29/05/2026
𝐉𝐨𝐮𝐫 𝟏 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐅𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐒𝐞𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐈𝐧𝐧𝐨𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐀𝐠𝐫𝐢𝐜𝐨𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥'𝐈𝐍𝐄𝐑𝐀 : 𝐥𝐚 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐞́𝐞 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐛𝐚𝐥 !
𝐋𝐚 𝟏𝟕𝐞̀𝐦𝐞 𝐞́𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐅𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐒𝐞𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐈𝐧𝐧𝐨𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐀𝐠𝐫𝐢𝐜𝐨𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥'𝐈𝐍𝐄𝐑𝐀 a débuté ce vendredi 29 mai 2026 par une matinée de communications scientifiques, dans la salle de réunion de la Direction générale de l'INERA à Gounghin. Chercheurs, techniciens et acteurs de la filière semencière venus des quatre coins du Burkina Faso ont planché sur les leviers scientifiques d'une souveraineté alimentaire durable.
C'est le 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐀𝐝𝐣𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥'𝐈𝐍𝐄𝐑𝐀, 𝐃𝐫 𝐁𝐥𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐎𝐔𝐄́𝐃𝐑𝐀𝐎𝐆𝐎, qui a donné le coup d'envoi de cette matinée au nom du Directeur de l'INERA. Il a accueilli chaleureusement les participants venus des différentes 𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐡𝐞𝐫𝐜𝐡𝐞, 𝐅𝐚𝐫𝐚𝐤𝐨𝐛𝐚, 𝐁𝐚𝐧𝐟𝐨𝐫𝐚, 𝐍𝐢𝐚𝐧𝐠𝐨𝐥𝐨𝐤𝐨, 𝐃𝐨𝐫𝐢, 𝐃𝐢, 𝐅𝐚𝐝𝐚, 𝐒𝐚𝐫𝐢𝐚 𝐞𝐭 𝐊𝐚𝐦𝐛𝐨𝐢𝐧𝐬𝐞́ avant de céder la parole aux communicateurs.
Trois communications se sont ensuite succédé, sur les défis de la production semencière nationale.
La première communication, présentée par 𝐌𝐦𝐞 𝐊𝐚𝐝𝐢𝐝𝐢𝐚𝐭𝐚 𝐙𝐈𝐃𝐎𝐔𝐄𝐌𝐁𝐀, Directrice des Semences Agricoles au Ministère de l'Agriculture, de l'Eau et des Ressources Animales et Halieutiques, a mis en lumière l'urgence d'une traçabilité efficace des semences au Burkina Faso. En effet, dans un contexte marqué par les aléas pluviométriques, la multiplicité des acteurs et les risques de fraude qui en découlent, garantir la qualité des semences est devenu un impératif stratégique. « 𝐿𝑎 𝑡𝑟𝑎𝑐̧𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́, 𝑐'𝑒𝑠𝑡 𝑙'𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑜𝑝𝑒́𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑒𝑡𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑠𝑢𝑖𝑣𝑟𝑒 𝑢𝑛 𝑙𝑜𝑡 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑝𝑢𝑖𝑠 𝑠𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑗𝑢𝑠𝑞𝑢'𝑎̀ 𝑠𝑜𝑛 𝑢𝑡𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛. 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑔𝑎𝑟𝑎𝑛𝑡𝑖𝑡 𝑙'𝑎𝑢𝑡ℎ𝑒𝑛𝑡𝑖𝑐𝑖𝑡𝑒́, 𝑙𝑎 𝑞𝑢𝑎𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑚𝑖𝑠𝑒𝑠 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠. » a martelé Mme ZIDOUEMBA. Pour y parvenir, une digitalisation complète du système semencier est en cours, avec notamment l'introduction de codes QR sur chaque étiquette de semence certifiée.
Dans la foulée, le 𝐃𝐫 𝐇𝐚𝐝𝐨𝐮 𝐇𝐀𝐑𝐎, chercheur à l'INERA, a ouvert une fenêtre sur un monde invisible mais décisif : celui des micro-organismes du sol. À travers sa communication sur les biofertilisants, il a démontré que les symbioses microbiennes, mycorhiziennes et rhizobiennes, constituent une alternative naturelle et performante aux engrais chimiques. Les résultats sont édifiants : « 𝐿𝑜𝑟𝑠𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑦𝑚𝑏𝑖𝑜𝑡𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑎𝑠𝑠𝑜𝑐𝑖𝑒́𝑠 𝑎𝑢 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑡, 𝑜𝑛 𝑜𝑏𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑎𝑚𝑒́𝑙𝑖𝑜𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑑𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑙𝑙𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 42 % 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑝𝑒𝑡𝑖𝑡 𝑚𝑖𝑙 𝑗𝑢𝑠𝑞𝑢'𝑎̀ 68 % 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑚𝑎𝑖̈𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑠 𝑝𝑎𝑢𝑣𝑟𝑒𝑠. »» a-t-il déclaré. Deux unités de production d'inoculas ont déjà été mises en place par l'INERA, avec l'ambition de vulgariser cette technologie à l'échelle nationale.
Enfin, 𝐃𝐫 𝐊𝐚𝐫𝐢𝐦 𝐍𝐄𝐁𝐈𝐄, chercheur au Centre Régional d'Excellence, a présenté Mango Protect et MangoFruTech, une innovation agricole endogène pour la gestion durable des mouches de fruits dans la filière mangue. Composé essentiellement de protéines issues de sous-produits de brasserie, ce biopesticide sans pesticides chimiques permet de réduire de 61,53 % les coûts de protection des vergers, passant de 13 000 à seulement 5 000 FCFA par hectare et par semaine. Une innovation déjà homologuée dans plusieurs pays de la sous-région et désormais disponible localement à 1 250 FCFA le litre.
Traçabilité numérique des semences, biofertilisants issus des micro-organismes du sol, biopesticides endogènes pour la filière mangue, trois innovations, trois réponses concrètes aux défis de l'agriculture burkinabè. Dans quelques minutes, place à la cérémonie officielle d'ouverture de cette 17ème édition qui s'annonce riche en découvertes !
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