle déclare son appui aux manifestants qui veulent changer de régime et pensent y arriver par des manifestations gigantesques, (suivies de contre-manifestations gigantesques elles aussi). Fort bien. Mais il y a là tout pour plonger le pays dans une guerre civile si certains se sentaient en « devoir d’ingérence ». La gauche marxiste a-t-elle suffisamment clamé la nécessaire dénonciation d’un embargo étatsunien qui épargne de toute façon les dirigeants iraniens et ses Pasdarans? Peut-elle raisonnablement appuyer les Iraniens et Iraniennes de la diaspora qui réclament plus d’embargo, plus d’étouffement du pays, certains même sur nos plateaux et dans nos colonnes appelant à une intervention militaire directe ? La gauche se doit de respecter le Droit International. Sauf résolution de l’ONU, pas d’embargo. Sauf Résolution de l’ONU, pas de Casques Bleus. Les enlèvements, assassinats ciblés ou bombardements sont des méthodes d’Etats voyous tels que Israël et les USA. Trump promène ses porte-avions face au Venezuela, puis en Iran; il rode maintenant autour de Cuba, montre les dents au Groenland et reluque même le Canada et le Mexique. S'il bombarde l'Iran, assassine Khamenei et obtient ainsi un changement de régime, les gauchistes applaudiront comme ils ont applaudi la chute de Khadafi. La guerre civile a suivi et continue. La guerre civile sera inéluctable en Iran en cas d'intervention.

La violation du Droit International est continue en Israël depuis 1948 jusqu’à aujourd’hui. Les massacres à Gaza depuis 3 ans en sont l’obscène illustration et ont contribué à la perte de prestige de la vénérable institution qu’est l’ONU.

Et que Trump prétend remplacer par un avatar (le Conseil de la Paix) dont plus personne ne parle.

Le Droit International, patiemment élaboré d' abord par la SDN, puis amélioré par l' ONU, meurt lentement des mains de c...
04/01/2026

Le Droit International, patiemment élaboré d' abord par la SDN, puis amélioré par l' ONU, meurt lentement des mains de ceux qui l' ont ecrit. Il fallait s'y attendre. Quand la Charte des Nations-Unies a été signée, il existait une cinquantaine de pays. Il y en a maintenant près de 200. Cent cinquante pays ont acquis leur indépendance, la plupart étant d'anciennes colonies, britanniques et françaises surtout, mais aussi belges, espagnoles, portugaises et hollandaises. Le rapport de force se modifiait à la faveur des mouvements qui voulaient sortir du joug néo-colonial et s insurgeaient contre les pretentions etatsuniennes de conserver a tout prix son pre carre latino-americain.
S' il a très souvent été violé, par les USA et Israel d abord, mais aussi par une kyrielle de satrapes africains et latino-americains a qui l on pardonnait a peu pres tout tant qu ils ne remettaient pas en question les relations economiques et diplomatiques avec les puissances tutelaires neo-coloniales ou imperiales, on assiste ces dernières annees a une accélération de la sape des fondements de la Charte. Israël s' assied depuis 60 ans sur toutes les résolutions des Nations-Unies, étant assuré de l' appui sans faille des USA. S enhardissant chaque fois un peu plus, le pays du Peuple Elu en est venu à perpétrer une guerre atroce contre le peuple palestinien qu il veut eradiquer. Ici David lutte avec les armes les plus modernes que nous lui vendons contre un Goliath qui n'a que des fusils. Et si l' Union Européenne s empresse de voter, avec les USA, des centaines de mesures de rétorsions contre la Russie pour la guerre qu elle mene contre l Ukraine, violant ainsi de façon flagrante le Droit International, entre deux salves indignées contre Poutine elle insère timidement une protestation de pure forme contre Israël. Deux poids, deux mesures ...

Voilà que maintenant surgit un événement ahurissant et inédit; la capture d' un dangereux narcotrafiquant venezuelien qui n' est rien moins que le Président de la République. Sa tête était mise à prix pour 20 millions de dollars, excusez du peu. Le Sheriff Trump a encore frappé. Mais le plus ahurissant est que des hommes politiques allemands, français, italiens et belges (Merz, Macron, Meloni, Bouchez) et d' autres applaudissent plus ou moins bruyamment le fait. Notre démocratie européenne que nous agitons sous le nez des dictateurs et voyous du monde n' est plus présentable, et les pays progressistes -ou pas- du monde entier nous le font bien sentir.

Il faut refonder l' ONU de façon à ce que le droit international puisse être appliqué. Mais cela n'intéresse pas les pays qui ont écrit la précédente charte. Alors bientôt la jungle! L' Iran promet 20 millions pour la tête du voyou Netanyahou, pourquoi pas ... Poutine protège sa tête tout en appâtant les chasseurs de primes pour la capture, vivant de préférence, du tyran Zelenski ... Pourquoi pas ...

Le renforcement des BRICS, voilà qui est urgent à soutenir. Ce ne sont pas tous des pays progressistes, tant s' en faut, mais tous sont anti-impérialistes. Les puissances impériales deviennent très dangereuses quand elles perdent de l' influence année après année. Mao allait un peu vite en besogne quand il disait que les impérialistes étaient des tigres de papier. Mais un jour, en s' y prenant maintenant, sans attendre, les peuples feront rendre gorge aux félins; ils monteront sur des tabourets et salueront. Le Droit International, patiemment élaboré d' abord par la SDN, puis amélioré par l' ONU, meurt lentement des mains de ceux qui l' ont ecrit. Il fallait s'y attendre. Quand la Charte des Nations-Unies a été signée, il existait une cinquantaine de pays. Il y en a maintenant près de 200. Cent cinquante pays ont acquis leur indépendance, la plupart étant d'anciennes colonies, britanniques et françaises surtout, mais aussi belges, espagnoles, portugaises et hollandaises. Le rapport de force se modifiait à la faveur des mouvements qui voulaient sortir du joug néo-colonial et s insurgeaient contre les pretentions etatsuniennes de conserver a tout prix son pre carre latino-americain.
S' il a très souvent été violé, par les USA et Israel d abord, mais aussi par une kyrielle de satrapes africains et latino-americains a qui l on pardonnait a peu pres tout tant qu ils ne remettaient pas en question les relations economiques et diplomatiques avec les puissances tutelaires neo-coloniales ou imperiales, on assiste ces dernières annees a une accélération de la sape des fondements de la Charte. Israël s' assied depuis 60 ans sur toutes les résolutions des Nations-Unies, étant assuré de l' appui sans faille des USA. S enhardissant chaque fois un peu plus, le pays du Peuple Elu en est venu à perpétrer une guerre atroce contre le peuple palestinien qu il veut eradiquer. Ici David lutte avec les armes les plus modernes que nous lui vendons contre un Goliath qui n'a que des fusils. Et si l' Union Européenne s empresse de voter, avec les USA, des centaines de mesures de rétorsions contre la Russie pour la guerre qu elle mene contre l Ukraine, violant ainsi de façon flagrante le Droit International, entre deux salves indignées contre Poutine elle insère timidement une protestation de pure forme contre Israël. Deux poids, deux mesures ...

Voilà que maintenant surgit un événement ahurissant et inédit; la capture d' un dangereux narcotrafiquant venezuelien qui n' est rien moins que le Président de la République. Sa tête était mise à prix pour 20 millions de dollars, excusez du peu. Le Sheriff Trump a encore frappé. Mais le plus ahurissant est que des hommes politiques allemands, français, italiens et belges (Merz, Macron, Meloni, Bouchez) et d' autres applaudissent plus ou moins bruyamment le fait. Notre démocratie européenne que nous agitons sous le nez des dictateurs et voyous du monde n' est plus présentable, et les pays progressistes -ou pas- du monde entier nous le font bien sentir.

Il faut refonder l' ONU de façon à ce que le droit international puisse être appliqué. Mais cela n'intéresse pas les pays qui ont écrit la précédente charte. Alors bientôt la jungle! L' Iran promet 20 millions pour la tête du voyou Netanyahou, pourquoi pas ... Poutine protège sa tête tout en appâtant les chasseurs de primes pour la capture, vivant de préférence, du tyran Zelenski ... Pourquoi pas ...

Le renforcement des BRICS, voilà qui est urgent à soutenir. Ce ne sont pas tous des pays progressistes, tant s' en faut, mais tous sont anti-impérialistes. Les puissances impériales deviennent très dangereuses quand elles perdent de l' influence année après année. Mao allait un peu vite en besogne quand il disait que les impérialistes étaient des tigres de papier. Mais un jour, en s' y prenant maintenant, sans attendre, les peuples feront rendre gorge aux félins; ils monteront sur des tabourets et salueront.

La photo: Delcy Rodriguez, pugnace. Trump ordonnera-t-il aussi sa capture ...

Emmanuel Todd : « La guerre en Ukraine est perçue en Occident comme une invasion russe, et j'admets que c'est bien l'arm...
01/01/2026

Emmanuel Todd : « La guerre en Ukraine est perçue en Occident comme une invasion russe, et j'admets que c'est bien l'armée russe qui est entrée en Ukraine. Mais la réalité historique est que la véritable cause du conflit est l'expansion de l'OTAN en Russie, via l'Ukraine, et la guerre menée par les Ukrainiens eux-mêmes, poussés par l'Occident, contre les Russes dans le Donbass. Il est absolument vrai que, pour les Russes, cette guerre est défensive. Pour moi, il est évident que les Américains et les Européens sont les agresseurs, puisqu'ils se sont approchés à moins de mille kilomètres de Moscou. C'est la situation objective. Ce qui est fascinant, c'est que ces agresseurs se croient attaqués et contraints de se défendre. Il y a une part de folie dans notre situation en Europe. »

Jacques Baud dit la meme chose, von der Leyen l a puni.

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