15/06/2025
Notre collectif a écouté avec attention l’interview de Monsieur Pascal Bruni diffusée le 9 juin sur RTN, au sujet de l’ADCC (Association de défense des commerçants de La Chaux-de-Fonds, qui souhaite remettre des voitures sur la place du Marché).
Nous avons découvert l’existence du site internet de cette association il y a plusieurs mois. Or, depuis sa mise en ligne — et encore aujourd’hui —, ce site ne fournit aucune information claire quant au statut juridique de l’ADCC, ses objectifs ou la composition de son comité. Aucune page de contact n’est disponible, et les visiteurs·euses sont uniquement invités·es à remplir un questionnaire en ligne, dont la fiabilité est sujette à caution.
Il nous paraît étonnant que l'ADCC s’appuie sur ce questionnaire, pourtant mal conçu, pour affirmer qu’il représente légitimement les personnes qui l’auraient rempli anonymement. En effet :
- Les réponses ne sont pas nominatives.
- Rien ne garantit la provenance géographique des internautes.
- Le formulaire peut être rempli plusieurs fois par la même personne.
- Plusieurs questions sont formulées de manière ambiguë, laissant place à des interprétations contradictoires.
À titre d’exemple, une question demande :
« Dites-nous ce qui vous motive à venir au centre-ville pour vos achats et sorties. »
L’une des réponses possibles, à évaluer sur une échelle de 1 à 5, est :
« Facilité d’accès et de stationnement (transports publics, parking accessible, mobilité douce). »
Cette formulation regroupe des éléments très différents — transport public, parking, mobilité douce — sous une seule et même réponse, sans permettre de distinguer ce que l’évaluateur cherche réellement à exprimer. Quelle conclusion peut-on tirer d’une note de 5 à cette proposition ? Rien de fiable ni de précis. Pourtant, l'ADCC semble l’interpréter comme un besoin accru de places de parc, ce qui est une lecture totalement erronée.
Le CLACC s’étonne de la faiblesse méthodologique de la démarche entreprise par l’ADCC. Celle-ci s’apparente davantage à la construction d’un récit préétabli qu’à une analyse rigoureuse de données.
Par ailleurs, nous tenons à rappeler que le CLACC est représenté au sein de la Commission mobilité, espace public et stationnement de la Ville. Cette participation est le fruit d’un travail sérieux et rigoureux mené sur les questions de mobilité, d’accessibilité et d’attractivité du centre-ville — un sérieux dont l’ADCC, à ce jour, semble dépourvue.