02/02/2026
Réformes sociales : quand la rigueur devient une imposture!
On nous parle de courage.
On nous parle de responsabilité.
On nous parle de sauver la Belgique.
En réalité, on nous sert une imposture politique : faire croire que couper dans le chômage et les pensions basses serait une solution économique, alors que c’est un choix idéologique, cynique et inefficace.
La Belgique n’est pas un pays “trop généreux”.
Ses pensions et son chômage sont dans la moyenne européenne.
La dette publique n’a pas été créée par les chômeurs, ni par les pensionnés, mais par des décennies de renoncements structurels, de complexité institutionnelle et de cadeaux fiscaux mal ciblés.
Et pourtant, ce sont toujours les mêmes qu’on frappe.
Déplacer la misère n’est pas gouverner
Quand on exclut du chômage, quand on rabote les pensions, les gens ne disparaissent pas.
Ils tombent au CPAS.
Coût réel : 15.000 à 17.000 € par personne et par an, à charge des communes.
10.000 exclus = jusqu’à 170 millions €.
20.000 = 300 millions €.
Voilà la vérité :
👉 aucune économie,
👉 une facture déplacée,
👉 une dette délocalisée vers le bas.
L’État fédéral se félicite, les communes s’enfoncent, et les citoyens paient.
La grande arnaque fiscale
On prétend réduire la dépense publique.
En réalité, on prépare une explosion des taxes indirectes :
taxes communales,
redevances,
eau, déchets, énergie,
services de plus en plus chers et de moins en moins accessibles.
Ce ne sont pas des impôts débattus démocratiquement.
Ce sont des impôts cachés, socialement injustes, qui frappent toujours les mêmes.
Ce n’est pas moins d’État.
C’est un État lâche, qui se défausse.
Criminaliser la précarité pour masquer l’échec
Le plus grave n’est même pas budgétaire.
C’est le discours.
On insinue que les pauvres coûtent trop cher.
Que les chômeurs abusent.
Que les pensionnés “devraient s’estimer heureux”.
C’est faux.
Et c’est indigne.
La précarité n’est pas un choix.
C’est souvent la conséquence :
de métiers pénibles,
de carrières hachées,
de problèmes de santé,
d’un marché du travail qui exclut après 50 ans.
Punir ces réalités n’a jamais créé un emploi.
Le vrai courage politique, ce serait ça
Le courage, ce serait :
simplifier les structures inutiles,
supprimer les niches fiscales inefficaces,
investir dans l’emploi réel, pas statistique,
reconnaître enfin les métiers pénibles,
considérer la sécurité sociale comme un socle, pas comme une variable d’ajustement.
Appauvrir n’a jamais redressé un pays.
Déplacer la misère n’a jamais réduit une dette.
Ces réformes ne sont pas courageuses.
Elles sont faciles, injustes et inefficaces.
Et surtout, elles disent une chose très claire :
👉 quand il faut choisir, ce sont toujours les mêmes qu’on sacrifie.