19/10/2026
FORUM RÉGIONAL MULTIPARTITE DE COTONOU : ME FANON BEYA NGOMBE MET EN LUMIÈRE L’EXPÉRIENCE CONGOLAISE EN MATIÈRE DE LA DIGITALISATION DE L’EMPLOI.
Face aux mutations du marché du travail africain, la République Démocratique du Congo mise sur les nouvelles technologies pour rapprocher les demandeurs d’emploi des employeurs. À Cotonou, les 16 et 17 octobre 2026, Me Fanon Beya Ngombe, Directeur général de l’Office national de l’emploi (ONEM), a présenté l’expérience congolaise en matière de digitalisation des services de l’emploi, tout en plaidant pour le partage des innovations et le renforcement de la coopération entre les pays africains.
L’avenir du travail en Afrique ne se construira pas sans les nouvelles technologies. C’est le message porté par la République Démocratique du Congo au Forum régional multipartite sur les technologies et l’avenir du travail en Afrique, organisé à Cotonou, au Bénin, par l’Organisation Internationale des Employeurs (OIE) et le Conseil national du patronat du Bénin (CNP-Bénin). Cette rencontre a réuni des représentants des pouvoirs publics, des chefs d’entreprise, des experts et des partenaires autour des transformations induites par la digitalisation et des perspectives du marché du travail africain.
Au cœur des échanges, Me Fanon Beya Ngombe, Directeur Général de l’ONEM, a pris part à l’animation du panel consacré au sous-thème « Du cadre à l’usage : ce que les technologies changent dans les entreprises africaines ». À cette tribune, le responsable congolais a partagé une expérience directement liée aux défis d’un pays-continent, où l’immensité du territoire et l’ampleur des besoins en emploi imposent de repenser les mécanismes traditionnels de mise en relation entre les compétences et les entreprises.
« Le Congo, comme vous le connaissez, c’est un pays-continent, c’est un pays aux grands défis. Pour pallier tous ces défis, il fallait passer par la vitesse de la lumière. Aujourd’hui, c’est l’intelligence artificielle, ce sont les nouvelles technologies », a expliqué Me Fanon Beya Ngombe devant la presse. Une déclaration qui résume l’orientation stratégique défendue par l’ONEM : faire de l’innovation technologique un accélérateur de modernisation du service public de l’emploi.
L’enjeu dépasse toutefois la simple adoption des outils numériques. Il s’agit de réduire les distances, de faciliter l’accès aux opportunités professionnelles et de rendre l’intermédiation plus efficace entre les demandeurs d’emploi et les employeurs. Pour le Directeur Général de l’ONEM, la digitalisation doit produire des effets concrets sur le marché du travail. « La RDC est dans la dynamique de faciliter l’intermédiation, c’est-à-dire rapprocher le plus possible les demandeurs d’emploi et les employeurs, à la vitesse de la technologie, à la vitesse de la digitalisation. C’est ça qui est fait. Voilà ce que nous avons apporté comme expérience, qui est réelle, qui est vécue », a-t-il affirmé.
Cette reconnaissance de l’expérience congolaise s’inscrit également dans une dynamique de coopération avec l’Organisation Internationale des Employeurs. En partenariat avec cette organisation, la RDC a contribué à la formation de plus de 5 000 jeunes aux fondamentaux de l’emploi, notamment l’entrepreneuriat et le numérique. Ce résultat témoigne de l’importance accordée au développement des compétences indispensables à une économie en pleine transformation et renforce la pertinence de la contribution congolaise aux réflexions sur l’avenir du travail en Afrique.
Mais à Cotonou, la RDC n’est pas venue uniquement présenter ses avancées. Elle est également venue apprendre, comparer et identifier des pratiques susceptibles d’enrichir ses propres dispositifs. Me Fanon Beya Ngombe a ainsi insisté sur la nécessité pour les services publics africains de l’emploi de mutualiser leurs expériences et de rester en phase avec les normes internationales. « Il est toujours important de savoir ce que font les autres dans le secteur de l’emploi, parce que tous les services publics d’emploi sont régis par les normes de l’Organisation internationale du travail. Le Congo doit rester au standard de tout ce qui se passe dans le monde entier », a-t-il souligné.
Au-delà des échanges entre experts et décideurs, l’attention portée à la Déclaration de Cotonou traduit la volonté de transformer les réflexions du forum en perspectives utiles pour la RDC. « Ce qu’on vient chercher à Cotonou, c’est aussi de savoir ce que Cotonou fait, et pourquoi pas d’autres pays. Nous allons toujours nous enrichir de l’expérience des autres », a indiqué le Directeur Général de l’ONEM, convaincu que la coopération régionale constitue un levier essentiel pour améliorer les services publics de l’emploi.
En portant la voix de la RDC à ce rendez-vous sous-régional, Me Fanon Beya Ngombe a ainsi défendu une vision dans laquelle le numérique et l’intelligence artificielle ne sont pas une fin en soi, mais des moyens au service d’un objectif prioritaire : rendre le marché du travail plus accessible, plus dynamique et mieux connecté aux besoins des entreprises. À Cotonou, l’expérience congolaise s’est affirmée comme une contribution au débat africain sur la transformation des services de l’emploi, avec une conviction forte : face aux défis du travail de demain, l’innovation doit se traduire aujourd’hui en solutions concrètes pour les populations.