05/01/2018
Le 8 mars de chaque année, les femmes sont particulièrement en liesse, car elles célèbrent la journée internationale de la femme. Bien mieux qu’un évènement festif, c’est aussi pour elles, le moment de faire le point sur les avancées de leurs droits et de définir ensemble de nouvelles perspectives pour l’avenir. Pour cette occasion, des causerie-débats sont organisées ici et là, à travers le monde entier.
Concernant les droits de la femme, nous retiendrons que le chemin aura été véritablement long et semé d’embuches, pour enfin parler aujourd’hui d’égalité entre les sexes et d’éducation de qualité pour tous.
Certes, beaucoup reste encore à faire, mais néanmoins, le processus est en marche et l’on peut déjà se réjouir des progrès réalisés par chaque Etat et par tous les organismes en charge des questions liées à la femme. Il est vrai que les femmes au Congo et sans doute ailleurs aussi sont sous représentées et sont peu nombreuses à occuper des postes de décisions, mais pour celles qui ont bravé les «interdits» le constat est là : elles ne sont pas assez félicitées.
On ne félicite pas assez ces femmes qui portent sur leurs dos le poids des responsabilités et de la famille. On ne félicite pas assez la femme qui peut être à la fois mère, épouse et qui tantôt entreprend ou embrasse une carrière, mais qui très souvent est tout et fait tout cela à la fois.
On oublie aussi très souvent de rendre un vibrant hommage à cet être qui donne la vie et qui en plus, a le devoir d’éduquer.
Pourtant, on le sait : éduquer une femme c’est éduquer une nation d’après Hafez Ibrahim, un poète égyptien.
Paradoxalement, même éduquée, la femme aura été pendant longtemps loin des décisions. Elle aura été marginalisée.
En effet l’humanité n’a pas assez vite pris conscience que le rôle d’éducatrice qu’on lui assignait la positionnait déjà comme le maillon fort et incontournable pour le devenir de toute une nation.
Fort heureusement, les mentalités évoluent et font leur bonhomme de chemin. Ce qui était vrai hier ne l’est pas forcement aujourd’hui.
Aujourd’hui, la femme n’est plus systématiquement reléguée au second plan, mais au contraire, elle rejette elle-même en bloc les stéréotypes, pour être de plus en plus présente dans les instances dirigeantes et dans toutes les sphères de la vie politique, sociale et culturelle.
Désormais, elle s’impose en première ligne, au-devant de la scène et fait valoir ses droits.
Au Congo par exemple, la loi sur la parité de la constitution du 25 Octobre 2015 en son article 17 qui consacre la parité hommes-femmes est en passe d’être validée.
C’est un regain d’espoir pour la femme congolaise. C’est un pas vers la victoire allais-je dire !
Les femmes de manière générale doivent continuer à se battre sur tous les fronts et relever ensemble les nombreux défis qui sont les leurs et tant d’autres encore, celui de l’environnement par exemple. Car comment mener à bien tous les combats sans prendre en compte le devenir de la planète ? L’environnement étant aujourd’hui sévèrement menacé par le réchauffement climatique dû aux gaz à effets de serre, la participation de la femme à la sauvegarde de celui-ci est plus que nécessaire. Le Congo, notre héritage et patrimoine n’est pas à l’abri de ce danger permanent qui guette l’humanité. Sa place privilégiée de deuxième poumon écologique du monde, fait de lui, un acteur important sur le devenir de la planète.Il devrait d’ailleurs servir de cadre en ce mois de mars, pour la tenue de la Conférence mondiale sur le Bassin du Congo.
Concernée au premier chef par les grandes questions touchant la femme, en tant que femme, je me fais le devoir de consacrer ce numéro spécial d’«INSIDE CONGO» à toutes ces femmes héroïnes du monde en général et aux congolaises en particulier qui ont le désir de faire bouger les lignes et faire avancer les choses.
C’est ici l’occasion ou jamais de leur rendre un hommage tout aussi mérité que défèrent, tout en rappelant à tous nos fervents et inconditionnels lecteurs que les Hommes naissent et demeurent égaux. C’est aussi et surtout une opportunité pour le magazine «INSIDE Congo» de souhaiter une bonne fête à toutes les femmes et enfin d’honorer celles que l’opinion, passant complètement à côté de la plaque, se rechigne à traiter à tort et à travers de sexe faible, alors qu’en réalité, c’est le contraire.
Bonne lecture à tous !