05/07/2026
Plus de deux mois se sont écoulés depuis l'arrestation et l'incarcération des leaders du GCAP à la maison d'arrêt de Klessoum. Plus de deux mois d'attente, d'angoisse et de silence face à une situation que leurs soutiens considèrent comme profondément injuste et politiquement motivée.
Pendant que le temps passe, l'état de santé de plusieurs détenus suscite une inquiétude grandissante. Le cas de Max Kemkoye apparaît aujourd'hui particulièrement préoccupant. Selon ses proches et ses soutiens, son état nécessiterait une évacuation sanitaire d'urgence. Pourtant, face à cette urgence humaine, les autorités continuent, selon leurs détracteurs, d'opposer l'indifférence et le silence.
Nous refusons de considérer cette situation comme une simple affaire administrative ou judiciaire. Lorsqu'un pouvoir laisse s'installer le doute sur le respect des droits fondamentaux et de la dignité des personnes détenues, il engage sa responsabilité morale et politique devant la nation et devant l'histoire.
Nous lançons un appel solennel à toutes les femmes et à tous les hommes épris de justice, de liberté et d'humanisme : sortez du silence. Élevez vos voix. Refusez l'indifférence. Car le silence face à la souffrance humaine n'est jamais neutre ; il devient, avec le temps, une forme de renoncement.
Nous dénonçons avec force ce que beaucoup perçoivent comme une tentative d'étouffer les dernières voix critiques et les derniers remparts démocratiques face à un pouvoir accusé par ses opposants de refuser le débat contradictoire et la confrontation avec la vérité. Aucune nation ne peut durablement prospérer lorsque la peur remplace le dialogue, lorsque l'arbitraire prend le pas sur le droit et lorsque la justice est perçue comme un instrument de pouvoir plutôt que comme une garantie de liberté.
L'heure n'est plus à l'indifférence. L'heure est à la responsabilité, à la solidarité et à l'exigence de vérité. Nous demandons que toute la lumière soit faite sur la situation des leaders du GCAP, du président Des Transformateurs Succès MASRA que leur intégrité physique soit pleinement garantie et que les impératifs humanitaires prévalent sur toute autre considération.