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MONTRÉAL / Une nouvelle piste cyclableLa rue Guy n'y échappe pasÀ Montréal, la mairesse Soraya Martinez Ferrada a été él...
08/17/2026

MONTRÉAL / Une nouvelle piste cyclable
La rue Guy n'y échappe pas

À Montréal, la mairesse Soraya Martinez Ferrada a été élue après une campagne où les médias, dont La Presse, l'ont présentée comme différente de Valérie Plante. On disait qu'elle évaluerait le réseau de pistes cyclables et retirerait celles jugées gênantes ou non sécuritaires. Pourtant dès le soir de son élection, La Presse révélait qu'elle reculait déjà sur cette promesse.

Aujourd'hui, en plein centre-ville, la Ville ajoute une piste cyclable sur la rue Guy, entre Saint-Antoine et Saint-Jacques. Les panneaux de chantier le confirment. Cette artère relie le canal de Lachine, au sud, et devient le chemin de la Côte-des-Neiges, au nord. Elle est essentielle pour les voitures, les livraisons, les autobus et les services d'urgence.

On retire de l'espace à la circulation automobile pour le donner au vélo. Les travaux souterrains sur les conduites d'aqueduc, nécessaires, sont indépendants de ce choix. La piste s'ajoute en surface et aurait pu être retirée sans ret**der le reste du chantier. Aucune consultation publique n'a été menée sur ce choix précis. Une rue secondaire moins achalandée aurait pu offrir un trajet plus calme aux cyclistes, tout en préservant la fluidité de cet axe stratégique.

Le centre-ville a besoin de rester accessible. Si les déplacements deviennent trop difficiles, les clients se lasseront et les livraisons diminueront. Le développement économique dépend de rues qui circulent bien. Ajouter des pistes sans débat contraste avec l'image de changement promise pendant la campagne.

C'est la poursuite de la même logique que sous l'administration précédente. Les paroles parlaient d'évaluation, les gestes montrent déjà la continuité avant même le premier coup de pelle. La transparence est importante, surtout quand elle sert d'argument électoral.

Les médias parlaient de changement, les Montréalais subissent la continuité.

MONTRÉAL vs TORONTOLe retrait de pistes cyclables nuisiblesLa Cour d'appel de l'Ontario a tranché.Le gouvernement de Dou...
08/15/2026

MONTRÉAL vs TORONTO
Le retrait de pistes cyclables nuisibles

La Cour d'appel de l'Ontario a tranché.
Le gouvernement de Doug Ford peut retirer les 19 kilomètres de pistes cyclables protégées sur Bloor, Yonge et University Avenue au centre-ville de Toronto.

Cette décision renverse un jugement de 2025, qui jugeait le retrait inconstitutionnel. Les juges ont été unanimes. Aucun droit constitutionnel n'oblige un gouvernement à maintenir des pistes cyclables.
Un gouvernement n'a pas à suivre l'avis de ses propres experts pour légiférer, ont-ils ajouté, même quand ceux-ci doutaient de l'efficacité du retrait des pistes.
Un des juges a même écrit que le jugement précédent avait inventé un droit qui n'existait pas.

Doug Ford n'est pas opposé aux pistes cyclables en soi. Il veut fluidifier la circulation sur les artères majeures d'une métropole économique essentielle. Même la mairesse Olivia Chow travaille avec la province pour remettre une voie de circulation sur Bloor Street West, entre les stations Kipling et Islington, tout en réduisant l'espace cycliste plutôt qu'en l'éliminant. C'est ça, gouverner avec réalisme.
L'objectif reste le développement économique.

À Montréal, plusieurs pistes cyclables ont été aménagées sur de grandes artères sans évaluation suffisante de leurs effets. L'administration poursuit ces aménagements sans restriction. Le trafic s'alourdit. Les délais s'allongent. Les commerçants perdent des clients. Les familles partent vers la banlieue, lassées d'une ville moins accessible pour tous.

Imposer des pistes pour compliquer volontairement la circulation relève de l'idéologie. Cela n'a pas sa place dans une métropole qui a besoin de ses commerces et de ses travailleurs.

Soraya Martinez Ferrada maintient le cap de la cacophonie routière.

Deux approches s'opposent.
À Toronto, on ajuste quand un projet nuit à la ville.
À Montréal, on persiste dans l'erreur, envers et contre les résultats.

Photo : EcoJustice / Joshua Best

MONTRÉAL / À bout de souffleLa ville tourne le dos à ses entrepreneursMontréal perd son énergie entrepreneuriale depuis ...
08/11/2026

MONTRÉAL / À bout de souffle
La ville tourne le dos à ses entrepreneurs

Montréal perd son énergie entrepreneuriale depuis vingt ans et rien ne laisse croire que la tendance s'inverse en 2026. Les jeunes familles quittent la ville pour la banlieue ou la région. Elles laissent derrière elles des rues moins animées et des commerces qui peinent à survivre.
Les taxes grimpent chaque année. La vie devient plus chère pour les citoyens. Plus dure pour ceux qui veulent lancer un projet.

L'administration actuelle, comme la précédente, change sans cesse le sens des rues. Les grandes artères se transforment en labyrinthes. Les pistes cyclables s'installent sur les rues commerciales et font disparaître les stationnements. Les clients ont du mal à se garer. Ils ont du mal à entrer dans les magasins.

Les livraisons ralentissent. Les clients se font plus rares. Les commerçants vendent moins. Même la police, les pompiers et les ambulances perdent de précieuses minutes à cause de ces changements. Des minutes qui comptent.
Les entrepreneurs locaux affrontent toujours plus d'obstacles. Les coûts restent élevés. La circulation est difficile. Les clients s'éloignent. Le dynamisme de la ville s'effrite. Les gens créatifs et motivés partent ailleurs.

Et au sommet, rien ne bouge. L'administration municipale est gigantesque. Elle compte des milliers d'employés, beaucoup d'élus et une armée de hauts fonctionnaires souvent choisis pour d'autres raisons que la compétence. Elle multiplie les contrats avec des firmes externes qui coûtent cher. Les élus multiplient les discours. Ils soignent leur image plus qu'ils n'encouragent l'entrepreneuriat.

Montréal parle beaucoup d'avenir. Mais chaque jour, elle tue un peu plus le présent de ceux qui osent encore créer.
Une ville qui veut vraiment un avenir doit d'abord cesser de nuire à son présent.

Photo : Agence QMI, Joel Lemay

MONTRÉAL / Sainte-Catherine mérite mieuxEmbellir la rue change tout sans la tuerFermer en permanence la section de la ru...
08/07/2026

MONTRÉAL / Sainte-Catherine mérite mieux
Embellir la rue change tout sans la tuer

Fermer en permanence la section de la rue Sainte-Catherine Est connue sous le nom du Village n’est pas une politique urbaine, c’est un aveu d’échec.
Cette rue, qui s’étend sur 11,2 km, est la plus longue artère commerciale du Canada. Ce secteur mérite une vision, pas une barricade.

L’été, la fermeture transforme trop souvent le secteur en zone d’itinérance et d’insécurité, sans encadrement ni services adéquats pour les personnes qui s’y retrouvent ni pour les commerçants et résidents. L’hiver, la rue se vide encore plus. Personne ne marche par grand froid dans un désert piétonnier mal éclairé et sans vie.

La vraie solution, c’est l’embellissement, pas l’abandon. Planter des arbres pour créer de l’ombre et de la verdure. Refaire les trottoirs pour les rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite. Installer un éclairage généreux et des bancs bien placés pour que la rue reste fréquentée après la tombée du jour. Garder les terrasses sur Sainte-Catherine et installer des supports à vélos sur les rues perpendiculaires, pas sur l’artère principale.
Ces aménagements accomplissent ce que la fermeture prétend faire, mais mieux et sans les effets pervers.

Une rue plus belle et visuellement plus étroite incite les automobilistes à ralentir naturellement. Les gens s’y sentent en sécurité et ont envie d’y flâner. Les commerçants gardent un accès réel pour leurs clients et leurs livraisons.

Avec cette approche, le besoin de fermer la rue, même l’été, perd de son sens. Une rue bien conçue vit toute l’année. Animée l’hiver, agréable l’été, jamais réduite à une zone livrée à elle-même.
Le projet prévu jusqu’en 2030 coûte 200 millions de dollars. Il doit servir la qualité de vie et le commerce, pas de bonnes intentions mal exécutées.

Embellir d’abord. Ralentir le trafic par l’aménagement. Garder l’accès.
Voilà la seule logique qui protège vraiment ce quartier.

MONTRÉAL / Deux policières tabasséesDes mots plutôt que des gestesDans la nuit du 26 au 27 juillet 2026, deux policières...
08/03/2026

MONTRÉAL / Deux policières tabassées
Des mots plutôt que des gestes

Dans la nuit du 26 au 27 juillet 2026, deux policières du SPVM arrêtent quatre personnes qui roulent sans casque sur une trottinette électrique dans Villeray. Les quatre résistent et frappent les agentes. Un des suspects arrache le bâton télescopique d'une policière. Pour une simple infraction elles se retrouvent battues et désarmées.

Les suspects s'appellent Mohamed Mountassir, 25 ans, Samir Ben Zerraouia, 25 ans, Imane Chemouri, 25 ans, et Doha Sakri, 23 ans. La police les arrête. On les libère rapidement, sous conditions.

La mairesse Soraya Martinez Ferrada réagit.
Elle écrit : «Je tiens à exprimer tout mon soutien aux deux policières du SPVM qui ont été agressées. Face à la montée des gestes de violence et d'intimidation envers nos forces de l'ordre, on doit envoyer un message clair, cette violence est inacceptable. Rien ne justifie de s'en prendre à celles et ceux qui travaillent chaque jour pour protéger la population.»
Ce sont des mots qu'on retrouve dans n'importe quel communiqué.

À ce jour, aucune mesure. Aucun appel au gouvernement du Québec. Aucune demande envers le système qui les a libérés.
Une mairesse vraiment derrière ses policiers agit, elle ne parle pas seulement. Elle exige des peines minimales pour toute agression contre un agent de la paix. Elle presse le ministre de la Sécurité publique de changer les règles de libération sous conditions. Elle demande que les agresseurs de policiers restent en prison jusqu'au procès. Elle dit clairement que Montréal ne tolère plus ce genre d'attaque.
Soraya Martinez Ferrada ne fait rien de tout ça. Elle signe un communiqué et passe à autre chose.

Deux policières se sont fait battre pour avoir fait leur travail.
Un communiqué écrit sur le coin d'une table ne protège personne.

MONTRÉAL / PROPRETÉÉvaluation des cols bleus à l'unitéLa propreté se mesure aux résultats, pas à la minute près. Quand l...
08/02/2026

MONTRÉAL / PROPRETÉ
Évaluation des cols bleus à l'unité

La propreté se mesure aux résultats, pas à la minute près. Quand l'administration regarde partout sauf au bon endroit, c'est la preuve d'un manque de jugement à la tête de l'appareil municipal.

Les cols bleus travaillent dehors chaque jour. Ils connaissent les rues, les parcs et les vrais obstacles. Pourtant l'administration de Soraya Martinez Ferrada et de Claude Pinard choisit de suivre leur rendement heure par heure.
C'est de la microgestion pure, une approche déconnectée de la réalité du terrain.

À New York, la ville évalue aussi la propreté des rues avec Project Scorecard, qui juge le résultat final plutôt que le temps passé par employé.
Toronto, elle, participe au Réseau d'étalonnage municipal du Canada, qui compare les résultats entre grandes villes. Montréal en a fait partie de 2014 à 2020, avant de s'en retirer, et recule aujourd'hui vers la surveillance individuelle.

Ce choix en dit long sur la haute direction. Trop de cadres imposent des indicateurs individuels aux cols bleus sans se soumettre eux-mêmes à une reddition de comptes aussi serrée. Le message est clair, on veut contrôler ceux qui travaillent sur le terrain plutôt que de se regarder soi-même.

Une ville efficace mesure ce qui compte. Est-ce que les rues sont plus propres, est-ce que les plaintes diminuent, est-ce que l'argent est bien utilisé. Elle ne transforme pas ses employés en chiffres. Elle construit avec les gens du terrain, au lieu de les surveiller de loin.

Mme Martinez Ferrada manque encore le bateau. La propreté s'améliore avec du bon sens, de la confiance et des objectifs communs.
Les Montréalais méritent une ville bien gérée.

Le vrai chronomètre à surveiller, c'est celui de la haute direction.

MONTRÉAL / Les priorités à l’enversDes paroles et toujours les mêmes vieux trainsProjet Montréal a gouverné Montréal pen...
08/01/2026

MONTRÉAL / Les priorités à l’envers
Des paroles et toujours les mêmes vieux trains

Projet Montréal a gouverné Montréal pendant huit ans. Ce parti savait depuis longtemps que les trains MR73 approchent de la fin. Il savait que la ligne verte allait bientôt reposer presque seulement sur ces wagons fatigués. Il savait qu’il faut planifier le remplacement des années à l’avance.
Pourtant ce dossier n’a jamais été une vraie priorité.

Projet Montréal a préféré dépenser des centaines de millions pour des pistes cyclables. Il a attendu presque jusqu’à la fin du mandat pour commencer à demander de l’argent pour étudier le remplacement.
Huit ans plus t**d les trains roulent toujours et la ligne verte risque de payer le prix.
Et c’est maintenant que Projet Montréal décide de faire une pétition pour demander des nouveaux wagons. C’est tellement ridicule.

Maintenant Soraya Martinez Ferrada est mairesse. Elle a promis de mener une guerre contre l’itinérance. Ce n'est plus une guerre, c'est de l'entretien et de la maintenance du problème. Elle a triplé le budget dédié à ce problème. Elle a diminué le budget d'entretien des rues et elle persiste à mettre de l'argent sur les pistes cyclables. Elle met des dizaines de millions là.

Pendant ce temps le métro continue de vieillir. Les pannes se multiplient. Les usagers de la ligne verte attendent des trains plus fiables. Soraya parle. Elle annonce. Elle dépense. Mais le remplacement des trains n’avance pas.

Les deux administrations font la même chose. Elles multiplient les discours et les promesses. Elles dépensent des millions pour d’autres dossiers. Elles laissent le métro dans l’ombre. Un réseau de transport de base qui transporte des centaines de milliers de personnes chaque jour mérite mieux.
On connaît le problème. On connaît l’échéance. Pourtant on continue de parler au lieu d’agir vraiment.

Les paroles ne remplacent pas les trains.
Les millions mal placés non plus.

MONTRÉAL / L’essentiel du fardeau de l’itinérance au QuébecAvec près de la moitié des 12 077 personnes recensées en 2025...
07/16/2026

MONTRÉAL / L’essentiel du fardeau de l’itinérance au Québec

Avec près de la moitié des 12 077 personnes recensées en 2025, la métropole assume environ 400M de $ des 776M de $ de coûts annuels provinciaux estimés par l’étude CIRANO publiée en mai 2026.
Chaque personne itinérante coûte en moyenne 77 600 dollars par année à la collectivité.

Pourtant Soraya Martinez Ferrada, qui jurait partir en guerre contre l'itinérance pendant la campagne électorale, finance massivement l’industrie de la misère à Montréal. En 2026, elle a triplé le budget dédié à l’itinérance en le faisant passer d’environ 10 millions à 30 millions de dollars.
De plus, elle vient tout juste d’annoncer l’ajout de près de 50 millions de dollars sur deux ans pour les arrondissements et les organismes communautaires. Ces sommes servent à installer des toilettes, à nettoyer les campements et à organiser des zones de tolérance. On entretient ainsi les tentes au lieu de les faire disparaître, et le nombre de personnes dans la rue continue d’augmenter.

Ce constat demeure affreux. Des centaines de millions de dollars des contribuables servent à gérer la pauvreté chronique plutôt qu’à la résoudre, pendant que la souffrance humaine persiste et que la frustration des citoyens grandit.
La vraie solution passe par l’action rapide et non par la gestion palliative. Des approches éprouvées ailleurs démontrent qu’il est possible de réussir.

On peut offrir un logement permanent accompagné de soutien comme à Houston aux États-Unis ou Medicine Hat en Alberta qui a réduit l’itinérance de façon tangible. On peut convertir immédiatement les bâtiments et logements municipaux ou de l’OMHM vacants en habitations de transition. On peut démanteler les campements dangereux en proposant une réelle offre d’hébergement digne. On peut aussi taxer les logements vacants détenus par les grands propriétaires (firmes immobilières) et exiger une coordination réelle avec Québec et Ottawa.

Tant que Soraya Martinez Ferrada choisira de financer l’échec plutôt que la fin de la crise, les chiffres du CIRANO ne feront qu’empirer.

Il est temps de passer aux résultats concrets, à l'action.

MONTRÉAL / Marina de LachineL'eau, ce trésor que Soraya refuse d'exploiterValérie Plante avait fermé la marina de Lachin...
07/12/2026

MONTRÉAL / Marina de Lachine
L'eau, ce trésor que Soraya refuse d'exploiter

Valérie Plante avait fermé la marina de Lachine en 2020. Autrefois la plus grande marina du Québec, elle générait chaque année des millions de dollars grâce aux plaisanciers, aux touristes et à tout un écosystème de commerces et de services nautiques.

Soraya Martinez Ferrada vient de confirmer que la marina ne rouvrira jamais. Pourtant, sa propre mairesse d'arrondissement, Julie-Pascale Provost, élue en novembre, avait ouvert la porte à un retour dès l'été 2027, une possibilité qu'elle présentait comme une priorité. Depuis, elle recule et invoque d'autres priorités.
Sur les coûts, la confusion règne. Plante chiffrait la réfection à 16,5M $. Soraya Martinez Ferrada parle maintenant d’une perte de 55M $. Ces deux chiffres ne mesurent pas la même chose et ils manquent de transparence réelle.

Pendant ce temps, les villes voisines comme Dorval, Beaconsfield et Baie d'Urfé cultivent leur accès au fleuve. Montréal referme la porte sur l'eau.

Il faut remettre la marina en service, avec des quais rénovés, des installations au goût du jour et un accès facilité. Elle redeviendrait un véritable moteur économique et une fierté collective.
De plus, il faut aussi une vraie baignade en eau libre dans le lac Saint-Louis, ouverte, sécurisée et accessible à tous.
Copenhague en a fait un modèle, transformant un ancien port pollué en lieu de baignade populaire. Boston et Chicago ont prouvé la même chose, en misant sur leurs plans d'eau comme moteur de revitalisation urbaine.

Montréal est une île. L'eau ne doit plus être sa périphérie oubliée, mais le cœur battant de son identité.

La réouverture de la marina et la création d'une vraie baignade publique ne sont pas des luxes.
C'est une question de vision, et c'est une question de bon sens.

MONTRÉAL / L'INDUSTRIE DE LA MISÈREOn finance le problème plutôt que sa finÀ Montréal, le mot «crise» de l'itinérance se...
07/10/2026

MONTRÉAL / L'INDUSTRIE DE LA MISÈRE
On finance le problème plutôt que sa fin

À Montréal, le mot «crise» de l'itinérance sert de bouclier. Il excuse l'inaction plutôt qu'il ne déclenche une action réelle et mesurable. La mairesse (Soraya Martinez Ferrada) évoque l'urgence tout en répétant que la situation est partout pareille. Cette excuse commode ne convainc plus personne. D'autres villes prouvent qu'on peut briser le cycle quand on décide vraiment d'agir.

Pendant ce temps, les priorités demeurent floues. Sur la rue Berri, le détour cyclable vers Atateken a déjà exigé des réajustements rapides touchant le marquage, les stationnements et la circulation. On installe, puis on révise. La même logique se répète sur Henri-Bourassa et Hochelaga, où les projets avancent au fil de consultations et de modifications coûteuses. Ces aménagements, jugés inutiles par plusieurs, absorbent du temps, de l'argent et de l'attention politique pendant que des milliers de personnes restent à la rue.

Les budgets triplent et on ajoute des dizaines de millions. Les organismes communautaires, qui font souvent de leur mieux avec les outils qu'on leur donne, n'ont évidemment aucune raison de refuser cet argent supplémentaire. C'est humain. Mais ce système finit par ressembler à une industrie de la misère. Plus on y injecte de fonds, plus la situation actuelle se perpétue, sans que le nombre de personnes logées durablement augmente autant. Le paradoxe demeure cruel puisqu'on finance la gestion de la misère plutôt que sa fin.

Des villes comme Houston aux États-Unis, ou Medicine Hat en Alberta, ont réduit drastiquement l’itinérance grâce à une approche de logement d’abord bien organisée et centrée sur le logement rapide et permanent. Elles n'ont pas passé leur temps à répéter que la situation était partout pareille. Elles ont priorisé.

À Montréal, tant qu'on utilisera le mot «crise» pour maintenir les mêmes habitudes au lieu de tout réorienter vers des logements concrets et rapides, on ne réglera rien.
Il est temps d'agir comme si c'était vraiment une urgence.

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Montreal, QC

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