08/25/2026
De plus en plus de personnes deviennent itinérantes pour la première fois à 65, 70 ou 75 ans, selon un Portrait du Commissaire à la santé et au bien-être. Le Commissaire énumère plusieurs politiques publiques censées structurer la réponse à l’itinérance dont le soutien à domicile. Pour les locataires aînée•es, qui sont parmi les locataires les plus pauvres du Québec, le maintien dans son logement passe par de meilleures protections contre les évictions et par une meilleure offre de logement social sous différentes formes. C'est incontournable pour renforcer le filet social troué. Voilà un sujet sur lequel on espère entendre les partis souhaitant former le prochain gouvernement. Un dossier à lire dans La Presse
Extraits:
«Au Québec, de plus en plus de personnes deviennent itinérantes pour la première fois à 65, 70 ou 75 ans, après une vie de travail, de logement stable et d’intégration sociale, révèle le Portrait des facteurs et des conditions associés aux situations d’itinérance chez les personnes aînées au Québec du Commissaire à la santé et au bien-être, obtenu en primeur par La Presse.(…)
En entrevue avec La Presse, la commissaire adjointe à l’éthique et à la participation publique, Maude Laliberté, parle d’« une craque dramatique dans le filet social ». « Au moment de leur vie où ces gens auraient besoin de plus de soutien et d’accompagnement, c’est là où, clairement, il y a un trou dans le filet social, souligne Mme Laliberté. Puis ils tombent.» (…)
Au Le PAS de la rue, un organisme en itinérance pour les 55 ans et plus à Montréal, son directeur général, Luis-Carlos Cuasquer, n’hésite pas à qualifier la situation de « crise humanitaire ». Son centre de jour dans le Centre-Sud a enregistré une forte hausse de fréquentation, déclarant une moyenne d’environ 120 personnes par jour, comparativement à 70 personnes en 2024. Faute de financement, ce service est actuellement fermé les fins de semaine, se désole-t-il.(…)
Éviction, deuil, hospitalisation, perte d’autonomie ou déclin cognitif deviennent des points de bascule. Pire encore, cette itinérance demeure souvent invisible et échappe aux services, selon le Commissaire, qui a interrogé les milieux universitaire, institutionnel, communautaire et clinique pour réaliser son portrait.(…)
Au PAS de la rue, on a aménagé un espace « sieste » dans l’église qui tombe en ruine convertie en salle de débordement du centre de jour. Au moment de notre passage, les 12 lits de camp de type militaire étaient occupés. (…)
L’organisme montréalais est débordé par le nombre d’aînés évincés de leur logement qui cognent à sa porte. « Ils nous demandent TOUS un appartement », dit le DG du PAS de la rue.
Le Commissaire énumère plusieurs politiques publiques censées structurer la réponse à l’itinérance en soulignant du même coup que « leur articulation demeure partielle et inégale, particulièrement en ce qui concerne les personnes âgées ». Le soutien à domicile constitue l’une des solutions les plus efficaces pour prévenir l’itinérance chez les aînés : or, la pénurie de personnel de première ligne et en soutien à domicile complique le maintien à domicile, indique-t-on.
✳️Autre explication à cette hausse de l’itinérance : l’accès aux RPA devient de plus en plus limité, en raison à la fois de la hausse des coûts et du nombre croissant de fermetures observé ces dernières années. L’attente pour une place dans un hébergement public peut s’étirer sur plusieurs années.»
📝 On peut signer le manifeste pour prévenir l’itinérance ici:  https://www.cqpi.ca/manifeste
🗞️Lire le dossier de 3 articles: https://linktr.ee/frapru
📌Nos demandes aux partis voulant former le prochan gouvernement québécois: https://www.frapru.qc.ca/elections2026/