08/20/2026
La Voix acadienne reçoit son prix national Lauriers de la PME 2026
Catégorie « Entreprise d’économie sociale »
MISCOUCHE – Selon Stéphane Blanchard, directeur général du RDÉE Île-du-Prince-Édouard, La Voix acadienne « est la voix de notre peuple – le parfait reflet de notre communauté acadienne et francophone de l’Île. Elle trace fidèlement notre cheminement, nos succès et nos défis de toutes les perspectives. Depuis plus de cinq décennies, elle est notre archive vivante de tout ce qui concerne la francophonie et l’identité acadienne dans notre province. »
Et selon le président de La Voix acadienne, Terry Couture, le journal est « les yeux, le cœur et le cerveau de notre communauté acadienne et francophone ».
Pour ces raisons et pour tant d’autres, le journal a été nommé récipiendaire du prix national Lauriers de la PME 2026, catégorie Entreprise d’économie sociale, de RDÉE Canada. RDÉE Île-du-Prince-Édouard, qui avait soumis sa nomination, a donc organisé une célébration en soirée du 19 août spécifiquement pour souligner cet accomplissement ; on l’a tenu au Musée acadien de l’ÎPÉ, à Miscouche, au milieu d’une exposition marquant le 50e anniversaire de La Voix acadienne.
Dr Christian Lacroix, représentant de l’Île-du-Prince-Édouard au conseil d’administration de RDÉE Canada, était présent pour remettre le prix à la directrice du journal, Marcia Enman, et au président actuel, Terry Couture, devant les 35 personnes présentes pour la cérémonie.
ÉLOGES À L’ÉQUIPE
Dans son discours de présentation, Stéphane Blanchard a indiqué que c’est bien sûr le conseil d’administration de La Voix acadienne qui gère le gros portrait de cette entité. Mais c’est à la direction générale, aux rédacteurs, aux journalistes et à l’équipe entière de mettre en œuvre ces plans et de faire vivre le journal de jour en jour. « Le succès ou la faillite repose entre LEURS mains. Donc c’est surtout en raison de LEUR travail ardu et de LEUR persévérance, résilience et patience que le journal est encore ici aujourd’hui. »
Il a indiqué que les temps au journal ont été très difficiles quand les concessionnaires de voitures ont décidé d’arrêter d’annoncer et quand le gouvernement fédéral et plus t**d le gouvernement provincial ont presque cessé complètement d’annoncer dans les journaux communautaires. Les coupures dans les budgets des organismes communautaires ont également eu un impact massif sur leurs annonces dans le journal.
« Puisque la faillite n’a jamais été une option pour la directrice Marcia Enman, elle s’est alors dit qu’en plus de produire un journal hebdomadaire, l’organisme devait mener des projets de production de publications et devait soumettre des demandes à diverses instances gouvernementales pour toutes sortes de projets de communication et d’éducation. Grâce à ce dévouement inlassable et tout ce travail supplémentaire, la situation financière de l’organisme s’est rétablie », a raconté M. Blanchard. « Et tout ce temps, lorsque la direction patinait à pleine allure dans l’arrière-plan, l’équipe continuait à produire le journal pour assurer que les lecteurs soient toujours bien informés des nouvelles de toutes sortes de la communauté acadienne et francophone, de North Cape à East Point. »
REMERCIEMENTS
Alors qu’elle acceptait gracieusement le prix au nom de l’équipe, la directrice Marcia Enman a aussi livré de grands éloges à ses employés actuels et du passé. Elle a expliqué que tous les projets qu’elle inventait – comme le petit journal La Voie de l’emploi et les nombreux cahiers spéciaux – donnaient du travail supplémentaire aux employés dévoués.
Marcia Enman est fière que le journal peut dépendre sur les intérêts de sa Fondation J.-H.-Doiron lorsque les temps sont difficiles. C’est pourquoi, quand les années sont bonnes, on continue à réinvestir les profits de La Voix acadienne dans la fondation : on veut assurer que la publication puisse continuer de survivre et de prospérer.
Au son tour à parler, Terry Couture a aussi remercié RDÉE Île-du-Prince-Édouard et RDÉE Canada pour la reconnaissance. Ses commentaires ont été plutôt philosophiques, citant sa grand-mère qui disait « Faut pas que ça soit une autre déportation ». Il a expliqué qu’elle voulait dire que chaque fois qu’on ne prend pas notre place comme francophone, c’est comme une mini-déportation. Donc, il croit que qu’il est extrêmement important que le journal continue, avec sa communauté, à se battre pour assurer sa survie. C’est pourquoi il a souhaité que sa propre descendance soit là un jour pour célébrer le 250e anniversaire de La Voix acadienne.
Parmi les autres personnes qui ont offert des félicitations pendant la soirée : le Membre du Parlement pour Egmont Robert Morrissey, l’historien-chroniqueur Georges Arsenault, l’enseignante retirée Elva Arsenault et l’animateur Raymond J. Arsenault, qui est ancien journaliste-rédacteur et ancien membre du conseil d’administration de La Voix acadienne.
RECONNAISSANCE NATIONALE
Le concours national Lauriers de la PME comprenait des prix en huit catégories. Chacun des gagnants de cette année se fait honorer dans sa propre province. Mais les huit seront aussi célébrés lors du Sommet national sur la francophonie économique canadienne qui se tiendra à Ottawa les 22 et 23 septembre prochains.
PHOTO : Lors de la présentation du trophée du prix Lauriers de la PME 2026, catégorie Entreprise d’économie sociale, on aperçoit, de la gauche, Stéphane Blanchard, directeur général de RDÉE Île-du-Prince-Édouard, qui a présenté le discours de présentation ; Dr Christian Lacroix, représentant de l’Île au conseil d’administration de RDÉE Canada ; la directrice du journal Marcia Eman ; le président du CA de La Voix acadienne, Terry Couture ; et Raymond J. Arsenault, animateur de la soirée et ancien journaliste-rédacteur et ancien conseiller de La Voix acadienne.
La Voix acadienne RDÉE Canada