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Excellence, Monsieur le Président de la République,« Le cabri mort n’a pas peur du couteau ! ». Notre pays, qui porte en...
01/04/2021

Excellence, Monsieur le Président de la République,

« Le cabri mort n’a pas peur du couteau ! ». Notre pays, qui porte encore les stigmates de la période sombre de son Histoire, doit désormais relever la tête et tourner définitivement la page. Assurément, en plus d’être au carrefour de l’Afrique centrale, la Centrafrique est à la croisée des chemins.

Après une longue période d’incertitude marquée par des soubresauts et des crises au double plan politique et sécuritaire, il est temps de mettre en œuvre les conditions devant permettre au Peuple Centrafricain d’emprunter résolument la voie de son plein épanouissement. Afin de réaliser le rêve d’une Centrafrique unie et prospère, des préalables sont nécessaires pour jeter les bases d’une véritable refondation.

À travers cette correspondance, nous avons identifié certains aspects qu’il nous semble primordial de prendre en compte pour, enfin, installer notre pays dans une nouvelle dynamique, porteuse de progrès. Les défis qui vous interpellent sont immenses, les priorités et attentes du Peuple Centrafricain également. Une rupture est nécessaire. Nous vous exhortons à placer au rang de priorités majeures trois préalables qui nous semblent
incontournables et qui sont autant de défis à relever. Il s’agit notamment de la libération de notre pays du joug de l’esclavage et de la domination, de la mise hors d’état de nuire de ceux de nos compatriotes qui portent une lourde responsabilité dans la situation difficile que connaît la Centrafrique et, enfin, de la préservation efficiente du legs destiné aux générations
futures.

Comment libérer des chaînes qui entravent son développement ?
En effet, il s’agit bien de libérer la Centrafrique des chaînes et goulots d’étranglement qui, des décennies durant, l’empêchent de jouer pleinement sa partition dans le concert des nations. C’est une œuvre de longue haleine, certes, mais elle doit être menée avec patriotisme et responsabilité. On le sait, les pays n’ont pas d’amis mais n’ont que des intérêts à défendre dans un environnement géopolitique et un contexte économique mondial marqués par l’ostracisme des États et le repli sur soi.

Notre pays, la Centrafrique, est dotée de ressources naturelles abondantes et de potentialités agricoles qui peuvent, judicieusement exploitées, le tirer de ses difficultés actuelles. Il faut donc consolider nos relations de partenariat avec le reste du monde et élargir nos réseaux de coopération bilatérale et multilatérale, dans les domaines politique, économique et
sécuritaire, en fonction de nos besoins et attentes spécifiques. L’UNDP, notre parti, prône la Révolution verte pour changer de paradigme et mettre la Centrafrique sur la voie de l’émergence. Cela est bien possible mais il requiert une analyse lucide et objective des erreurs du passé pour ne pas retomber dans les mêmes errements.

Toute puissance extérieure pouvant contribuer à son développement, dans la sincérité et le respect mutuel, est la bienvenue. Il faut seulement veiller à ce que notre souveraineté soit respectée et nos intérêts économiques et géostratégiques pris en compte. Il ne faut pas se faire d’illusions. Nous sommes dans un système mondial tel que tout État qui ne lutte pas assez pour tirer son épingle du jeu risque d’être en rade, condamné à dépendre
des autres malgré ses atouts ou ses richesses.

Tourner la page de ceux qui ont apporté l’échec et la désolation
« Un bois mort peut longtemps séjourner dans la rivière, il ne deviendra jamais crocodile ! ». La grande majorité des acteurs qui gravitent dans le landerneau politique centrafricain ont une grande part de responsabilités dans la situation actuelle du pays. Que de retards observés dans la mise en œuvre de programmes cohérents et efficients pour le développement du pays ? Ou encore la mauvaise gouvernance, la gabegie ou le népotisme
qui ont marqué leur passage aux affaires ? Il est grand temps que ces fossoyeurs de l’économie centrafricaine et autres marchands d’illusion qui se sont illustrés négativement soient écartés du processus de refondation globale du pays pour apporter un nouveau souffle et ouvrir des perspectives plus prometteuses.
La classe politique centrafricaine doit être à la hauteur de la mission républicaine qui lui incombe. Malheureusement, certains acteurs se livrent sans cesse à des faits répréhensibles, en instrumentalisant des groupes armés ou en initiant des actes de sabotage inadmissibles pour le compte de forces obscures et de mains invisibles. Bien entendu, sous la dictée de puissances obnubilées, uniquement, par la mainmise et l’accaparement
des richesses de la Centrafrique. Ce double jeu et cette hypocrisie de certains de nos concitoyens doivent être combattus avec fermeté. Qu’ont-ils fait pour le pays sinon le précipiter dans la pauvreté et la dépendance ?Qu’ontils fait pour le pays sinon le précipiter dans la pauvreté et la dépendance ?
Chacun doit assurer ses responsabilités devant l’Histoire et devant le Peuple Centrafricain qui aspire à un meilleur devenir. Il s’agit de créer les conditions d’une véritable émergence et de tourner le dos, définitivement, aux démons du passé. Il appartient donc au Président de la République que vous êtes, de faire preuve de vigilance à l’égard de ces acteurs politiques là, aujourd’hui démasqués et surtout dépassés par les nouveaux enjeux.

La nécessité de préserver le legs des générations futures
L’engagement politique exige des sacrifices et un don de soi. C’est en posant des actes forts que vous réussirez votre mission et que vous rentrerez dans l’Histoire. C’est un combat qui doit être mené et qui exige même, si le salut du pays en dépend, le sacrifice suprême.
La nouvelle génération a son mot à dire dans la définition de nos politiques de développement et la gestion du pays, de manière globale. Dans la mise en œuvre de votre gouvernance, vous devez faire confiance à la jeunesse engagée pour relever les défis auxquels la Centrafrique fait face. Il faut l’encadrer et la mettre dans les conditions optimales de travail afin de préparer une relève apte à tenir, d’une main sûre, les rênes du pays. Tels doivent être votre leitmotiv et votre chantier d’avenir, car c’est bien maintenant qu’il faut poser les jalons de l’émergence tant rêvée, en écartant de manière définitive tous ceux qui se sont illustrés de manière
répréhensible jusque là et en responsabilisant une nouvelle génération imbue de valeurs novatrices et prêtes à reprendre le flambeau.

Le Peuple Centrafricain a besoin de voir la concrétisation de ces préalables pour un nouveau départ, de nouvelles espérances. Il est temps que la Centrafrique reparte du bon pied et, dans l’unité retrouvée et la confiance, arpente le chemin d’un développement harmonieux et profitable à tous. Les obstacles et les difficultés se dresseront, sans doute, sur le chemin de cet accomplissement mais « ce n’est pas le chemin qui est difficile, mais c’est
plutôt le difficile qui est le chemin ». Tel est le message que je tiens à partager avec vous. Je reviendrais ultérieurement sur d’autres aspects importants qui retiennent mon attention. Les profiteurs et abonnés aux privilèges indus et aux coups tordus n’ont qu’à s’en tenir, leur époque est désormais révolue !

Dans cette forte attente, nous vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la République et Cher Frère, l’assurance de notre très
haute considération.

Michel AMINE
Président – Fondateur
de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès
(UNDP)

Excellence, Monsieur le Président de la République,Le Peuple Centrafricain vous a renouvelé sa confiance en vousportant,...
01/04/2021

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Le Peuple Centrafricain vous a renouvelé sa confiance en vous
portant, à nouveau, à la magistrature suprême à l'issue de l'élection
présidentielle du 27 décembre dernier.

Je saisis l'occasion que m'offre votre investiture pour vous adresser,
au nom de mon parti, l’Union Nationale pour la Démocratie et le
Progrès (UNDP), et en mon nom propre, nos chaleureuses
félicitations.

Ce nouveau mandat marquera, certainement, le début d'une nouvelle ère de paix et de concorde nationale pour notre cher pays, la Centrafrique.

Le Peuple Centrafricain, la jeunesse en particulier, nourrit d'énormes espoirs pour la prise en charge efficiente des nombreuses attentes et d'une forte demande sociale. Nous espérons que ce mandat ouvrira des perspectives heureuses dans tous les domaines.

En vous souhaitant une bonne réception de cette correspondance, je vous prie d'agréer, Excellence Monsieur le Président de la
République, l'assurance de ma meilleure considération.

Michel AMINE
Président – Fondateur
de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès
(UNDP)

LETTRE OUVERTE AU PEUPLE CENTRAFRICAINAllons résolument vers un futur radieux !« Aussi longue que dure la nuit, le jour ...
01/04/2021

LETTRE OUVERTE AU PEUPLE CENTRAFRICAIN
Allons résolument vers un futur radieux !

« Aussi longue que dure la nuit, le jour finit toujours par arriver ! ».
Cette image traduit parfaitement la nouvelle ère qui s’ouvre pour notre pays, la Centrafrique. Au sortir des élections présidentielle et
législatives qui se sont déroulées, en dépit de manquements inhérents à toute œuvre humaine, le Peuple Centrafricain, debout comme un seul homme, est résolument engagé à prendre en main son destin.

Partout, dans les villes et campagnes, la même symphonie de paix
résonne et emplit les cœurs. Quelle joie retrouvée ! Quelle allégresse !

Voilà venu le temps des retrouvailles sincères, du dialogue inclusif, du partage et de la solidarité agissante. Les derniers scrutins électoraux ont été marqués par une parfaite adhésion des Centrafricains, toutes tendances confondues. Je tiens d’abord à féliciter tous mes compatriotes qui ont participé aux élections présidentielle et législatives. Un président et des députés ont été élus. Dorénavant, ils sont au service du Peuple Centrafricain et méritent le soutien et le respect de tous. Tournons donc la page, Chers Compatriotes !

Les frères et sœurs Centrafricains élus lors du dernier scrutin législatif doivent être soutenus par tous. Même s’ils ont été élus à partir des listes de leurs partis respectifs, ces nouveaux parlementaires sont des députés du peuple centrafricain dans son ensemble. On leur doit respect et considération car, au delà de leurs formations politiques, ils doivent en toutes circonstances défendre l’intérêt suprême de la nation. La vie politique est une séquence parmi tant d’autres. Il y a surtout le temps de Dieu qui transcende toutes nos ambitions et nos rêves. Le combat politique doit être mené dans la dignité et le respect, en ayant toujours comme leitmotiv d’être au service exclusif de la nation.

Le combat à mener doit consister, désormais, à placer notre pays sur la rampe du développement. Il est possible de retrouver, enfin, une vie paisible et porteuse de progrès. À travers le monde, de nombreux pays ont connu de telles tragédies avant de prendre leur envol vers l’émergence. En Asie, le Cambodge et le Viêt Nam peuvent être cités en exemple. En Europe, les pays des Balkans – d’où est partie la 1ère guerre mondiale – sont de triste mémoire. En Amérique latine, on peut évoquer l’histoire récente du Nicaragua, du Chili ou de la Colombie.

Sur le continent africain, la Centrafrique n’est guère moins lotie que la Somalie, le Soudan, la RDC, etc.

Depuis son indépendance en 1960, jusqu’à une période récente, la
Centrafrique ne vivait qu’au rythme des guerres civiles et des coups
d’États. Le sursaut qualitatif observé ces dernières années doit faire
oublier le sentiment d’éternel recommencement. Les menaces que
font peser encore certains groupes armés ne sauraient être des
obstacles pour la concorde nationale.
Cher Peuple Centrafricain, en tous lieux, toutes les crises, aussi
profondes ou meurtrières soient-elles, ont trouvé une solution par le dialogue ou la paix. Il n’y a plus de place pour la violence ou le bain de sang. Il est temps de se relever, de s’accorder un pardon mutuel et de tourner, définitivement, la page de nos erreurs passées.

Au lieu de chercher à créer le chaos, en instrumentalisant les gens ou par des méthodes abjectes de déstabilisation, il faut plutôt aider le Peuple Centrafricain à sortir du gouffre. Il faut mettre à profit les
moments de trêve pour poser les bases d’une paix durable. Le combat politique est un combat qu’on mène durant toute une vie, mais dans la dignité et le respect des institutions de la République. Ainsi, l’échec, loin d’être une fin en soi ou une quelconque humiliation, est une leçon de vie, une étape à dépasser sur la voie de la réussite.

Chers Compatriotes, la Centrafrique, notre bien commun, a tous les
atouts et les ressources utiles à son émergence. Il est de notre devoir, hommes d’État, acteurs politiques et forces vives, d’appeler à l’apaisement et à la concorde. Les défis qui nous attendent sont
nombreux et les attentes des Centrafricains urgentes. Une priorité doit être accordée à la reconstruction du pays, à l’éducation et à
l’encadrement de notre jeunesse, fer de lance de tout projet de
développement. Retroussons les manches, l’espoir est permis de voir la Centrafrique totalement libérée de ses peurs et résolument tournée vers le progrès et la croissance !

Séoul, le 24 mars 2021

Michel AMINE
Président – Fondateur de l’Union Nationale
pour la Démocratie et le Progrès (UNDP)

EN MARCHE VERS LA RÉCONCILIATION NATIONALE AVEC AMINE MICHEL L'ESPOIR DE TOUT UN PEUPLE
11/07/2014

EN MARCHE VERS LA RÉCONCILIATION NATIONALE AVEC AMINE MICHEL L'ESPOIR DE TOUT UN PEUPLE

vive l'UNDP
09/07/2014

vive l'UNDP

09/07/2014

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
RENTREE POLITIQUE DE L’UNION NATIONALE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES
DU 09 AU 14 JUILLET 2014

DISCOURS DU PRESIDENT

Excellence Madame la Présidente de la Transition,
Monsieur le président du conseil national de transition,
Messieurs et mesdames les membres du Gouvernement de transition,
Messieurs et mesdames les membres du Corps diplomatique,
Autorités religieuses,
Messieurs et mesdames les hauts responsables des organismes internationaux,
Messieurs et mesdames les représentants des organisations de la société civile,
Messieurs et mesdames les dirigeants des partis politiques,
Distingués invités à vos rangs et grades respectifs,
Mes chers compatriotes,

Avant toute chose, je vous prie de bien vouloir vous lever et observer une minute de silence en la mémoire de tous ceux qui ont perdu leur vie dans le conflit que connait notre pays.

L’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès, par la voix de son Président, vous souhaite une chaleureuse bienvenue en ces lieux, à l’occasion de sa rentrée politique.

Je suis particulièrement ému, impressionné et réconforté par votre présence massive ici, sur la terre de nos ancêtres, animés d’une irréversible volonté d’enterrer la hache de guerre, puis marcher main dans la main pour affronter courageusement la situation chaotique qui prévaut, en tirer les conséquences qui s’imposent, penser l’avenir, reconstruire ce cher et beau pays en proie aux ambitions démesurées des démons de la haine, de la division, de la guerre.

Mes pensées vont à l’endroit des victimes de cette guerre qui ne laissera que ruine et misère, un pays ou presque tout est à refaire, ce qui ne relève heureusement pas de l’impossible.

La rentrée politique de l’UNDP, faudrait-il le rappeler, intervient dans un contexte particulièrement difficile, malgré les efforts de multiples acteurs nationaux et internationaux qu’il convient d’apprécier à leur juste valeur.

L’UNDP saisit ainsi l’opportunité qui lui est offerte pour exprimer sa profonde gratitude à son Excellence Madame la Présidente de la Transition et toute l’équipe qui l’assiste au quotidien dans des conditions particulièrement difficiles, dans le cadre de la délicate mais très importante mission qui lui a été assignée.

L’UNDP est particulièrement sensible à la précieuse implication des pays frères et amis, de la communauté internationale et plus particulièrement les Nations Unies, la France, l’Union Africaine, la FORCE SANGARIS, la MISCA, sans oublier les forces vives de la République Centrafricaine, pour restaurer la
paix, puis la sécurité des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire national.

Les remerciements de l’UNDP à travers ma modeste personne, vont aussi à l’endroit de l’Archevêque de Bangui, le Grand Iman de la Communauté Islamique de la République Centrafricaine et le Révérend Pasteur NGUEREKAT qui œuvrent au quotidien dans le sens de l’amour du prochain, le pardon dont dépend le retour à une paix durable et dont les prières adoucissent les mœurs, suscitent la miséricorde divine pour l’apaisement du climat délétère qui prévaut en Centrafrique et la réconciliation.

Comment ne pas témoigner notre reconnaissance à la Presse, puis aux Médias Nationaux et Internationaux d’ailleurs ici présents qui, par leur professionnalisme ont entre autres contribué à attirer l’attention de la communauté internationale sur la gravité de la situation qui prévaut en Centrafrique puis la nécessité de se mobiliser comme un seul homme pour y remédier.

L’UNDP dont la rentrée politique a lieu ce jour est un parti de masse, une famille commune à tous les centrafricains, à tous les africains, à tous les citoyens du monde, dont le programme repose entre autres comme son nom l’indique, sur l’unité, l’instauration d’une véritable démocratie, la bonne gouvernance, le progrès sous toutes ses formes, le développement humain durable.

Pour atteindre ses objectifs, notre parti politique qui n’attend pas les échéances électorales pour se déployer sur le terrain, dispose de ressources humaines de qualité en contact permanent avec les populations dont les besoins et doléances sont pris en compte pour la réorientation de nos objectifs, puis recevant de manière permanente des formations adéquates leur permettant de faire face aux défis qui nous interpellent.

Cela est d’autant plus vrai que certains formateurs de notre parti qui édifieront à leur tour les populations, viennent de recevoir à Douala au Cameroun, une formation qui a fait l’objet d’un document de stratégie politique de l’UNDP pour la révolution verte en République Centrafricaine, fruit d’une étude approfondie de professionnels outillés et assermentés qui nous ont persuadé de ce que le développement de notre pays passera entre autres par la révolution verte, l’un des aspects importants sur lesquels repose notre projet de société.

Ce document parmi tant d’autres, sera mis à la disposition de tous sur le site internet de notre parti politique, afin que tout le monde puisse s’en imprégner car, non seulement l’ignorance n’est pas une excuse mais un malheur et aussi, chaque personne qu’on enseigne est un homme qu’on gagne.

Au-delà du travail que l’UNDP abat dans l’ombre relativement à la situation chaotique qui prévaut dans notre pays, cette rentrée politique de notre parti se veut aussi un cadre de rencontre des frères ennemis d’hier marchant main dans la main aujourd’hui, dans le but de se concerter, d’échanger, de dialoguer et de rechercher des solutions appropriées aux problèmes des Centrafricains, puis l’occasion de soumettre à votre appréciation en quelques mots, le projet de société de l’UNDP dans la perspective d’une collaboration constructive.

Je suis plus que jamais convaincu de ce qu’à travers cette initiative de l’UNDP qui ne se limitera pas à cette rentrée politique, le cauchemar cèdera la place aux lendemains meilleurs, car le soleil pointe de nouveau à l’horizon sur le ciel de la République centrafricaine, pour illuminer les esprits des centrafricains aveuglés par une haine fratricide, pour adoucir les cœurs, pour ramener la paix sans laquelle le développement humain durable auquel nous aspirons n’est possible, pour attirer notre attention sur les vertus de l’amour entre les centrafricains qui, enfants d’un même père n’ont pas choisi d’être centrafricains.

Ce soleil que j’aperçois sur le ciel radieux de la Centrafrique inspire et illumine au quotidien le programme politique de « l’ UNION NATIONALE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES » qui se propose de bâtir une Centrafrique forte, respectée et non des hommes forts.

Ce programme politique réaliste et réalisable avec le concours de tous et de chacun repose sur les domaines politique, socio-économique et culturel.

En effet, le retour à la paix dans notre pays passera par des actions de proximité déjà entreprises par L’UNDP qui s’évertue à susciter la réconciliation à travers des actions synergiques des responsables des différentes communautés en conflit, puis de toutes les forces vives du pays, une prise de conscience sur les conséquences désastreuses des conflits armés, notamment des pertes en vies humaines et l’amplification de la misère. Il sera également question d’éradiquer les dérives liées aux replis identitaires révélateurs de tribalisme et sources de conflits religieux, car la République Centrafricaine est un Etat laïque.

La sécurité des biens et des personnes dont dépendent les investissements et la prospérité économique passera par des réformes, l’insertion sociale des personnes impliquées dans les conflits armés, l’organisation des forces de sécurité et de défense, le retour des militaires dans les casernes, chaque corps devant désormais assumer exclusivement les prérogatives que lui confère la loi.

L’instauration d’une véritable démocratie à travers des réformes législatives et institutionnelles garantissant la souveraineté du peuple, la séparation des pouvoirs, la transparence lors des élections, l’alternance au pouvoir qui, à l’UNDP est l’une des choses les mieux partagées.

L’injustice sociale étant source de conflits, la bonne gouvernance, l’exploitation rationnelle et la gestion efficiente des multiples ressources dont nous disposons dans l’intérêt de tous les Centrafricains sont des impératifs catégoriques.

Au plan diplomatique, il est urgent à travers la paix, la sécurité, la démocratie et la bonne gouvernance, de nouer des relations harmonieuses avec les autres Etats eu égard à l’interdépendance qui caractérise les rapports interétatiques, les institutions et organismes internationaux dont l’appui multiforme est un atout pour notre pays.

Dans un contexte marqué par la mondialisation, la République Centrafricaine qui ne devrait pas se laisser mondialiser, se devrait de tout mettre en œuvre, notamment à travers la paix, la sécurité des biens et des personnes, la bonne gouvernance, pour s’ériger en bonne destination pour les investisseurs étrangers, vivier des investisseurs nationaux, susciter le transfert de nouvelles technologies, concevoir et réaliser des projets structurants, développer des infrastructures et voies de communications devant permettre une exploitation rationnelle et efficiente des diverses ressources basées sur une règlementation stricte, assurer la compétitivité de nos produits, développer les secteurs de l’élevage et de l’agriculture de manière à ce que nous puissions manger ce que nous produisions voire exporter.
Par ailleurs, il est urgent de restructurer et assainir le secteur bancaire, faciliter le financement de projets et microprojets fiables pour encourager l’auto-emploi.

Au-delà des fonctions régaliennes de l’Etat, il est impérieux que les fonds mobilisés par les bailleurs de fonds soient prioritairement orientés vers le social, à travers une couverture sanitaire de proximité, la construction d’écoles, d’universités, de centres de formation, d’infrastructures sportives dans le cadre d’une politique globale bien définie.
Les programmes des écoles et universités devront être adaptés au contexte et aux besoins préalablement identifiés, relativement à l’adéquation formation-emploi.

En contrepartie des facilités accordées aux investisseurs, ceux-ci devront en conformité avec un cahier des charges préétabli, participer activement par la création des emplois à la réduction du chômage, à la construction des hôpitaux, des écoles et centres de formations.

L’UNDP dans son programme politique envisage aussi la création d’une école polytechnique nationale, une école cinématographique, d’art et de culture, des lycées d’enseignement professionnel dans le seize (16) préfectures.

Une gestion plus efficiente de nos multiples ressources entre autres minières, culturelles et touristiques, puis la bonne gouvernance devront permettre à court et moyen terme, l’augmentation du pouvoir d’achat des populations.

En outre, l’approche genre, puis l’intégration sociale des femmes dont les efforts et compétences ne sont généralement pas appréciés de manière objective, la réduction du taux d’analphabétisme, le respect de la parité hommes-femmes dans tous les secteurs d’activités, seront au centre des préoccupations de l’UNDP.

Voila quelques aspects parmi tant d’autres du projet de société que l’UNDP entend mettre en œuvre tout en suscitant l’adhésion de tous car il est temps que les Centrafricains se lèvent comme un seul homme pour sonner le glas de la rupture avec un passé chaotique marqué par la haine, les conflits, le mépris pour l’intérêt général, la préservation des intérêts personnels, la mauvaise exploitation des ressources, la mal gouvernance, l’injustice sociale, une économie sous perfusion et presque en agonie, un déficit systématique d’hygiène morale et de démocratie en déphasage avec le progrès auquel tous les centrafricains aspirent légitimement.

Il est temps que les politiques Centrafricaines prennent leurs responsabilités pour dire non aux chaos, mais oui à la démocratie, à la prospérité, à la justice sociale, dans l’intérêt de tous les centrafricains.

Peuple Centrafricain, c’est parce que l’UNDP qui te côtoie te connait quasi parfaitement, sait quels sont tes problèmes puisque vivant au quotidien avec toi dans la souffrance, dans les conflits, le malheur, le bonheur, qu’elle se sent capable à travers un projet de société ambitieux, de trouver des solutions appropriées à tes problèmes qui sont également les siens.

Le projet de société méritant votre adhésion massive parce que porté par des hommes et femmes ayant le sens du sacrifice pour l’intérêt général de notre pays, puis bâti sur le slogan « ENSEMBLE BATISSONS LA CENTRAFRIQUE, RESTONS UNIS, CAR NOUS SOMMES TOUS FRERES ET SŒURS », que l’UNDP vous propose est ouvert aux critiques et suggestions, car aucune œuvre humaine n’est parfaite.

Sur ce, je déclare ouverts les travaux de la rentrée politique de l’UNDP.

Vive l’UNDP,
Vive le peuple Centrafricain et que Dieu vous bénisse,
Vive la République Centrafricaine,
Merci de votre très aimable attention.

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