04/05/2026
On me demande souvent quel est le rapport qu’ont mes enfants à mon activité, à la cueillette sauvage, et à ma cuisine en général.
Je réponds volontiers, qu’ils ne mangent absolument pas tout ce que je prépare, et qu’il m’appelle souvent « sorcière ». Mais ce n’est pas ça l’important selon moi.
Sans le vouloir, ils héritent de mille et une petites choses que je leur transmets via mes gestes quotidiens.
L’autre jour en rentrant d’une sortie scolaire, ma fille de 12 ans m’a dit avoir découvert un talus rempli d’asperges sauvages. Nous sommes retournés sur place et on a fait une très jolie Cueillette. Ici, accompagnées d’un risotto aux oignons rouges.
C’est ma fille de 14 ans qui part fièrement à une fête d’anniversaire avec des focaccia faites maison - qui me demande régulièrement de faire une fournée de doughnuts ou de cookies pour montrer à ses copines, que c’est la meilleure recette du monde.
C’est mon fils de six ans qui m’aide à tisser des Tawashi dans un vieux legging de sa sœur de 9 ans, qui serviront à prendre les poignées chaudes sur le feu.
C’est les laisser explorer en cuisine et décider de préparer des barres framboises, pistache, chocolat blanc pour un pique-nique dominical.
C’est les laisser s’ennuyer et observer ce qu’il y a autour d’eux pour se créer des petites activités comme de la poterie avec l’argile de la rivière, construire une ville de castor ou simplement lire, allongé dans l’herbe, ou assis dans la fenêtre au soleil couchant.
Ce n’est pas essentiel pour moi qu’ils aiment tout ce que je leur prépare. Mais ce que j’aime, c’est les laisser créer leur propre monde avec ce qui les entoure, au rythme des saisons et des lieux.
Et pour vous ? Comment se passe la transmission ?