En 1968, les citoyens de la Petite-Bourgogne fondent le Centre de perfectionnement des adultes. Le presbytère Ste-Cunégonde devient un centre communautaire en collaboration avec la Commission des Écoles catholiques de Montréal (CECM). En 1971, le Centre de perfectionnement des adultes devient le Comité d'éducation aux adultes. Après avoir déménagé sur la rue Atwater, le CÉDA grandit, raffine son o
rganisation et met sur pied de nouveaux services. En 1979, l'organisme manque d'espace et se relocalise sur la rue Delisle dans le quartier de la Petite-Bourgogne. A partir des années 1980, l’opération 20 000 logements de la Ville de Montréal fait pousser les nouvelles constructions comme des champignons. Essentiellement destinées à des clientèles plus fortunées, ces maisons unifamiliales et ces condominiums transforment le paysage social et amplifient les inégalités. À la fin des années 1980, le quartier devient l’otage des trafiquants de drogue et des actes de violence qui découlent de ces activités. La mobilisation populaire à laquelle se joignent les milieux syndicaux et communautaires, tente de venir à bout du phénomène. La population de la Petite-Bourgogne augmente de 20% entre 1986 et 1991, notamment en raison de l'arrivée de nombreux immigrants. Cette croissance entraîne toutefois une profonde déchirure du tissu social alors qu’un véritable fossé sépare les conditions de vie des nouveaux propriétaires de celles des résidants des HLM. L'intégration harmonieuse des différents groupes qui composent le tissu social du quartier est au cœur de la mission du CÉDA. À partir du début des années 1990, l'organisme offre d'ailleurs des ateliers de francisation visant les nouveaux immigrants et il adhère aux deux Tables de concertation de quartier ont été mises sur pied pour consolider le travail communautaire des quartiers de St-Henri et de la Petite-Bourgogne, soit la Table de concertation Solidarité Saint-Henri et La Coalition de la Petite-Bourgogne, quartier en santé.