09/28/2026
Le fort St. Joseph était encore en construction au cours de l’été 1797, le poste militaire et de traite des fourrures britannique s’y étant installé tout juste un an auparavant. Alors que les alliés autochtones rendaient déjà visite aux Britanniques au nouveau poste, les militaires britanniques ont commencé à visiter la région environnante dans le but de maintenir l’alliance avec les populations locales. Ce qui suit est un extrait d’une lettre datée du 30 août 1797, rédigée par le capitaine Lamothe, interprète auprès du ministère des Affaires indiennes britannique à l’île St. Joseph, et adressée à Joseph Chew, secrétaire des Affaires indiennes.
« Le 24 de ce mois, nous avons reçu la visite du général Wilkinson, qui s’est rendu aux rapides de St. Marys et a remis des présents et des drapeaux aux Autochtones sur place. Il a également envoyé l’un de ses officiers au lac Supérieur pour y faire de même. À son arrivée à Mackinac, il a rassemblé toutes les Nations et y a tenu un grand conseil, après quoi il a distribué des drapeaux et des présents. Dès que j’apprendrai les détails de ce conseil, je vous en ferai part à la première occasion. » [Traduction]
Le fort St. Joseph est devenu un point de ralliement pour les peuples autochtones, les marchands de fourrures et la Couronne britannique. Avant sa construction, les militaires mettaient un point d’honneur à se déplacer pour rendre visite à leurs alliés dans toute la région.
Image : Une scène similaire dépeinte par Peter Rindisbacher en 1825, où des membres des Premières Nations du lac Red se déplacent pour rencontrer des représentants officiels au fort Douglas, dans l’actuel Manitoba.