09/01/2026
🔵 LES QUESTIONS SUR LA GESTION DE LA VILLE S’ACCUMULENT
Cette fois, ce ne sont pas les cols bleus qui le disent.
Un autre syndicat représentant des employés municipaux réclame des comptes à l’administration de Soraya Martinez Ferrada concernant la décision de louer de nouveaux espaces à la Place Dupuis afin d’y relocaliser près de 700 employés municipaux. Le syndicat qualifie lui-même la décision de « difficilement compréhensible » dans le contexte économique actuel.
Et on comprend les questions.
La Ville s’engage dans un bail de 10 ans évalué à près de 44 millions de dollars, pour plus de 111 000 pieds carrés de bureaux, notamment afin de répondre aux besoins créés par son propre retour obligatoire au travail en présentiel trois jours par semaine.
Encore une fois, ce sont des décisions de gestion prises en haut qui entraînent des coûts importants en bas.
Et pendant ce temps, quand vient le temps de négocier avec ceux et celles qui ramassent les déchets, réparent les rues, entretiennent les parcs, les réseaux d’eau, les infrastructures et font rouler Montréal chaque jour, on ressort le même discours : il faut faire attention aux dépenses, être raisonnables et respecter la capacité de payer des citoyens.
Il devient de plus en plus difficile de faire porter aux travailleurs le poids des problèmes financiers de la Ville alors que les exemples de décisions administratives coûteuses et contestées s’accumulent.
Les cols bleus ne sont manifestement pas les seuls à remettre en question la façon dont cette administration gère ses ressources.
Hôtels et repas coûteux, stationnements remboursés, nouveaux locaux à 44 millions, décisions administratives contestées… et après ça, on voudrait encore expliquer aux travailleurs que le problème, c’est leur salaire et leurs conditions de travail?
À un moment donné, il faudra peut-être regarder du côté de ceux qui prennent les décisions, plutôt que de toujours demander à ceux qui font le travail d’en payer le prix.
✊✊🏾 Les travailleurs ne doivent pas devenir la variable d’ajustement de la mauvaise gestion.
Avant de demander aux cols bleus de se serrer la ceinture, peut-être faudrait-il commencer par mieux gérer celle de la Ville.
source: Henri Ouellette-Vézina - La Presse