26/05/2026
Hier, le 25 mai 2026, nos camarades du Burkina Faso ont commémoré la Journée de la libération africaine sur le campus de l’université de Kossodo. Les camarades membres du Centre Thomas Sankara ont été rejoints par Luc Damiba, secrétaire général du Mémorial Thomas Sankara, Valentin Sankara, frère aîné de feu Thomas Sankara, ainsi que Son Excellence Enith Pérez Retureta, ambassadrice de Cuba au Burkina Faso.
Une importante table ronde animée par notre camarade Dacosta a permis de revenir sur le sens historique et révolutionnaire de cette journée, suivie d’une cérémonie de remise de prix et d’un spectacle culturel marqué par des prestations autour du feu. Les étudiants universitaires ont manifesté un vif intérêt pour approfondir leur éducation politique et idéologique.
Le premier paneliste, Dr Kakiswenpoulma Marcel Marie Anselme Lalsagha, est intervenu sur le thème du panafricanisme révolutionnaire. Il a d’abord défini le panafricanisme tout en rappelant ses origines historiques dans la diaspora africaine, née des souffrances et discriminations vécues par les peuples noirs à travers le monde. Il a rendu hommage aux pionniers de cette idéologie tels que WEB Du Bois et Marcus Garvey, avant d’expliquer son implantation progressive en Afrique à partir de 1900 avec les luttes anticoloniales et les grandes figures comme Kwame Nkrumah, Sékou Touré et Julius Nyerere.
Le paneliste a également souligné l’émergence du panafricanisme révolutionnaire incarné par des leaders tels que Patrice Lumumba, Thomas Sankara et Mouammar Kadhafi, dont plusieurs furent victimes de l’impérialisme. Selon lui, le panafricanisme révolutionnaire demeure une arme essentielle pour les peuples africains face à la domination impérialiste.
Enfin, il a appelé au renforcement de la solidarité entre les pays africains ainsi qu’avec tous les peuples opprimés dans le monde, notamment à Cuba, au Venezuela, au Congo et au Sahara occidental. Il a salué l’Alliance des États du Sahel comme un embryon de la future fédération africaine et a plaidé pour la création rapide d’une monnaie commune de l’AES.
Le deuxième paneliste, Loulouka Luc Damiba, a quant à lui développé une réflexion sur les enjeux contemporains de l’impérialisme en Afrique. Partant d’une déclaration du président français Emmanuel Macron se réclamant du panafricanisme, il a estimé que cette posture était contradictoire avec l’héritage historique de la Conférence de Berlin de 1884, qui a consacré le partage colonial de l’Afrique.
Il a ensuite analysé les différentes formes d’ingérence et de domination impérialiste sur le continent africain, tout en appelant à une vigilance citoyenne permanente ainsi qu’au renforcement des BIRC. Selon lui, les peuples africains doivent se mobiliser autour des autorités de l’AES qu’il considère engagées sur la voie de l’indépendance et de la souveraineté africaine.
Le paneliste a également averti que l’Europe traverse une nouvelle phase de reconfiguration géopolitique dans laquelle l’Afrique de l’Ouest constitue une cible stratégique majeure. Il a enfin insisté sur la nécessité de distinguer les véritables panafricanistes de ceux qu’il qualifie de faux panafricanistes, qu’il considère au service de l’impérialisme.
À cette occasion, le camarade Fabrice, SG du Centre Thomas Sankara pour la Libération et l’Unité Africaine, a rappelé aux médias que la Journée de la libération africaine ne célèbre pas la création de l’OUA ou de l’UA, mais qu’elle est née de l’appel lancé par Kwame Nkrumah pour soutenir les luttes de libération du continent. Il a également souligné que cette journée symbolise la lutte révolutionnaire pour la souveraineté et l’unité de l’Afrique.
L’objectif de la Journée de la libération africaine reste d’approfondir notre connaissance et notre compréhension de la lutte mondiale pour la liberté en Afrique et de recruter de nouveaux camarades au sein du mouvement panafricain mondial.
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Yesterday, on 25 May 2026, our comrades in Burkina Faso commemorated African Liberation Day at the Kossodo University Campus. Our comrades members of the Thomas Sankara Centre where joined by Luc Damiba, secretary general of The Thomas Sankara Mémorial, Valentin Sankara, the late Thomas Sankara's older brother, and her excellence Enith Pérez Retureta, the Cuban ambassador to Burkina Faso. We had a great panel discussion moderated by our comrade Florent Dacosta with panelists Youlouka Luc Damiba and Dr. Kakiswenpoulma Marcel Marie Anselme Lalsagha, followed by an award ceremony, and a cultural display involving fire. The university students demonstrated a significant interest in furthering their political and ideological education. The goal of African Liberation Day is always to further our knowledge and understanding of the global African freedom struggle and to recruit new comrades into the global Pan-African movement.
Forward ever to one unified socialist Africa.