COUR De GRAND 2eme

COUR De GRAND 2eme asavoir la culture general

10/04/2024

😭 !ERGÉ 😭
(Fin de l'extrait)
Lorsque le jour se lĂšve, l'espoir renaĂźt. Il faut traverser la nuit pour qu'enfin, les rayons du soleil fassent leur apparition.
Il était là, tout proche. Cet espoir fin mais perceptible.
Le coup de fil que je reçus ce jour-là apparut comme la réponse à toutes mes questions.
Il tombait Ă  pic.
AprÚs plus d'une trentaine d'années, elle était là. Elle, ma mÚre.
Ma mĂšre nous avait quittĂ©s alors que je ne parlais mĂȘme pas encore. J'Ă©tais encore un bĂ©bĂ©. Trop jeune pour comprendre. À trois ans, on ne comprend rien Ă  ce qu'il se passe autour de soi. Je me souvins d'une belle femme Ă  l'air toujours triste qui me portait sur ses genoux.
Au fil des ans, ses traits avaient disparu pour laisser place à un voile flou. Je ne gardais d'elle qu'un prénom : Vi-viane !
Mon pùre n'en parlait jamais. Tout ce que je savais d'elle me venait de mes tantes, les sƓurs de ma mùre.
Mon pĂšre avait interdit qu'elles viennent Ă  la maison lorsqu'il s'Ă©tait rendu compte qu'elles me parlaient de leur sƓur.
Je ne pouvais pas leur rendre visite. Il se faisait t**d lorsque j'eus enfin la possibilité de les rechercher sans avoir be-soin de l'autorisation parentale. Le fossé était déjà trÚs grand entre nous... J'étais un inconnu pour elles...
Elles disaient que j'étais comme mon pÚre.
J'avais cherchĂ© plusieurs fois Ă  m'intĂ©grer dans la famille de ma mĂšre mais je n'y avais jamais trouvĂ© ma place. Las de rechercher l'amour des miens, je m'Ă©tais repliĂ© sur moi-mĂȘme. J'Ă©tais seul au monde.
Lorsque j'eus assez de moyens financiers, je voulus re-trouver ma mĂšre. Elle ne pouvait pas avoir disparu de la surface de la terre ainsi.
J'avais ratissé tous les quatre coins du Cameroun sans succÚs. Allant jusqu'à lancer un SOS dans les médias, et les organes de presse.
Ma mĂšre ne fĂ»t jamais retrouvĂ©e. Elle Ă©tait peut-ĂȘtre morte et en**terrĂ©e, me disais-je.
Sa famille n'avait rien dit Ă  ce sujet.
J'étais convaincu depuis quelques années déjà qu'elle était morte. Aucune mÚre n'aurait pu oublier son enfant ainsi.
Entendre une voix inconnue au téléphone se réclamer comme ma g**énitrice m'ébranla.
AprÚs la m***ort, je découvrais la vie.
J'avais laissé tomber le téléphone avant de me reprendre.
Cette femme ne pouvait pas ĂȘtre ma mĂšre.
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Mara en vint Ă  la mĂȘme conclusion que moi lorsque je lui relatai ce qu'il s'Ă©tait passĂ©.
Je l'avais appelĂ©e pour ĂȘtre sĂ»r que mon tĂ©lĂ©phone fonc-tionnait normalement.
— Elle dit qu'elle est ma mĂšre et qu'elle sait qui a tuĂ© mon pĂšre.
Avais-je dit en haletant comme un chien qui venait de courir plusieurs kilomĂštres.
Mara m'avait demandé de me calmer, de n'ouvrir à per-sonne et de l'attendre.
— Rappelle la et dis-lui... Non, c'est bon. J'arrive. Je saurais quoi faire.
J'avais raccroché en tremblant... Deux heures plus t**d, Mara était là, chez moi.
— Qu'a-t-elle dit concrùtement ?
— Qu'elle Ă©tait ma mĂšre.
— Non, te rappelles-tu de ses mots ?
Mara semblait aussi agitée que moi. Je la comprenais.
Me rappeler de ses mots ? Que voulait-elle dire ? J'étais incapable d'aligner deux pensées cohérentes.
Pour la premiÚre fois, je me mis à boire. Il y avait une bouteille de biÚre au réfrigérateur. Je voulais boire pour oublier.
— Cesse de boire Bolingo. Qui a achetĂ© la biĂšre ici ?
— Je croyais que c'Ă©tait vous !
— Non ! Bon, ce n'est pas important. Il faut la rappeler. Tu dois la voir. On doit l'interroger.
— Mais ma mùre est morte ! Lui dis-je.
Elle plissa les yeux :
— Ah bon ? Depuis quand ?
— Vous croyez vraiment que ça peut ĂȘtre-elle ? Trente ans aprĂšs ? OĂč Ă©tait-elle ? Que faisait-elle ? Comment peut-elle savoir pour mon pĂšre ? Que...
Mara me coupa :
— Stop ! Je ne fais pas dans la sorcellerie. Pour avoir la rĂ©ponse Ă  tes questions, il faudrait la voir, lui parler. Et si elle est un tĂ©moin oculaire, nous avons besoin de sa dĂ©position en bonne et due forme.
C'était moi qui étais encore perdu :
— Vous croyez que c'est ma mùre ?
— On ne le saura pas sans la rencontrer. Quel intĂ©rĂȘt au-rait une inconnue Ă  se prĂ©senter comme telle ?
Mara avait raison. Quel intĂ©rĂȘt pouvait avoir une femme Ă  se prĂ©senter comme ma mĂšre.
Je devais la rencontrer pour comprendre.
— Tu vas rappeler ce numĂ©ro et lui donner l'adresse du commissariat. On va lĂ -bas ensemble.
— Le commissariat ? Criai-je surpris.
— Oui, Parce qu'il faut les preuves de ce qu'elle va dire pour ne pas tout nier aprùs.
— Mais... Mais...
— Appelle la Bolingo...
Ma mÚre m'avait quitté dans une maison. J'allais la re-trouver dans un commissariat !
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Je ne savais pas vraiment Ă  quoi m'attendre. Je ne savais mĂȘme pas Ă  quoi elle ressemblait. Je n'avais aucune photo de ma mĂšre. Mon pĂšre avait brĂ»lĂ© celles qui Ă©taient chez nous.
Mes tantes avaient refusé de m'en donner. J'attendais, fé**brile la rencontre avec la femme qui m'avait donné la vie. De-puis plusieurs jours j'étais passé par plusieurs émotions. De la crédulité, le doute, le regret, le repli, jusqu'à l'acceptation. Il ne me restait plus que la peur.
La peur de h**aïr celle que j'allais découvrir...
Pour m'avait-elle abandonné ?
La femme qui fit son entrée fût loin, trÚs loin de mon imagination.
Tout le monde s'était levé à son entrée. L'inspecteur Tamba se figea. Mara ouvrit les yeux. C'était la premiÚre fois que je la voyais décontenancée.
— Bonjour Bolingo...Me dit la nouvelle arrivĂ©e lors-qu'elle fĂ»t Ă  mon niveau...
Je n'avais pas bougé. Essayant de graver son image dans ma mémoire.
C'était une femme plus grande que la moyenne, noire, une silhouette har**monieuse, bien conservée pour son ùge. Je lui aurais donné une quarantaine d'années. Mais si elle était ma mÚre, elle devait avoir une vingtaine de plus.
Sa longue robe noire lui faisait ressembler à un corbeau. Et pourtant, malgré tout ça, elle d**égageait une assurance in-croyable.
— Je suis madame Viviane Ndongo. Mais on m'appelle Vivi...
Elle recula d'un pas. Je me rendis compte que j'avais ar-rĂȘtĂ© ma respiration.
Personne n'avait encore bronché dans la piÚce comme si elle monopolisait à elle seule toute la parole.
Elle continuait Ă  me fixer :
— J'espùre que tu vas bien Bolingo...
Tout petit, dans mon lit Ă©troit, j'imaginais nos retrou-vailles. Je rĂȘvais alors que j'allais revoir ma maman, une femme aux larges hanches qui allait me serrer contre sa poitrine et di-rait:
"Mon fils, j'avais perdu la mémoire, je suis revenue te chercher."
J'avais imaginé tous les scénarios du monde, sauf celui-ci.
J'aurais dû dormir profondément.
L'inspecteur Tamba se racla finalement la gorge.
— Madame, vous sortez d'oĂč ?
La question avait le mĂ©rite d'ĂȘtre directe. D'oĂč sortait-elle?
Vivi, je ne pouvais me résoudre à l'appeler ma mÚre, fit un geste pour rejeter en arriÚre sa longue chevelure noire que je devinais artificielle.
— Je suis venue tĂ©moigner pour faire libĂ©rer mon fils. Il n'a tuĂ© personne. J'ai les preuves. Excusez-moi si j'ai pris plu-sieurs jours avant de me prononcer. Je devais me rassurer que le criminel allait vraiment payer. J'avais besoin de me retrouver. Puis-je m'asseoir ?
Tout ce temps, nous étions tous debout.
Vivi enchaĂźna avant mĂȘme que ses fesses ne trouvĂšrent place sur le siĂšge que lui avança l'inspecteur Tamba.
— J'ai vĂ©cu aux USA. Excusez mon accent.
C'était vrai que j'avais remarqué dans sa voix un accent que je n'arrivais pas à situer.
— Tu vois Bolingo j'Ă©tais trĂšs loin de toi.
Je voulais lui demander s'il n'y avait pas de téléphone aux USA. Et si elle se trouvait sur la planÚte Mars.
— J'ai trop souffert Ă  cause de ce sa**ud de Makossa. Je vous Ă©pargne les dĂ©tails. J'ai dĂ» renoncer Ă  tout pour lui Ă©chapper. Il avait dit qu'il te t***uerait si je rĂ©apparaissais encore un jour dans ta vie. Il a tout fait pour nous sĂ©parer mon bĂ©bĂ©...
Dit-elle avec les trĂ©molos dans la voix. Elle essuya une larme imaginaire. Celle-ci devait ĂȘtre une actrice aux USA.
— ... Mais ce n'est pas ça le problùme actuellement...
EnchaĂźna-t-elle
On y revenait enfin.
— Puis-je avoir une bouteille de biùre s'il vous plaüt ?
Mara Ă©mit un cri de surprise. Je me tournai vers l'inspec-teur. Il buvait la parole de Vivi. Il semblait ĂȘtre tombĂ© sous son charme. Il appela rapidement un policier pour lui dire d'aller chercher une biĂšre.
— Bien glacĂ©e s'il vous plaĂźt. Il fait trĂšs chaud Ă  Douala.
J'avais l'impression de rĂȘver.
Vivi monopolisait toujours Ă  elle seule la conversation.
— ... J'avais peur. Je suis revenue pour qu'il soit lavĂ© de tout soupçon. Je ne savais pas qu'il allait le faire, je vous jure.
À ce stade de sa confession, elle Ă©clata en sanglots.
L'inspecteur Tamba sortit rapidement un mouchoir de sa poche qu'il lui tendit.
La situation devenait de plus en plus insoutenable pour moi qui n'y comprenais rien.
Je n'étais pas seul. Mara croisa les bras sans quitter Vivi du regard.
— ... Il a voulu faire condamner mon petit bĂ©bĂ©...
Qui était le bébé ? J'échangeai un regard avec Mara. J'espérais que ce n'était pas moi !
— ...Je jure que je ne pouvais pas savoir. Tout ça Ă  cause de la j**alousie. Je lui avais pourtant dit que c'Ă©tait fini entre Ma-kossa et moi depuis des annĂ©es. C'est vrai que j'ai couchĂ© avec Makossa Ă  mon retour mais c'Ă©tait une erreur...
— Attendez... Attendez...
Dis-je enfin comme sorti d'un long coma.
— ... Vous dites que vous couchiez avec mon pùre ?
J'avais pu parler. Vivi arrĂȘta de p**leurer :
— Il Ă©tait le pĂšre de mon fils !
Comme si ça expliquait tout. Ça n'avait aucun sens. Une femme abandonnait son fils et son mari pendant trente ans. RĂ©apparaissant comme par magie un matin, avouait coucher encore avec le mari abandonnĂ©, sans dire pourquoi elle n'avait pas contactĂ© son fils, maintenant, sous-entendait que son amant avait tuĂ© l'ancien mari par jalousie.
Résumé ainsi, ça p***araissait tiré par les cheveux.
Je ne m'y retrouvais pas.
— — — — — — — — — — — — — — — — —
Un silence de mort régna dans la piÚce. Si cette femme était c***omédienne, elle méritait le canal d'or de l'actrice de l'an-née.
Mara poussa un lourd soupir. Cette rencontre allait au-delà de la réalité. Je ne savais pas à quoi elle s'attendait, mais sûrement pas à ce folklore.
— ... Oui, j'ai couchĂ© avec Makossa. Je l'avoue. Mais c'Ă©tait encore un bel homme et il me payait les factures.
PremiĂšre nouvelle !
— ... Je lui avais pourtant dit qu'il ne devait pas se sentir m***enacĂ© par Makossa. Mais non, il ne m'a pas Ă©coutĂ©e. Il Ă©tait jaloux de Bolingo alors que je ne l'avais mĂȘme pas encore con-tactĂ© depuis mon retour. Je voulais prendre le temps pour re-nouer avec mon fils. Je savais que nous avions encore beaucoup Ă  nous dire et plusieurs annĂ©es Ă  rattraper mon fils. Je me devais d'ĂȘtre prudente.
Elle s'arrĂȘta car la biĂšre venait d'arriver. Elle remercia le policier qui lui jeta un coup d'Ɠil d'apprĂ©ciation.
Le temps pour le policier de lui tendre un décapsuleur, Vivi s'était déjà servi de ses dents pour libérer sa bouteille... En une minute, le liquide froid glissa entre sa gorge. Elle déposa la bouteille vide et fixa l'inspecteur Tamba qui n'avait pas bronché
— Une autre bouteille s'il vous plaüt. Il fait chaud...
Oui, il faisait chaud. Je commençais à b..ouillir de l'inté-rieur. Cette femme était le volcan à elle seule.
— ... Comme je le disais, il a cru que j'allais le quitter pour me remettre avec Makossa. Il voulait aussi en profiter pour se venger de Bolingo car il a toujours Ă©tĂ© plus riche que lui. Je suis arrivĂ©e en ret**d mais j'ai les preuves...
Elle s'arrĂȘta pour nous balayer du regard.
— J'espĂšre que je suis bien enregistrĂ©e...
L'inspecteur hocha vig***oureusement la tĂȘte en signe d’assentiment.
— Je ne peux pas laisser mon petit garçon aller en pri-son comme ça. Je suis sa mĂšre. Je dois le protĂ©ger.
Ce fût le comble pour moi.
— C'est qui ce "il" ? demanda l'inspecteur.
Enfin, il se souvenait qu'il avait un rĂŽle Ă  jouer ici.
— Il ? Demanda Vivi comme si nous Ă©tions censĂ©s le connaĂźtre depuis le dĂ©but.
— Oui Vivi, votre amant qui a tuĂ© Makossa. Qui est-ce ?
Vivi leva une main pleine de bracelets qui émirent un bruit m****onstre faisant gr***incer mes dents.
— C'est l'ami de Bolingo bien sĂ»r. C'est Bami. Ça fait un an comme nous sortons ensemble.
Je sautai de ma chaise. Mara m'imita. Seul l'inspecteur de**meura imperturbable.
— Ça fait un an comme vous ĂȘtes revenue ?
— Puisque je vous le dis depuis... RĂ©pondit Vivi sans ciller.
Je ne savais plus quoi dire. Qui était cette femme ?
Et pourquoi racontait-elle toute cette histoire cousue de fil blanc ?
Bami ne pouvait pas avoir été l'amant de ma "mÚre" de-puis un an sous mes yeux. C'était impossible !
Et il aurait tué mon pÚre par jalousie et envie ?
Je me mis Ă  rire.
— Qui ĂȘtes-vous ? Demandai-je enfin Ă  Vivi Ă  la saisis-sant par le bras.
Mara se rapprocha de moi. L'inspecteur était debout.
— Je suis ta mĂšre. Je te jure que tout ce que je dis est vrai. J'ai mes papiers. Je peux tout prouver. Je peux tout vous raconter. Tout ! Tu es mon petit bĂ©bĂ©. Je ne veux pas qu'on te fasse du mal. Bami a tuĂ© ton pĂšre !
Je la relĂąchai en reculant tout doucement.
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c est moi patience etole COUR DES GRAND 2eme je vous remercies entout cas d'avoir aimer ma page

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