09/04/2026
𝗣𝗥𝗜𝗦𝗘 𝗗𝗘 𝗖𝗢𝗡𝗧𝗔𝗖𝗧 𝗘𝗧 𝗗𝗜𝗔𝗟𝗢𝗚𝗨𝗘 𝗗𝗜𝗥𝗘𝗖𝗧 𝗔𝗩𝗘𝗖 𝗟𝗘𝗦 𝗣𝗢𝗣𝗨𝗟𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡𝗦 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗥𝗘́𝗚𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗨 𝗗𝗝𝗢̂𝗥𝗢̂ : 𝗟𝗘 𝗚𝗢𝗨𝗩𝗘𝗥𝗡𝗘𝗨𝗥 Siaka Barro 𝗔̀ 𝗞𝗣𝗨𝗘́𝗥𝗘́
Le lundi 06 avril 2026, le Gouverneur de la région du Djôrô, Monsieur 𝗦𝗶𝗮𝗸𝗮 𝗕𝗔𝗥𝗥𝗢, accompagné d’une importante délégation, s’est rendu à Kpuéré, commune rurale située à environ 60 kilomètres de Batié, chef-lieu de la province du Noumbiel.
Accueilli par les autorités locales, le Gouverneur et sa délégation ont d’abord été reçus par le Chef de terre de Kpuéré, à qui ils ont présenté leurs civilités, conformément aux usages et aux valeurs traditionnelles.
Cette rencontre, empreinte de fraternité, a été marquée par des bénédictions et des prières pour la paix au Burkina Faso. Le Chef de terre a souligné le caractère historique de cette visite, indiquant qu’il s’agit de la toute première visite officielle d’un Gouverneur dans la localité, une marque forte d’attention et de considération des autorités envers les populations.
Prenant la parole, le Gouverneur a transmis les salutations des plus hautes autorités du pays, tout en réaffirmant leur engagement à rester à l’écoute des préoccupations des populations.
La délégation s’est ensuite rendue à l’esplanade de la mairie pour un échange direct avec les habitants. Tour à tour, le représentant du Chef de terre, le Préfet Président de la Délégation Spéciale ainsi que le représentant des personnes déplacées ont exprimé leur reconnaissance pour cette visite de proximité.
La population a saisi cette opportunité pour exposer ses principales préoccupations, notamment :
• le mauvais état de la route nationale n°11 reliant Batié à Kpuéré jusqu’à la frontière ivoirienne ;
• l’absence de retenues d’eau aménagées pour le développement agrosylvopastoral ;
• le non-ravitaillement en vivres SONAGESS depuis près de deux ans ;
• l’insuffisance du personnel soignant et du plateau technique du CSPS ;
• le déficit d’infrastructures scolaires ;
• l’absence d’une maison des jeunes ;
• le manque d’infrastructures administratives pour la préfecture et le service social communal ;
• la non-couverture par la RTB et la TNT ;
• la faible couverture en réseau de télécommunication ;
• l’absence d’un poste de police frontalière ;
• la dégradation de la forêt de Boulbi liée à l’orpaillage ;
• la pollution des eaux du fleuve Mouhoun ;
• l’absence d’institutions financières ;
• les difficultés d’accès au financement pour les femmes, les jeunes et les personnes en situation de handicap.
Les services techniques régionaux ont apporté des éléments de réponse et se sont engagés à transmettre ces préoccupations à leur hiérarchie pour un suivi approprié.
Une visite de terrain qui aura marqué les esprits et renforcé le lien entre l’administration régionale et les populations.