08/09/2026
Les résultats de l’enquête PISA 2025 dressent un tableau contrasté de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour la première fois, les élèves se situent autour de la moyenne de l’OCDE en sciences, mathématiques et lecture. Mais cette évolution ne traduit pas une amélioration générale : la FWB se rapproche surtout de la moyenne parce que les résultats ont davantage reculé dans de nombreux autres pays. Les résultats en mathématiques et en lecture restent notamment en baisse par rapport à 2018.
📈 L’enquête révèle néanmoins une évolution encourageante : depuis 2015, les écarts de performances entre les élèves les plus favorisés et les plus défavorisés ont diminué d’un quart, et ceux entre élèves natifs et issus de l’immigration de moitié.
👎 Mais les inégalités restent bien présentes. Le redoublement en est un exemple frappant : 35 % des jeunes de 15 ans en FWB ont déjà redoublé au moins une fois, contre 8,4 % en moyenne dans l’OCDE.
Pour le Défenseur des droits de l’enfant, ces résultats doivent donc être lus au-delà des seuls scores scolaires. Ils interrogent notre capacité à garantir à chaque enfant une éducation de qualité, dans des conditions favorables à l’apprentissage, à l’égalité des chances et à l’épanouissement.
C’est tout le sens de l’article 28 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant : le droit à l’éducation doit être garanti à chaque enfant, sur la base de l’égalité des chances.
Ces résultats doivent surtout nous pousser à ne pas faire marche arrière dans la lutte contre les inégalités scolaires.
💡 Un élément important doit aussi être gardé à l’esprit : les élèves évalués dans PISA 2025 n’ont pas encore bénéficié des nouveaux référentiels du tronc commun. Ses effets ne peuvent donc pas encore être mesurés à travers cette enquête. On peut espérer que sa mise en œuvre contribuera notamment à réduire les effets du re**rd scolaire et de l’orientation précoce, qui restent fortement associés aux moins bons résultats.