Cour des comptes -Burkina Faso

Cour des comptes -Burkina Faso La Cour des Comptes est la juridiction supérieure de contrôle des finances publiques. 1. Elle déclare et apure les gestions de fait.

Attributions juridictionnelles

Comme attributions juridictionnelles, la Cour des Comptes juge les comptes des comptables publics de l’Etat, des collectivités locales, des Etablissements publics à caractère administratif. Elle sanctionne les fautes de gestion des ordonnateurs (toute personne qui décide de l’engagement, de la liquidation et de l’ordonnancement d’une dépense publique). Par conséquen

t et dans l’exercice de ces attributions, la Cour des Comptes:

statue par voie d’arrêts sur les comptes des comptables publics
prononce des condamnations à amende
déclare et apure les gestions de fait
sanctionne les fautes de gestion

L’obligation du secret professionnel n’est pas opposable aux magistrats de la Cour des Comptes à l’occasion des investigations effectuées par eux dans l’exercice de leur fonction.

2. Attributions non juridictionnelles

En termes non juridictionnels, la Cour des Comptes participe au contrôle de l’exécution des Lois de finances. Elle établit annuellement un rapport sur l’exécution des Lois de finances, ainsi que le procès-verbal de conformité à l’adresse de l’Assemblée Nationale. Elle produit tous les ans un rapport public, comportant les observations de toutes ses vérifications qui est remis au Président du Faso. Elle établit à l’intention du Président du Faso tous les deux (02) ans, un rapport d’ensemble sur l’activité, la gestion et les résultats des entreprises contrôlées par elle. Elle produit des rapports particuliers sur toute question sur saisine du Président du Faso. En fait ses compétences se résument en deux grandes missions :

une mission administrative
une mission informative

2.1. La mission administrative

Cette mission se ramène à un contrôle budgétaire et de gestion. Ainsi, la Cour des comptes vérifie la régularité des recettes et des dépenses décrites dans les comptabilités publiques et apprécie à partir de ces dernières, le bon emploi des crédits, fonds et valeurs gérés par les services de l'Etat et par les autres personnes de droit public. Elle participe au contrôle de l'exécution des lois de finances. Par ailleurs, elle assure la vérification des comptes et de la gestion des sociétés d'Etat, d'économie mixte ou des sociétés anonymes dans lesquelles l'Etat possède une part du capital social. Elle assure également la vérification des comptes et de la gestion :
des sociétés, groupement, quel que soit leur statut juridique, des personnes morales, dans lesquels l'Etat, les collectivités locales ou établissements publics, les organismes déjà soumis au contrôle de la Cour, détiennent séparément ou ensemble une participation au capital ou des voix dans les organes délibérants. Elle contrôle les institutions de sécurité sociale y compris les organismes de droit privé qui assurent en tout ou en partie, la gestion d'un régime de prévoyance légalement obligatoire. Elle établit la conformité entre les comptes individuels des comptables et les comptes généraux des ordonnateurs et notifie aux administrateurs ses observations sur les insuffisances et irrégularités constatées dans la gestion des services de l'Etat, des collectivités locales et des organismes soumis à son contrôle.

2.2. La mission informative

La mission informative de la Cour des comptes est acquittée par l'élaboration des rappoA l'attention de l'Assemblée nationale, la Cour établit un rapport sur l'exécution des lois de finances et une déclaration de conformité entre le compte général de l'Administration et les comptes individuels des comptables supérieurs de l'Etat. A l'attention du Président du Faso, la Cour établit au moins tous les deux ans un rapport d'ensemble sur l'activité, la gestion et les résultats des entreprises contrôlées par elle. Enfin, la Cour des comptes examine tous les ans, les observations faites à l'occasion des diverses vérifications effectuées pendant l'année précédente et forme, avec celles qu'elle retient, un rapport qui peut suggérer toutes reformes jugées nécessaires. Ce rapport est remis au président du Faso et publié au journal officiel. De part ses attributions, la Cour des comptes contribue à la sauvegarde du patrimoine public et à l'amélioration des méthodes et techniques de gestion. Pour mettre en œuvre ces attributions, la Cour a reçu tout pouvoir d'investigation sur place et sur pièces. Le secret professionnel ne lui est pas opposable (art. 15 loi organique 014/2000).

𝐑𝐄𝐋𝐅 𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐥’é𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥’𝐞𝐱𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐨𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬La Cour des comp...
06/08/2026

𝐑𝐄𝐋𝐅 𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐥’é𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥’𝐞𝐱𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐨𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬

La Cour des comptes est à pied d’œuvre pour l’élaboration du Rapport sur l’exécution des lois de finances (RELF), exercice 2025. Cette mission régalienne de la Juridiction supérieure de contrôle des finances publiques, dont l’exécution opérationnelle est assurée par la Chambre chargée du contrôle des opérations de l’Etat (CCOE), est séquencée en plusieurs étapes entre le 1er juillet et le 2 septembre 2026.

La première phase réunissant les agents de la CCOE a consisté à produire le tout premier draft de l’avant-projet de RELF, réparti en sept sous-groupes thématiques : analyse des différents résultats ; exécution des recettes ; exécution des dépenses ; analyse des comptes spéciaux du Trésor ; analyse des ressources et charges de trésorerie ; analyse de la performance des programmes budgétaires ; et, l’état de mise en œuvre des recommandations antérieures.

Durant cette étape, la Cour s’est assurée de l’appui de points focaux désignés par le Ministère en charge des Finances en vue de faciliter l’accès des équipes de rédaction aux données et éclairages relevant de leurs administrations respectives. Ces appuis techniques ont consisté en des exposés thématiques sur des sujets aussi variés que le cadrage macroéconomique, l’exécution des dépenses dans les secteurs stratégiques (sécurité, investissement public, secteurs sociaux), la gestion de la trésorerie et de la dette, ou encore le respect des règles de gestion financière.

Cette phase de cadrage a ouvert la voie à l’élaboration du projet de rapport provisoire et ses annexes par le comité de rédaction du RELF proprement dit, sous la présidence du Président Léger KINDA, qui en assure la coordination opérationnelle en sa qualité de président de la CCOE. La composition de ce comité dépasse la seule chambre initialement saisie du dossier pour associer des représentants des autres structures de la Cour, en l’occurrence, la Chambre de discipline budgétaire (CDB), la Chambre chargée du contrôle des entreprises publiques (CCEP), la Chambre chargée du contrôle des collectivités territoriales (CCOCT), le Parquet général, le Greffe central et des services d’appui de la Cour.

𝐋’𝐞́𝐯𝐚𝐥𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐱𝐡𝐚𝐮𝐬𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐛𝐮𝐝𝐠𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬, 𝐥’𝐢𝐧𝐧𝐨𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟔

L’ensemble de ce processus est placé sous la supervision du Camarade Latin PODA qui, en sa qualité de Premier président de la Cour des comptes, veille à la qualité du contenu qui doit être produit, à sa conformité aux standards de la Cour et à l’atteinte de l’objectif final de mettre à la disposition du Parlement une assistance technique fiable et exploitable pour l’exercice de son contrôle sur l’exécution des lois de finances.

L’édition du RELF se distingue cette année par une innovation de fond. Pour la première fois, la Cour s’est donné pour ambition d’évaluer l’ensemble des programmes budgétaires mis en œuvre par le gouvernement, et non plus un échantillon ou quelques programmes ciblés. Si la mise en œuvre de cet objectif s’est heurtée à des contraintes extérieures dont la défaillance de certains départements dans la fourniture d’éléments d’informations à la Cour, l’approche exhaustive, renforce tout de même la portée de l’intervention de la haute juridiction financière en permettant au Parlement de disposer d’une lisibilité complète sur la performance de chaque programme budgétaire (atteinte des objectifs, indicateurs associés) et, partant, d’interroger l’exécutif de façon précise et documentée sur la mise en œuvre de ses politiques publiques.

Pour conduire ce travail d’ampleur inédite, l’équipe en charge de l’analyse de la performance des programmes budgétaires s’appuie notamment sur des outils numériques d’analyse mobilisés en complément de l’appui apporté par les expertises externes.

𝐔𝐧 𝐞𝐱𝐞𝐫𝐜𝐢𝐜𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 𝐞𝐧 𝐟𝐚𝐯𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐝𝐞𝐯𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭é

L’élaboration du RELF est un exercice constitutionnel au service du Parlement, conformément à l’article 127 de la loi organique n°014-2000/AN du 16 mai 2000 portant composition, organisation, attributions et fonctionnement de la Cour des comptes, qui stipule que la haute juridiction financière doit établir chaque année un rapport sur l’exécution des lois de finances, accompagnant la déclaration générale de conformité. Ce rapport est déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale en même temps que le projet de loi de règlement.

La loi organique n°073-2015/CNT du 6 novembre 2015 relative aux lois de finances (LOLF) est venue étoffer cette exigence, à travers son article 53 qui impose que le rapport soit assorti d’un avis de la Cour sur trois points structurants : le système de contrôle interne et le dispositif de contrôle de gestion, la qualité des procédures comptables et des comptes, ainsi que les rapports annuels de performance ; cet avis devant lui-même être assorti de recommandations.

Concrètement, le RELF est l’instrument par lequel la Cour assiste le Parlement dans le contrôle de l’exécution budgétaire, en amont de l’adoption de la loi de règlement. Le projet de loi de règlement (PLR), transmis par le ministère de l’Économie et des Finances, retrace l’état du recouvrement des recettes de l’État au regard des autorisations parlementaires et l’exécution, par les ministères et institutions, des crédits votés. A travers des débats nourris et des confrontations d’idées, la Cour rapproche ces données transmises pour en apprécier la régularité, la sincérité et la fidélité, trois exigences cardinales que poursuit, pour l’exercice 2025, le travail engagé par la Cour depuis le 1er juillet.

𝐒𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

22/07/2026
17/07/2026
𝐉𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐫𝐫𝐮𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧 : 𝐋𝐚 𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥'𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐥...
09/07/2026

𝐉𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐫𝐫𝐮𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧 : 𝐋𝐚 𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥'𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞

Ce jeudi 9 juillet 2026, l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) a abrité la commémoration de la Journée africaine de lutte contre la corruption. Placée sous le thème : « Intensifier la promotion de l'intégrité et des actions anti-corruptions à travers l'Afrique », cette édition a vu la participation effective de la Cour des comptes aux côtés de l'Autorité supérieure de contrôle d'Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) et d'organisations actives dans la lutte contre la corruption dont le REN-LAC.

La cérémonie a été marquée par la présence du Premier président de la Cour des comptes, Camarade Latin PODA, qui s'est tenu aux côtés du Contrôleur Général d'Etat, Camarade Lassané KOMPAORE. Cette participation de haut niveau témoigne de la volonté de la Juridiction supérieure de contrôle des finances publiques de s'inscrire durablement dans la promotion de la bonne gouvernance et de la transparence au Burkina Faso.

Dans son allocution officielle, le Contrôleur Général d'État a rappelé que la corruption est un « fléau insidieux » qui affaiblit la démocratie et détourne des ressources essentielles destinées aux forces de défense, à l'aide aux populations déplacées et à la construction d'infrastructures sociales. Il a tenu à saluer l'engagement des acteurs de la « chaîne de contrôle et de régulation » pour leur travail quotidien en faveur de l'intégrité.

Le choix de l'INFPE comme cadre pour cette célébration souligne le lien étroit entre éducation et lutte contre la corruption. Comme l'a souligné le Secrétaire général de l'Institut, Camarade Brahima TRAORE, l'école est le lieu privilégié où se forgent les comportements citoyens, et chaque enseignant formé devient un « vecteur de diffusion des valeurs éthiques ». Pour le Contrôleur Général d'État, l'éducation constitue d'ailleurs le premier des cinq piliers (avec la culture, la religion, la famille et la technologie) nécessaires pour intensifier l'intégrité à travers le continent.

L'un des temps forts de la journée a été la conférence inaugurale animée par le Pr Florent HIEN sur le thème central de la journée. Cette communication a permis d'approfondir la réflexion sur les moyens d'intensifier les actions de lutte contre la corruption, en phase avec les orientations de l'Union Africaine et les Objectifs de Développement Durable (ODD 16) visant des institutions efficaces et responsables.

En s'associant à cette commémoration, la Cour des comptes réitère que l'intégrité n'est pas seulement une valeur morale, mais une condition essentielle de la souveraineté et du développement de la nation. La cérémonie s'est conclue par une invitation à chaque citoyen à refuser la corruption et à honorer l'héritage d'intégrité transmis par les ancêtres.

Service de Communication

𝐏𝐚𝐬𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐏𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞𝐭 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 : 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐏𝐫𝐨𝐜𝐮𝐫𝐞𝐮𝐫 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥, 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐌𝐀𝐍𝐋...
01/07/2026

𝐏𝐚𝐬𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐏𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞𝐭 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 : 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐏𝐫𝐨𝐜𝐮𝐫𝐞𝐮𝐫 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥, 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐌𝐀𝐍𝐋𝐘 𝐬'𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐱𝐞𝐦𝐩𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞

La Cour des comptes a tenu, ce 1er juillet 2026 dans la salle d’audience de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat, une audience solennelle d’installation officielle du nouveau Procureur Général de la Cour, Marie Dieudonné MANLY. Il succède à ce poste à Adama OUEDRAOGO qui a passé trois ans à la tête du Parquet général de la Juridiction supérieure de contrôle des finances publiques.

Les Camarades Laurent BAYALA, nouveau Conseiller à la Cour des comptes et Ousmane DOUGOURI, Greffier en Chef nommé au Greffe central de la Cour des comptes ont été installés au cours de la même séance.

L’audience de ce jour a servi de cadre au Camarade Adama OUEDRAOGO, Procureur Général sortant de répondre à l’exercice de redevabilité qui sied en pareille circonstance. Il a dressé un bilan positif de ses trois années de mandat, marqué par la mise en œuvre d'un plan de modernisation structuré autour de quatre axes stratégiques majeurs :
1. Le renforcement de la performance organisationnelle et fonctionnelle.
2. L'exercice efficace et exhaustif des prérogatives du Parquet Général.
3. La définition d'actions contribuant à la performance globale de la Cour.
4. L'adaptation constante et la consolidation des acquis.

Le Camarade OUEDRAOGO a souligné que les résultats obtenus sont le fruit d'une synergie entre les membres du siège, du greffe et des services administratifs, invitant ses collaborateurs à offrir le même soutien à son successeur, Marie Dieudonné MANLY.

Dans son discours de prise de fonction, le nouveau Procureur Générale a placé son mandat sous le triple signe de « l'excellence, la rigueur et la responsabilité ». Conscient de la responsabilité « immense » envers la loi et les citoyens, il s'est engagé à actionner trois leviers principaux : l’uniformité du droit, par la coordination de conclusions écrites pour assurer une interprétation uniforme de la loi par le siège, la veille juridique, pour adapter l'action du Parquet aux mutations complexes des finances publiques et permettre des sanctions « éclairées et contemporaines » et la protection de l'ordre public financier, en mettant en mouvement l'action publique contre tout gestionnaire présumé responsable d'irrégularités.

Le Camarade MANLY a affirmé sa volonté de collaborer étroitement avec le siège pour que la Cour s'impose comme le « garant incontestable de la bonne gouvernance ».

Un engagement bien noté par le Premier président de la Cour des comptes, le Camarade Latin PODA, qui a pris acte de la volonté du nouveau responsable du Parquet de la Cour de maintenir une collaboration « franche et loyale », tout en remerciant le sortant pour ses initiatives structurantes.

Egalement installé au cours de la même audience, l’Inspecteur des impôts de classe exceptionnelle, le Camarade Laurent BAYALA rejoint désormais le collège des conseillers de la Cour des comptes. Il vient renforcer l'expertise technique de la Cour, notamment en matière de fiscalité et de contrôle financier.

La Cour des comptes a finalisé la série d’installations avec celle du Camarade Ousmane DOUGOURI au poste de Greffier en Chef au Greffe central de la juridiction financière. Son profil expérimenté affiné tout au long de son parcours, notamment en tant que Greffier en Chef dans plusieurs juridictions stratégiques (TGI Ouaga 1, TGI Ouaga 2, Cour d'appel de Ouagadougou) lui sera utile pour veiller à la régularité des actes de procédures avec habilité et professionnalisme dans le cadre de ses nouvelles fonctions.

Service communication

𝐋𝐚 𝐂𝐡𝐚𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞́𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐧𝐭𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐎𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐭𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 𝐬𝐞 𝐝𝐨𝐭𝐞 𝐝’𝐨𝐮𝐭𝐢𝐥𝐬 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫...
24/06/2026

𝐋𝐚 𝐂𝐡𝐚𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞́𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐧𝐭𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐎𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐭𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 𝐬𝐞 𝐝𝐨𝐭𝐞 𝐝’𝐨𝐮𝐭𝐢𝐥𝐬 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐢𝐩𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐭𝐚𝐭 (𝐂𝐏𝐄) 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐚𝐛𝐥𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐭𝐚𝐭 (𝐄𝐏𝐄)

L’élargissement de l’univers du comptables principaux (Etat et EPE) et l’accumulation de passif de comptes de gestion à juger ont conduit la Chambre chargée du Contrôle des Opérations de l’Etat (CCOE) de la Cour des comptes à se lancer dans une dynamique de modernisation de l’instruction des comptes de gestion afin de mener de manière pérenne et efficace le contrôle juridictionnel en l’occurrence le jugement permanent des comptes de gestion des comptables principaux de l’Etat (CPE) et des établissements publics de l’Etat (EPE).

Dans cette optique et afin de répondre aux défis majeurs liés au jugement des comptes de gestion, la CCOE a tenu, du 14 au 23 juin 2026, un atelier en vue de définir ses nouvelles méthodes de jugement des comptes et exécuter son champ de compétence de manière efficace et efficiente à travers l’implémentation de nouveaux outils d’instruction innovants.

L’atelier a été organisé autour de deux thématiques :

la finalisation et implémentation des outils d’instruction des comptes de gestion des comptables principaux de l’Etat ;
la mise à jour de l’outil d’instruction des comptes de gestion des EPE conformément à leur nouveau cadre juridique.

A l’entame des travaux, le Camarade Premier président de la Cour des comptes, Latin PODA, a souligné l’intérêt stratégique de cette activité qui va permettre à la Cour d’optimiser ses procédures en matière de jugement des comptes de gestion des comptables publics.

Au regard de l’ampleur des missions dévolues à la Cour des comptes et partant, à la CCOE, le Premier président a souhaité que ces outils d’instruction développés par des compétences internes, sous la conduite du Conseiller Kimbilo Soumaïla OUEDRAOGO, permettent de juger de manière pérenne les comptes de gestion.

Afin de garantir la réussite des travaux de cette thématique, la CCOE a adopté une démarche structurée en plusieurs phases essentielles :

- une formation théorique des Conseillers et Assistants de vérification assortie de cas pratiques sur la tenue de la comptabilité des Comptables Principaux de l’Etat (CPE) ;
- la présentation de l’outil d’instruction des CPE conçu sur le tableur Excel comprenant des menus de consultation, de chargement de données, d’analyse ainsi qu’une barre de de recherche permettant la sélection de chaque profil de comptable principal en vue de la mise en état d’examen des comptes et le contrôle de la régularité des opérations ;
- l’expérimentation et la validation de l’outil d’instruction à travers des tests sur des comptes de gestion réels (exercices 2021 à 2023) pour confirmer l’opérationnalité du système.

La formation pratique a été dirigée par le Conseiller Kimbilo Soumaïla OUEDRAOGO, concepteur de l’outil. Sous sa supervision, les membres de la CCOE ont été formés à l’utilisation et à l’exploitation des différents menus de cette application proactive dont le fonctionnement intègre des innovations majeures au rang desquelles l’on peut citer notamment l’automatisation des analyses des données des comptes de gestion, l’automatisation de la mise en état d’examen, l’analyse automatique de la régularité des balances en deniers, des comptes de tiers et disponibilités et l’automatisation des résultats des contrôle et des injonctions.

Pour éviter les erreurs de saisie manuelle, l’outil permet de convertir les balances générales transmises par le Trésor (souvent en PDF) en format Excel pour un chargement instantané. L’outil dispose en outre d’une barre de recherche permettant de sélectionner les différents comptables principaux de l’Etat que sont l’Agent comptable central du Trésor (ACCT), le Payeur général (PG), le Receveur général (RG), les Trésoriers ministériels et institutionnels (TM/TI), le Trésorier général de l’Etat (TGE), le Directeur de la banque des dépôts du Trésor (DBDT). La sélection affiche automatiquement les attributions spécifiques des postes comptables. Le système génère automatiquement, après chargement des comptes de gestion et des balances, les résultats de l’analyse des points de contrôle assortis des types d’injonctions.

Outre la conception de l’outil dédié au jugement des comptes de gestion des CPE, la Chambre chargée du Contrôle des Opérations de l’Etat (CCOE), a procéder à la mise à jour de l’outil d’instruction des comptes de gestion des EPE conçu au cours de l’année judiciaire 2024-2025. La révision de cet outil, a permis d’intégrer les innovations du nouveau cadre juridique financier et comptable des EPE.

Grâce à ce nouvel outil, le processus d’instruction des comptes de gestion des CPE, habituellement long et laborieux sera davantage simplifié et présentera un double avantage technique et juridictionnel. En effet, le jugement des comptes sera non seulement permanent, mais aussi le passif des comptes à juger sera résorbé.

En dotant ses membres de cet outil stratégique, la Cour des comptes s’assure d’exécuter ses missions avec diligence, renforçant ainsi son impact dans la transparence et la bonne gouvernance des finances publiques au Burkina Faso.

𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 : 𝐥𝐞 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫𝐚𝐝𝐞 𝐌𝐀𝐍𝐋𝐘 𝐃𝐢𝐞𝐮𝐝𝐨𝐧𝐧é 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐃é𝐬𝐢𝐫é 𝐧𝐨𝐦𝐦é 𝐏𝐫𝐨𝐜𝐮𝐫𝐞𝐮𝐫 𝐠é𝐧é𝐫𝐚𝐥A bientôt 55 ans et magistrat de grad...
03/06/2026

𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 : 𝐥𝐞 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫𝐚𝐝𝐞 𝐌𝐀𝐍𝐋𝐘 𝐃𝐢𝐞𝐮𝐝𝐨𝐧𝐧é 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐃é𝐬𝐢𝐫é 𝐧𝐨𝐦𝐦é 𝐏𝐫𝐨𝐜𝐮𝐫𝐞𝐮𝐫 𝐠é𝐧é𝐫𝐚𝐥

A bientôt 55 ans et magistrat de grade exceptionnel, MANLY Dieudonné Marie Désiré est le nouveau Procureur général de la Cour des comptes. Avant sa nomination, le promu était Commissaire du gouvernement auprès de la juridiction financière depuis octobre 2023.

Camarade MANLY a été nommé par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), au cours de sa première session ordinaire de l'année 2026 les 1er et 2 juin 2026 à Ouagadougou. Il succède à ce poste au Camarade Adama OUEDRAOGO, actuel Président du CSM.

Titulaire du diplôme de magistrat de l'École nationale d'administration et de magistrature (ENAM) et d'une maîtrise en sciences juridiques de la Faculté de Droit et de Science politique de l'Université de Ouagadougou, le Procureur général MANLY Dieudonné Marie Désiré a entamé sa carrière judiciaire en juillet 2001. Après avoir débuté comme Substitut du Procureur du Faso près le TGI de Dédougou de 2001 à 2003, il a exercé comme juge au siège au TGI de Bobo-Dioulasso (2003-2004), puis comme Président du TGI de Tougan (2004-2007).

Son parcours professionnel l'a ensuite conduit au sein de l'administration publique : Conseiller technique au Ministère de l'Action sociale et de la Solidarité nationale (2007-2016), Conseiller technique au Ministère de la Justice (2016-2018), Directeur général de la Politique criminelle et du Sceau (février-décembre 2018), puis Directeur général de la Justice civile, commerciale, administrative et sociale, cumulativement Responsable du Programme administration judiciaire (décembre 2018 - septembre 2021).

De retour dans la fonction judiciaire, Camarade MANLY a présidé la Chambre correctionnelle et la Chambre des mineurs de la Cour d'appel de Ouagadougou entre septembre 2021 et septembre 2023, avant de rejoindre la Juridiction supérieure de contrôle des finances publiques dès octobre 2023 où il exerçait en qualité de Commissaire du gouvernement, en charge des poursuites des auteurs de fautes de gestion et des irrégularités dans les comptes de gestion, fonction qui lui a permis d'acquérir une connaissance approfondie du fonctionnement et des enjeux de la juridiction financière.

Au sein de la Cour des comptes, le Procureur général est le chef du Parquet général. À ce titre, il représente le ministère public auprès de la juridiction financière et est chargé de recevoir, d'instruire et de transmettre les dénonciations et les rapports relatifs aux irrégularités constatées dans la gestion des finances publiques. Il requiert l'engagement de poursuites contre les ordonnateurs, les comptables et les gestionnaires publics dont la responsabilité est susceptible d'être mise en cause.

Au cours de son riche parcours, le Camarade MANLY Dieudonné Marie Désiré a fait montre de performances particulières qui lui ont valu des décorations ; il a reçu les distinctions de Chevalier de l'Ordre du mérite de la Santé et de l'Action sociale et de Chevalier de l'Ordre du mérite Burkinabè.

𝐒𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

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01 BP 2534
Ouagadouga

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