26/08/2023
𝗦𝘂𝗶𝘃𝗶 𝗲𝘁 𝗮𝗹𝗲𝗿𝘁𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝗰𝗼𝗰𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗮𝘀 𝗱’𝗮𝗹𝗹𝗲́𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝗼𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗲𝘁 𝗱’𝗮𝗯𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗵𝗼𝗺𝗺𝗲 : 𝗟𝗲 𝗰𝗮𝗱𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗲𝗿𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲́
Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, Garde des sceaux, Me Edasso Rodrigue Bayala, a procédé ce jour même, 24 août 2023 à Ouagadougou, au lancement officiel du cadre de concertation, de suivi et d’alerte précoce des cas d’allégations et d’abus des droits de l’homme. C’était au cours d’un atelier tenu à cet effet et en présence de la représentante résidente au Burkina Faso du Haut-commissariat des Nations-unies aux droits de l’homme, Zeinab Hamza Diaby.
Ont notamment pris part à cette activité, des ambassadeurs et des membres du corps diplomatique au Burkina Faso, des représentants des Organisations du système des Nations-unies, des cadres de l’administration judiciaire et les membres du cadre de concertation.
L’atelier visait à contribuer au renforcement des efforts du gouvernement du Burkina Faso, via le ministère de la Justice et des Droits humains, en matière de promotion et de prévention des violations des droits de l’homme, à travers l’opérationnalisation du Cadre de concertation.
Comme objectifs spécifiques, il visait à :
-favoriser une prise de contact entre les membres du cadre de concertation ;
-présenter le cadre de concertation aux membres pour susciter son appropriation ;
-définir ensemble le mécanisme de partage d’informations et d’alerte précoce sur les violences et les violations pour soutenir le gouvernement dans les réponses ;
-définir le mécanisme de suivi et de traitement des préoccupations liées aux droits de l’homme avec le ministère de la Justice, des Droits Humains, chargé des Relations avec les Institutions, et les partenaires.
Dans son mot, la représentante résidente du Haut-commissariat des Nations-unies aux droits de l’homme a rendu un vibrant hommage à toutes les victimes des attaques terroristes que connait le Burkina Faso. Puis elle a remercié le Garde des sceaux pour sa présence effective au lancement du cadre de concertation. Zeinab Hamza Diaby a félicité le gouvernement pour les résultats engrangés en matière de promotion et de protection des droits humains malgré le contexte sécuritaire difficile que vit le pays. Avant de terminer son propos, elle s’est réjouie de la bonne qualité des rapports qui existent entre sa structure et le ministère en charge des droits humains et a rassuré de la disponibilité de son institution à toujours accompagner le Burkina Faso dans la promotion et la protection des droits de l’homme.
Le respect des droits humains, a rappelé le Garde des sceaux à l’entame de son discours de lancement, est une des valeurs retenues par la Constitution et par la Charte de la Transition du 14 octobre 2022. Cet engagement, a-t-il indiqué, s’est matérialisé par la ratification de la quasi-totalité des instruments juridiques internationaux, régionaux et sous régionaux en matière de droits humains ainsi qu’une coopération active et constructive avec les instances de surveillance de la mise en œuvre desdits instruments. « L’accord de siège consacrant l’ouverture d’un bureau Pays du Haut-commissariat des Nations-unies aux droits de l’homme au Burkina Faso, signé le 06 octobre 2021, entre dans le cadre de la disposition du Burkina Faso à améliorer continuellement les cadres d’expression et de protection des droits humains sur l’ensemble du territoire national, au profit de nos populations », a fait observer le ministre en charge des droits humains. Et, selon lui, le défi sécuritaire lié à la lutte contre le terrorisme n’a nullement entamé la détermination de notre pays à promouvoir et à protéger les droits de l’homme. Bien au contraire, a-t-il rassuré, le gouvernement est résolument engagé dans la promotion et la protection des droits humains, dans une démarche participative avec l’ensemble de ses partenaires. A écouter Me Edasso Rodrigue Bayala, la mise en place d’un cadre de concertation pour le suivi et l’alerte précoce sur des cas de violations et d’abus des droits de l’homme dans le cadre de la lutte contre le terrorisme témoigne de l’engagement du gouvernement pour la protection des droits fondamentaux. « L’idée de la mise en place d’un tel cadre part de la volonté commune des autorités du Burkina Faso d’une part et du Bureau Pays du Haut-commissariat des Nations-unies aux droits de l’homme d’autre part, de disposer d’un cadre permanent d’échanges constructifs et transparents sur les meilleures stratégies de protection des droits de l’homme » , a-t-il expliqué avant d’inviter les membres du cadre de concertation à s’appuyer sur leurs expériences respectives, pour construire les bases d’un dialogue franc, ouvert et constructif afin de répondre aux objectifs qui ont sous-tendus sa création.
En rappel, notons que ce cadre de concertation, co-présidé par le ministre en charge des droits humains et la représentante résidente du Haut-commissariat des Nations-unies aux droits de l’homme, est composé de représentants du gouvernement, de la Commission nationale des droits humains et des agences du système des Nations-unies au Burkina Faso.
Pour l’atteinte des résultats visés par cet atelier, la méthodologie utilisée a consisté en la présentation du cadre de concertation, au recueil des avis et suggestions sur le renforcement du cadre de concertation. Puis des groupes de travail sur les différents aspects évoqués dans les objectifs ont été constitués. Les résultats des travaux ont été présentés en plénière. Pour terminer, un cahier semestriel des charges pour la conduite des travaux du cadre de concertation (Plan d’actions) a été adopté.