05/27/2026
Menaces et messages haineux par des islamistes radicaux contre une candidate du PQ : une attaque frontale contre notre démocratie qui exige une réponse adéquate de la police
C’est avec stupéfaction que j’ai pris connaissance des menaces et des commentaires très violents dont fait l’objet notre candidate à l’investiture dans Laval‑des‑Rapides, madame Fatima Aboubakr, depuis l’annonce de son intention de porter les couleurs du Parti Québécois aux prochaines élections.
Comme vous le savez peut-être, Fatima a consacré sa vie à prendre soin des tout-petits dans des CPE et est intervenue publiquement à quelques reprises pour dénoncer les dérives religieuses dans certains CPE de Laval qui devenaient des garderies « à vocation islamique servant une population presque exclusivement musulmane ». À l’origine, elle affirme avoir choisi de s’établir au Québec « pour la laïcité, pour l’égalité homme-femme, pour la liberté de conscience, pour la neutralité de l’État » qui, à ses yeux, sont garants d’une paix sociale.
L’annonce de sa candidature au Parti Québécois a entrainé des menaces et de la haine explicite et dont les racines résident clairement dans le fondamentalisme religieux :
- « Allez-y faites le nécessaire » ce à quoi plusieurs personnes répondent qu’ils s’en occupent et « nous allons lui rendre ca en double ».
- « Elle habite où celle-là? »
- « Ils vont bientôt l’éliminer »
- Des références au Coran sur les « hypocrites » et les « traitres » en appelant à ce que « Dieu s’en charge ».
- Invoquant Allah, certains l’associent aux « mécréants » et à de la « vermine ». On peut également lire des propos tels que « nous la jetterons aux poubelles de l’histoire » ou encore que « la chaussure de Dieu s’abattra sur elle ».
Devant ce déferlement de haine, Fatima a dû saisir les autorités policières. Or, elle m’indique que, bien que la police de Laval lui ait suggéré de se doter de caméras de surveillance et de considérer se relocaliser (elle est candidate dans sa circonscription !?!), elle n’a pas obtenu un engagement que la police allait rencontrer les personnes qui ont proféré ces menaces, ce qui est parfaitement incompréhensible et inacceptable. J’ai donc demandé une rencontre aujourd’hui avec la cheffe de la police de Laval.
Ceci est une attaque frontale et explicite à notre démocratie. Je suis profondément bouleversé par cette situation, ma famille et moi ayant nous-mêmes vécu ce genre de menace. Rappelons-nous également des menaces que Fatima Houda Pépin et Marwah Rizqy ont dû subir par ces mêmes islamistes radicaux. Fermer les yeux ou banaliser des menaces sur des élus ou sur des candidats aux élections serait une grave erreur.
Je ne ménagerai donc aucun effort pour défendre madame Aboubakr et nous ne laisserons jamais qui que ce soit l'intimider. J’espère également que les autorités, autant que les élus, en particulier les autres chefs de partis, enverront un signal clair que ce comportement ne passe pas dans notre société.