08/23/2026
Les coopératives d'habitation ont fait leurs preuves!
La solution magique ? Voici une analyse.
Plus de 92 000 logements coopératifs existent au Canada… mais ils représentent à peine 0,7 % des logements occupés.
Quand on parle de crise du logement, on revient souvent aux mêmes solutions : construire davantage de logements sociaux, faciliter le zonage, subventionner les loyers ou augmenter l’offre privée.
Mais une autre option reçoit beaucoup moins d’attention : les coopératives d’habitation.
Le principe est relativement simple.
Une coopérative locative est généralement un organisme sans but lucratif détenu et administré collectivement par ses membres. Les loyers servent essentiellement à payer l’hypothèque, l’entretien, les dépenses et les réserves plutôt qu’à générer un rendement pour un propriétaire.
Et plus le temps passe, plus le modèle peut devenir intéressant.
Une étude citée par la Bibliothèque du Parlement estimait que les loyers des coopératives soutenues par le fédéral étaient environ 25 % sous le marché en 2006.
En 2021, l’écart atteignait 33 %.
The Walrus donne un exemple particulièrement frappant : en 2024, un logement de 3 chambres dans une coop se louait 828 $ par mois, alors qu’un logement d’une chambre était affiché à 1 687 $ dans la même ville.
Il s’agit évidemment d’un exemple précis, pas d’une moyenne nationale, mais ça illustre quand même bien le genre de d’écart qu’on peut retrouver.
Le problème?
Il n’y en a tout simplement pas assez.
Une grande partie du parc actuel est l’héritage des programmes fédéraux des années 1970 à 1990.
Entre 1973 et 1993, ces programmes ont contribué à créer plus de 67 000 logements coopératifs. Leur développement a ensuite fortement ralenti.
Le fédéral tente maintenant de relancer le modèle avec un programme de 1,5 milliard de dollars en prêts et contributions destiné à soutenir la construction de milliers de nouveaux logements coopératifs d’ici 2028.
Les coops ne régleront évidemment pas la crise du logement à elles seules. Elles nécessitent du financement, des terrains, une bonne gouvernance et souvent une participation importante des gouvernements.
Mais elles offrent quelque chose que le marché privé a beaucoup plus de difficulté à garantir :
des logements qui peuvent demeurer abordables pendant des décennies, plutôt que seulement au moment de leur construction.
Sources : Bibliothèque du Parlement, SCHL, CHF Canada et The Walrus.