02/06/2026
𝗕𝗼𝗯𝗼-𝗗𝗶𝗼𝘂𝗹𝗮𝘀𝘀𝗼 : 𝗟𝗮 𝗖𝗡𝗗𝗛 𝗿𝗲𝗻𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗮𝗽𝗮𝗰𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗢𝗦𝗖 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗚𝘂𝗶𝗿𝗶𝗸𝗼 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲 𝗲𝗻 𝗰𝗵𝗮𝗿𝗴𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝘃𝗶𝗰𝘁𝗶𝗺𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗩𝗕𝗚
La Commission Nationale des Droits Humains ( ), avec l'appui du Centre pour la Gouvernance du Secteur de la Sécurité ( ), a ouvert ce lundi 2 juin 2026 une session de formation sur le manuel et le protocole de prise en charge des victimes et survivant.e.s de Violences Basées sur le Genre au profit des organisations de la société civile ( ) de la région du Guiriko. La cérémonie d'ouverture a été présidée par le Secrétaire général de la région du Guiriko, Monsieur Souleymane NAKANABO, représentant Madame le Gouverneur, en présence du Secrétaire général de la CNDH, Monsieur Paul KABRÉ, et du Conseiller national du DCAF, Monsieur Sadou SIDIBE.
Dans son intervention, Monsieur Sadou SIDIBE, a tenu à saluer la qualité du partenariat qui unit le DCAF et la CNDH dans la lutte contre les VBG au Burkina Faso. Il a rappelé que le DCAF s'est engagé aux côtés de la CNDH dans le cadre de son programme de renforcement de la redevabilité du secteur de la sécurité, convaincu que la protection des droits des femmes et des filles constitue un pilier fondamental d'une gouvernance sécuritaire respectueuse des droits humains.
Il a ensuite souligné que les organisations de la société civile jouent un rôle irremplaçable dans la chaîne de prise en charge des victimes de VBG, en particulier dans les zones où les services publics restent insuffisants. M. SIIDIBE a exprimé la conviction du DCAF que cette formation contribuera à améliorer sensiblement la qualité de la réponse apportée aux victimes et survivant.e.s dans la région du Guiriko. Il a enfin encouragé les participants à s'approprier pleinement les outils mis à leur disposition et à en faire un levier concret d'action sur le terrain.
Dans son discours d'ouverture, le Secrétaire général de la région du Guiriko, Monsieur Souleymane NAKANABO, a relevé que la région connaît depuis trois ans une recrudescence préoccupante des violences basées sur le genre, dans un contexte de fragilité sécuritaire et sociale qui n’épargne pas les femmes et les filles. Il a insisté sur la centralité du rôle des organisations de la société civile : « Vous êtes souvent le premier visage que voit une victime de violence. Votre capacité à l'accueillir, à l'écouter et à l'orienter correctement peut changer le cours de sa vie. C'est pourquoi votre formation n'est pas seulement une opportunité, elle est une nécessité », a-t-il déclaré.
Il a appelé les participants à faire de cet atelier un moment de transformation de leurs pratiques professionnelles. « Protéger les victimes, c'est protéger toute la communauté », a-t-il conclu.
DCRP-CNDH