20/10/2015
Roch Marc Christian Kaboré né le 25 avril 1957 ,
Ouagadougou est un homme politique burkinabé . Il
est l'actuel Président du Mouvement du Peuple pour
le Progrès (MPP) et candidat à l'élection
présidentielle 2015 au Burkina Faso.
À 33 ans, il est nommé Ministre des Transports puis
il exerce les fonctions de Premier Ministre (22 mars
1994 - 6 février 1996) et de Président de
l'Assemblée Nationale (de 2002 à 2012).
Catholique, issu de l'ethnie Mossi, il est le fils de
Charles Bila Kaboré, Ministre émérite durant les
premières années de l'indépendance, avant d'occuper
les plus hautes fonctions à la Banque Centrale des
États d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) et d'Antonine
Kaboré, enseignante. Après son baccalarauréat obtenu en
1975, Roch Marc
Christian Kaboré part suivre des études d’économie
et de gestion à l’Université de Dijon, en France. Il
en ressort en 1980, diplômé d’un DESS en gestion
ainsi que du Certificat d’aptitude à l’administration
et à la gestion des entreprises. Dès cette période, il
milite au sein de la Fédération des Étudiants
d'Afrique Noire en France (FEANF)
qui est très active au moment des indépendances et
promeut l'idée d'une Afrique unifiée.
Rentré au Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré
milite en pleine révolution sankariste au sein de
l'Union de Lutte Communiste-Reconstruite (ULC-R).
Le 4 août 1983, Thomas Sankara prend la tête de la
révolution et s'installe au pouvoir, il sera assassiné
en octobre 1987 à la suite d'un coup d'État.
En 1984, à l'âge de 27 ans, Roch Marc Christian
Kaboré, est nommé Directeur Général de la Banque
Internationale du Burkina, l'une des deux principales
institutions financières du pays. Il occupera ce poste
jusqu'en 1989.
Premiers pas au gouvernement
En 1989, Roch Marc Christian Kaboré est nommé par
Blaise Compaoré , Président de la République, Ministre
des Transports et de la Communication. En 1990, il
conserve son portefeuille et devient Ministre d'État.
En 1991, il devient Ministre Chargé de l’Action
Gouvernementale. En mai 1992, il est élu Député de
la Province du Kadiogo au sein de l'Organisation
pour la démocratie populaire - Mouvement du travail
(ODP-MT). Entre 1992 et 1993, il occupe
successivement les postes de Ministre des Finances,
puis de Ministre chargé des Relations avec les
institutions.
De la Primature à l'Assemblée Nationale
Le 11 janvier 1994, les autorités politiques africaines
enclenchent la dévaluation du Franc CFA qui devenait
inéluctable. Très rapidement les premiers effets de la
dévaluation se font ressentir, les prix à la
consommation doublent du jour au lendemain.
Devant cette situation, Blaise Compaoré décide de
nommer Roch Marc Christian Kaboré Premier
Ministre, en comptant sur ses capacité à fédérer et
apaiser des relations conflictuelles et sur son
expérience de Banquier pour atténuer les effets de
la dévaluation. Quelques années après [1] , "les
indicateurs économiques ont montré que certains
seuils visés ont été atteints, par exemple la
remontée des taux de croissance, faibles ou négatifs,
qui se sont tous stabilisés autour de 5%". Par
ailleurs, une meilleure intégration des économies
locales a été notée avec une nouvelle dynamique :
consommer local.
Les remous de la dévaluation passés, le 6 février
1996 Blaise Compaoré se sépare de son Premier
ministre, qu'il relègue à un poste de Conseiller
spécial à la Présidence.
Élu pour la première fois député de la province du
Kadiogo en 1992, Roch Marc Christian Kaboré est
réélu en mai 1997 et devient Premier Vice-Président
de l’Assemblée nationale. Il est reconduit lors des
élections législatives de 2002 et le 6 juin de la même
année, il remplace M. Mélégué Maurice Traoré à la
présidence de l’Assemblée Nationale. Le pays est alors
agité par l’affaire Norbert Zongo . Ses qualités
d’écoute et d’apaisement pour faire valoir la justice
seront appréciées tant par la majorité que par
l'opposition. Fonctions politiques
Secrétaire exécutif du Congrès pour la démocratie et
le progrès (CDP), le parti au pouvoir depuis 1999,
Roch Marc Christian Kaboré en devient le Président
en 2003. Il en profite pour tenter de faire évoluer
le parti [réf. souhaitée] que Blaise Compaoré n'utilise
plus que comme un instrument de campagne [non
neutre] . Toutes ses tentatives resteront vaines. En
2011, l'armée organise une fronde et les populations
se mobilisent contre la vie chère . L'exaspération
monte dans la rue. Devant l’impossibilité de réformer
le parti, Roch Marc Christian Kaboré annonce en
2012 son intention de ne pas briguer une nouvelle
fois la tête du CDP.
Lors des vœux au parti, Roch Marc Christian Kaboré
loue la « [2] transition réussie au Niger qui force
l’admiration » et félicite la « classe politique
nigérienne » et les militaires qui ont permis la
transition. Il rappelle également qu’au Maghreb, au
Moyen-Orient, « le vent du printemps arabe a
soufflé et emporté des régimes dont la stabilité
semblait garantie ».
Démission du CDP et création du MPP
En 2012, Roch Marc Christian Kaboré quitte la
Direction du CDP comme il l’avait annoncé. Redevenu
simple militant, il tente de dissuader le Président de
[3] modifier l’article 37 de la constitution.
Le jour de la fête de l’indépendance, le Président
annonce lors de son discours au peuple que la
modification de l’article 37 fera l’objet d’un
référendum. Il prend la même position lors d’une
visite à Paris.
Le 4 janvier 2014, Roch Marc Christian Kaboré et
deux autres piliers du CDP, Simon Compaoré et Salif
Dialo [4] démissionnent en signant une lettre
ouverte dans laquelle ils dénoncent la "caporalisation"
du parti et "ses méthodes de gestion fondées sur
l'exclusion". Ils seront suivis le lendemain par 72
autres membres du parti.
Ils créent le [5] MPP (mouvement du peuple pour le
progrès) et Roch Marc Christian Kaboré en prend la
tête.