31/08/2026
▪ Dans le cadre du futur agrandissement et rénovation du Musée d’art et d’histoire, qui impliquent de nouveaux usages du musée, le FMAC et le MAH s’associent dans un projet d’art public qui vise à accompagner ces changements en accueillant des interventions artistiques éphémères sur les espaces publics entourant le musée, en amont du chantier.
Lauréat du premier concours, 𝗠𝗶𝗰𝗵𝗲𝗹 𝗕𝗹𝗮𝘇𝘆 part d’un constat alarmant: la masse anthropogénique est supérieure à la biomasse globale. Le Musée des indésirables s'est développé sur une période de six mois sur la base de huit ateliers proposant aux participantes et participants de « renaturaliser » des appareils électriques hors d’usage en les transformant en micro-jardins à partir des « mauvaises » herbes prélevées aux alentours du musée. Une serre de jardin, espace d’exposition et de résistance tel un anti-musée, a fait face à la monumentale façade du MAH, sur une aire de parking en cours de transition. Elle accueillait la collection – en progression au cours des six mois – d’objets obsolètes mais revalorisés, une collection archéologique du futur relatant notre quotidien. L’emplacement et la nature de l’œuvre, éphémère, narguaient le défi de la conservation endossé par le musée.
Michel Blazy, artiste français installé à Paris, travaille et propose dès le début de sa carrière un art qui a vocation à disparaître. À travers des réflexions poétiques, son art évolutif met en scène et sculpte la moisissure, le végétal, les éléments vivants, le périssable et le consommable. Il laisse la place aux mutations de la matière, imprévisible et hasardeuse, donnant naissance à diverses couleurs, textures et odeurs. La modification de l’espace-temps est ainsi au cœur de son travail et une proposition de réconciliation entre l’artificiel et le naturel, l’univers technologique et le monde du vivant.
👁️ Le Musée des indésirables, 2025 Projet éphémère 17 mai – 27 septembre 2025 Promenade de l’Observatoire, Genève. n° inv. 2025-085
📷 Emmanuelle Bayart, Genève