16/06/2026
Le PS Ville de Genève dénonce et condamne les pratiques policières de dimanche soir au Parc Mon Repos. La police a décidé de nasser des passant·es, des riverain·es, des organisateur·ices de la manif chargé·es de la sécurité, dont des personnes mineures. Pendant la soirée puis la nuit, les personnes présentes n’ont pas eu accès à l’eau, à la nourriture ou à des toilettes.
Cette nasse était une atteinte aux droits fondamentaux des personnes présentes. La nasse est une pratique dégueulasse qui augmente la tension : c’est une méthode d’intimidation qui crée un sentiment d’enfermement, de panique et qui peut avoir des effets psychologiques sur les personnes qui la subissent. C’est une méthode de privation de liberté arbitraire et d’ailleurs une partie des personnes nassées n’avaient rien à voir avec la manif. Les nassé·es ont su être solidaires mais la situation aurait pu dégénérer rapidement.
Sur la manif, nous ne pouvons qu’être heureux·ses d’avoir vu plusieurs dizaines de milliers de manifestant·es défiler joyeusement dans les rues de notre ville et pour l’essentiel, pacifiquement malgré les gaz lacrymogènes de la police. Il y a effectivement eu des débordements
et des dégradations, c’est un mode d’action que nous ne défendons pas mais il faut bien rappeler que ce n’est qu’une infime partie de ce qui s’est
passé dimanche.
Il s’agissait avant tout d’une grande manifestation populaire, venue clôturer un beau weekend d’événements et de mobilisations célébrant des valeurs féministes et anti-impérialistes. Pourtant, la police a décidé d’y mettre fin de manière violente : des sommations peu audibles dans un grand parc et des organisateur·ices et passant·es ciblé·es par une nasse. Il s’agit d’une attaque contre le droit de manifester.
Le constat est clair : le dispositif de maintien de l’ordre était loin d’être parfait voire tout à fait disproportionné. Il se pose la question des responsabilités et de qui a donné les ordres qui ont mené à la situation de dimanche soir : le Département des institutions et du numérique, le Commandement de la police cantonale ou le Ministère public ? Des sanctions voire des démissions devront être mises en œuvre ou demandées en conséquence.