11/06/2021
Humeurs de fin de campagne
Demain, une minorité de citoyens iront aux urnes.
C'est triste mais rappelons-nous qu'il y a quatre ans, un électeur sur trois à peine avait pris son char pour se rendre au bureau de vote à quelques coins de rue de chez lui.
Cette fois-ci, si 18 000 électeurs maskoutains font de même (40 %), on dira que c’est une campagne réussie et si on atteint 22 500 électeurs (50 %), on capotera littéralement.
Je m’excuse, mais pour moi c’est l’indifférence qui frappe la population.
Cette population, individuellement, appellera son conseiller pour dire que le lampadaire devant chez lui est éteint, que des automobilistes circulent à haute vitesse, que le déneigement est mal fait ou que les camions d’ordures ont passé trop t**d.
À mes yeux, les villes doivent être à surveiller.
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C’est dommage que cette page n’ait pas réussi à permettre d’échanger avec les candidats qui étaient bien souvent indifférents à répondre à des questions toutes légitimes.
Au moins, j’aurais fait l’effort.
Les municipalités deviennent des structures administratives de plus en plus grosses. Les demandes deviennent incessantes de la part de la population pour avoir des services.
Les gouvernements supérieurs leur donnent de plus en plus de responsabilités.
Les municipalités ont la main tendue envers les promoteurs et les entreprises et leur offrent une pléiade d’avantages pour venir chez elles plutôt que d’aller enrichir la ville voisine.
Bref, les élus ne sont pas capables de dire non autant aux citoyens, aux promoteurs et aux autres paliers de gouvernements.
Un exemple parmi d’autres, les logements sociaux.
Comment rester indifférents face à des situations difficiles chez de nombreuses familles qui peinent à survivre.
Advenant que le provincial accepte la construction d'une nouvelle HLM. Les municipalités doivent s'attendrent à mettre plus d'argent sur la table que par le passé. En plus, avec l'arrivée d'un nouveau bâtiment et les familles qui s’y implantent, ça prend une panoplie de services municipaux qui viennent avec.
Je ne dis pas que les villes doivent s’en laver les mains, bien au contraire, mais il faut être conscient de l’impact d’accepter les demandes légitimes de tout un chacun.
J’ai donné l’exemple des logements sociaux, j’aurai pu choisir d’autres sujets.
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Les onze conseillers et le nouveau maire auront à ramer pendant les quatre prochaines années. Il y aura aussi de la nouveauté à la direction générale de la Ville pendant le prochain mandat.
La campagne électorale qui se termine aura permis de voir de nouveaux visages, des plus jeunes qui ont de l’intérêt pour un gouvernement de proximité avec des idées différentes.
J’ose espérer que ce nouveau conseil aura à tout le moins le réflexe d’informer davantage la population, d’expliquer et d’être confronté. Ceux qui suivent la vie municipale ont le droit de savoir.
Un exemple bien banal, combien a coûté le tunnel du boulevard Casavant?
Il s’agira de voir maintenant qu’en sera-t-il des projets et des promesses comme la Promenade Gérard-Côté, le pont Douville, le parc de la Métairie, les Salines, l’usine Exceldor et le centre communautaire 3.0 pour aînés dans le secteur Notre-Dame. Combien de tours d’habitation auront poussé ou non dans le ciel de Saint-Hyacinthe d'ici 2025? La Ville aura-t-elle une voie de contournement à La Providence en pleine zone agricole? Aura-t-on un écocentre encore ouvert deux jours par semaine?
On s'en reparle dans quatre ans!