19/05/2026
L’initiative de l’UDC visant à limiter la population suisse à 10 millions d’habitant·e·s ne répond à aucun des véritables problèmes sociaux que rencontre aujourd’hui la population. Elle s’inscrit dans une dynamique politique plus large : celle de la montée des nationalismes, du repli identitaire et de la droitisation des sociétés.
Comme partout ailleurs, l’extrême droite tente de transformer les inquiétudes sociales en peur de l’autre. Au lieu de parler des inégalités, des loyers qui explosent, de la précarisation du travail ou du démantèlement des services publics, elle désigne des boucs émissaires : les migrant·e·s, les étranger·ère·s, les frontaliers et frontalières.
Nous refusons ce piège politique.
Les difficultés sociales ne sont pas causées par “trop de monde”. Elles sont le résultat de choix politiques : des cadeaux fiscaux aux plus riches, de la spéculation immobilière, du sous-investissement public et d’un système économique qui privilégie les profits plutôt que les besoins de la population.
Mais cette campagne doit être plus qu’un simple refus. Elle doit devenir un moment de reconstruction politique.Car derrière cette initiative, il y a une bataille beaucoup plus profonde : celle de savoir quelle direction prendra notre société dans les années à venir.