01/05/2026
L'agriculture en Haïti : Richesse oubliée et espoir d'un renouveau national.
Chaque 1er mai demeure une date fortement symbolique dans la mémoire collective du peuple haïtien. C’est la Fête de l’Agriculture et du Travail, un moment pour honorer la terre, le travail, et toutes les femmes et tous les hommes qui continuent de croire en la production comme fondement de la dignité nationale.
Depuis l’avant-Indépendance, le travail de la terre constitue déjà une colonne vertébrale de la vie du peuple. Il a soutenu l’existence, nourri la résistance et entretenu l’espoir sur la terre des ancêtres, sous l’héritage du Père fondateur Jean-Jacques Dessalines.
Dans ce sens, la Fête de l’Agriculture et du Travail ne doit pas rester une simple célébration symbolique. Elle doit devenir un rappel historique et un engagement collectif à redonner à l’agriculture sa place centrale dans l’économie nationale.
La terre haïtienne possède un potentiel exceptionnel, mais elle reste sous-exploitée, négligée et, dans de nombreux cas, abandonnée. Pendant ce temps, la population fait face à l’insécurité alimentaire, à la dépendance extérieure et à une crise économique qui s’aggrave chaque jour.
Cette réalité soulève des questions fondamentales sur les choix politiques. Comment un pays riche en terres peut-il continuer à dépendre des autres pour se nourrir ? Comment le secteur agricole peut-il rester sans soutien, sans investissement, sans crédit, sans accès suffisant aux intrants comme les engrais ? Et comment la jeunesse peut-elle garder espoir dans un système où le travail productif n’est pas suffisamment encouragé ?
Ces questions ne sont pas nouvelles, mais elles deviennent chaque année plus urgentes.
Dans cette perspective, la crise n’est pas uniquement économique ; elle est aussi une crise de vision et de gouvernance. Lorsque les politiques publiques ne sont pas orientées vers la production nationale, la valorisation du travail de la terre et la création d’emplois durables, c’est toute la structure sociale qui s’affaiblit. Il en résulte un pays confronté au chômage, à la migration forcée, à la malnutrition et à l’instabilité.
Pourtant, l’histoire nous rappelle également que la force d’Haïti réside dans sa terre. Un véritable développement n’est pas possible sans une politique agricole claire, structurée et soutenue. Une politique qui met l’accent sur la modernisation de la production, l’accès aux ressources, l’encadrement technique des paysans et la création de chaînes de valeur locales.
La Fête de l’Agriculture et du Travail doit dépasser le cadre d’une simple commémoration. Elle doit devenir un engagement national pour repenser notre rapport à la terre, au travail et à la production. C’est sur cette base uniquement qu’Haïti pourra avancer vers une véritable souveraineté alimentaire, une économie plus juste et une société plus stable.
Enfin, le défi est clair : si nous voulons une Haïti fondée sur la dignité et l’indépendance économique, nous devons replacer l’agriculture au cœur des priorités stratégiques. C’est dans la terre, dans le travail et dans le courage du peuple que se construit l’avenir du pays.
Je vous souhaite à tous bonne fète de l’Agriculture et du Travail.
Directoire Parti Politique REPONS