27/02/2026
Le Centre Interuniversitaire de formation en Gestion des risques environnementaux et sociaux en cours d’organisation
Elaborer une offre de formation en gestion des risques environnementaux et sociaux et instituer un Centre interuniversitaire de formation sur cette matière, tel est l’objectif de la réflexion lancée le mercredi 25 février 2026 au Fleuve Congo Hôtel de Kinshasa par le Programme d’Investissement pour la Forêt et la Restauration des Savanes (PIFORES) avec le soutien de la Banque mondiale lors d’un atelier de trois jours réunissant aussi bien les partenaires étatiques que les experts du monde académique et les praticiens spécialistes des questions environnementales et sociales.
La tenue de cet atelier fait suite à une enquête menée en juin 2024 auprès de différents acteurs parmi lesquels les partenaires internationaux, le secteur privé, le secteur public, la société civile, les experts de l’enseignement supérieur et universitaire tant à Kinshasa qu’à Lubumbashi et Kisangani. Les résultats de cette étude indiquaient entre autres les insuffisances dans la formation en GES (Gestion Environnementale et Sociale) notamment l’inadéquation entre les profils formés et les besoins réels du marché de l’emploi, les lacunes techniques constatées chez les diplômés par les employeurs à côté des faiblesses institutionnelles, la nécessité d’un renforcement des capacités tant chez les étudiant que chez les professionnels et praticiens.
Face à cette situation, il est plus qu’important de créer un espace de dialogue, de partage d’expériences internationales et surtout de co-construction, afin de poser les bases d’un Centre interuniversitaire de formation en gestion des risques environnementaux et sociaux, a indiqué le Coordonnateur national de l’UC-PIF, M. Clément Vangu Lutete. Pour lui, ce Centre mutualiserait les forces de nos universités, renforcerait la recherche appliquée, soutiendrait la formation continue et contribuerait à l’émergence d’un véritable vivrier national de compétences.
S’exprimant au nom de la Banque mondiale, le Chargé de Projet Patrice Savadogo a rappelé l’importance de la Gestion des risques environnementaux et sociaux en relevant que la RDC est actuellement à la croisée des plusieurs investissements ambitieux dans l’énergie, les transports, l’eau, l’assainissement, l’agriculture, le numérique et l’urbanisme. Ces investissements devraient engendrer la croissance, les emplois, l’inclusion, la durabilité lesquels sont tributaires de la capacité collective à prévenir, atténuer et gérer les risques environnementaux et sociaux tout en maximisant les bénéfices pour les populations. D’où, l’importance du Cadre Environnemental et Social et des Normes Environnementales et Sociales lesquelles exigent des nombreuses compétences, régulièrement mises à jour et contextualisées dans le cadre du Centre de Formation en Gestion des Risques Environnementaux et Sociaux.
Voilà pourquoi, l’organisation de cet atelier est saluée par le Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Economie du Climat représenté par la Secrétaire Général de cette administration. Pour elle, l’initiative de création du CIGRES est plus qu’une urgence vue la nécessité de disposer de capacités nationales robustes en gestion des risques environnementaux et sociaux. A ce titre, souligne-t-elle, le CIGRES devra constituer la pierre angulaire pour le développement durable de la République Démocratique du Congo dans la mesure où elle contribuera au renforcement de la gouvernance environnementale et de la protection du patrimoine naturel de la RDC pour les générations présentes et futures.
Tout compte fait, l’organisation de cet atelier rencontre la vision du Gouvernement de la République, à travers le Programme d’Investissement pour la Forêt et la Restauration des Savanes, PIFORES en sigle, qui y consacre toute une sous composante dite 1.3 et place le renforcement des capacités nationales en gestion des risques environnementaux et sociaux au cœur de la gestion durable des ressources naturelles, de la résilience climatique et de la performance des projets de développement.