07/15/2026
⛺⛱⛵C’est l’été, et pour beaucoup, c’est le temps des vacances ou des congés.
Le 26 avril 1984, la CSN adoptait en conseil confédéral une plateforme de revendications sur les loisirs et les vacances intitulée Nos loisirs et nos vacances, c’est pas du luxe!
L’idée centrale de la plateforme était que les loisirs et les vacances ne doivent pas être réservés à celles et ceux qui ont les moyens de payer. Le temps libre est le fruit du travail et doit donc être accessible à toutes et tous et il ne doit donc pas être abandonné au marché qui exclut le monde ordinaire.
Dans cette plateforme, la CSN dénonçait plusieurs choses. En autres, elle dénonçait la marchandisation du temps libre. En réponse, elle revendiquait des ressources collectives et réellement publiques contrôlées par les travailleuses et les travailleurs.
Face aux inégalités d’accès au plein air, la plateforme réclamait un meilleur accès aux parcs, aux plans d'eau et aux espaces naturels par une gestion publique et respectueuse des droits des Premières Nations.
Devant la difficulté de partir en vacances pour de nombreuses familles à revenus modestes, la CSN défendait un véritable tourisme social en revendiquant des camps familiaux et centres de vacances, de l'aide aux familles à revenu modeste et un soutien aux initiatives locales contrôlées par les communautés plutôt que par des intérêts privés.
La plateforme proposait également une vision du sport et des loisirs moins centrés sur la performance et la compétition et davantage sur la participation et le plaisir.
Enfin, elle liait ces enjeux à l’accès réel à la syndicalisation dans les milieux du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration.
Bref, cette plateforme rappelle que l'accès réel aux vacances et aux temps libres ça fait aussi partie des luttes pour de meilleures conditions de travail et de vie.
Pour revoir cette plateforme, le document est disponible directement sur notre catalogue en ligne : https://csn.inlibro.net/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=3108