05/14/2026
Le travail de rue : la colonne vertébrale d’une communauté solidaire
Alors que se clôture la Semaine du travail de rue, le portrait de nos espaces publics est sans équivoque : les crises de l’itinérance, du logement et des surdoses sont des réalités qui ne sont plus uniquement vécues dans les quartiers centraux de Montréal. Devant l’urgence, le travail de rue apparaît souvent comme l’un des derniers filets de sécurité, mais il est essentiel de reconnaître l’ampleur de sa mission et la précarité de ses moyens.
Accompagner l’humain, peu importe où il se trouve
Au-delà des lieux ou des campements, notre priorité est le soutien indéfectible aux PERSONNES et à leur dignité, dans une approche globale. La saine gestion de l’espace public n'est pas une question de logistique, mais d'humanité. En investissant dans l'humain, nous renforçons le tissu social au profit de l'ensemble de nos communautés.
Un cri d’alarme pour Montréal
Pourtant, ce filet de sécurité est en train de craquer sous nos yeux. Les données de notre récent portrait montréalais (avril 2026) sont sans appel :
72 % des postes de travail de rue ont essuyé un refus de financement récemment.
Cela représente une coupe de 30 % des effectifs déjà sur le terrain par rapport à 2024-2025.
Des organismes comme le perdent la moitié de leur équipe de rue, passant de 6 à 3 intervenants.
Selon le , l’ajout de seulement 143 travailleur-euse-s de rue supplémentaires permettrait d’améliorer la couverture dans toutes les régions du Québec et de rejoindre environ 63 635 personnes de plus chaque année!
Pour un engagement cohérent
Nous revendiquons un financement stable, récurrent et cohérent avec notre pratique. La solidarité montréalaise repose sur cet arrimage nécessaire entre les paliers municipal, provincial et fédéral. Investir dans le travail de rue, c’est s’assurer que personne ne tombe dans les craques d'un système de plus en plus complexe.
ROCQTR Montréal
Alexandra Pontbriand, de rue
Cédric Cervia,
Joëlle McNeil Paquet, 'Antre-Jeunes de Mercier-Est
Martin Pagé,
Maxime Bonneau, de rue
Nicolas Quirion, -Milieu
René Obregon-Ida, Jeunesse
Tania Charron, Jeunesse de l'Ouest-de-l'Île